Grand-maman, raconte la belle histoire d’amour de ton amie Eleonor.
Pour souligner ce 11 novembre, Jour du Souvenir, je te raconte encore une fois cette belle histoire.
Un soir, Eleonor cette inoubliable amie me téléphone de sa Finlande pour m’annoncer : Pierrette, I am in love!
Mais d’abord, elle me confie qu’elle a failli mourir.
Durant ses semaines de convalescence, fragile, à bout de force, elle parvient à peine à feuilleter le journal et à lire les grands titres. La tête n’y est pas. Le sommeil la gagne à tout instant jusqu’au jour où son attention est retenue par un article relatant un événement qui eut lieu durant la guerre 39-45.
C’est le récit d’un soldat qui à l’âge de deux ans perd son père et sa mère et grandit dans un orphelinat. Adolescent, il est vendu sept fois comme esclave. Puis ce sera la guerre. Il ira au combat comme des milliers de jeunes soldats. Blessé à quelques reprises, celui qui a bravé maintes fois la mort se retrouve, à quatre-vingts ans, cantonné jusqu’à la fin de ses jours dans un hôpital de vétérans.
À petite dose, celle qui revient à la vie trouve l’énergie de terminer la lecture du récit. Quelque chose de particulier lui rappelle un passé lointain.
Les jours passent. Elle retrouve ses forces. Animée d’une curiosité inexplicable, elle obtient les coordonnées de l’auteur.
Vous n’auriez pas déjà porté un autre nom, ose-t-elle demander à l’inconnu?
Oui!
C’est lui! C’est bien lui son « unknown soldier » (son soldat inconnu).
« Vous souvenez-vous de votre correspondante de guerre qui signait Eleonor? » demande-t-elle
« My guardian Angel, my little princess”
Merveille, il se souvient.
Soixante ans les séparent du jour où la jeune adolescente de 14 ans répondit à l’appel de son pays invitant les citoyens à écrire à un soldat inconnu à l’occasion de Noël et du Nouvel An.
Le jeune soldat est dans la vingtaine. Il ne connait pas l’âge de l’auteure de la lettre. Les deux étrangers entretiendront une correspondance assidue jusqu’à la fin de la guerre. Ignorant leur identité véritable, ils se perdront à tout jamais.
L’émotion est au comble. Il avoue l’amour profond qu’il avait eu pour celle qu’il appelait « my little princess »
Âgée de soixante-quatorze ans. Eleonor et son « unknown soldier » ne se sont jamais rencontrés. N’a jamais entendu la voix de l’autre.
Trois mois durant, ils communiquent ensemble pratiquement tous les jours. « Nous avons tellement de choses à nous dire, à raconter » me confie mon amie la voix chargée d’émotion.
« Dans une semaine, nous nous rencontrerons pour la première fois » et ma vieille amie ajoute timidement : tu sais, je crains un peu, je ne suis plus la jeune fille à qui il écrivait. Celle qu’il imaginait. J’ai peur de le décevoir. Au fond, peu importe ce que nous réservent nos retrouvailles »
L’amoureuse me fait une confidence : ils partiront en Italie quelques jours pour rattraper le temps perdu et évoquer leur vie respective. Tous deux écrivains, ils projettent d’écrire ensemble le récit de leurs retrouvailles.
Ton histoire ne se termine pas ici grand-maman!
J’aurais préféré qu’elle s’arrête ici, c’est tellement merveilleux.
Un an plus tard, le jour de son anniversaire, je rejoins Eleonor au téléphone pour lui rappeler mon amitié et lui souhaiter amour et longue vie.
« My unknown soldier n’est plus. J’étais là, je lui tenais la main quand il est parti. En mémoire de ce bonheur inachevé, je termine seule notre livre »
Ainsi va la vie ma chérie.
Grand-maman promis que tu la raconteras aux cousines ?
Quelle belle histoire, émouvante. Un conte pour enfants sages et petites princesses révant à l’amour.
Je connais une petite fille de 11 ans qui va l’écouter pour lapremière fois à Noël.
Bises du grillon
J’aimeJ’aime
Une belle histoire et très touchante. Bises
J’aimeJ’aime
merci de me parler de si loin ca me fait plaisiret j’adore venir sur votre blog
amities
jacqueline
J’aimeJ’aime
Bon week-end.
J’aimeJ’aime