FORE…!!!

 

 

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Ce n’est pas cette petite balle blanche qui dérangera les « demoiselles » en train de picorer çà et là sur le golf. Rien ne sert de crier « fore », elles ne bronchent pas d’un poil ou bien poursuivent allègrement le parcours qui les mènent au ruisseau.

Chaque année, en août, bernaches pour les uns, outardes pour les autres – entre vous et moi, peut m’importe, ce sont les mêmes qui atterrissent à Tremblant.  Elles ont choisi entre autres le parcours du Géant pour faire escale, bivouaquer, se ravitailler, se gaver et, le temps venu, reprendre la route céleste et migrer vers des cieux plus cléments.

Pour l’instant, bien malin le golfeur qui voudrait déloger les adorables créatures qui enchâssent sa précieuse petite balle.  Vaut mieux les ignorer, faire comme si elles n’étaient pas devant lui. Au mieux, se concentrer sur son jeu. N’ayez crainte. À la rigueur, elles cèderont suffisamment de terrain pour ne pas gêner cet élan à la Tiger Wood, laquelle lui vaudra ce « birdie » tant convoité.

OYEZ! OYEZ!

 

« Je visite assidument ton blog et je vois que tu as peu écrit en juillet! ». Cette remarque de Jean m’amène à lui répondre : tu as raison. Ou je suis à court de sujets, ou je crains  me répéter,  tourner en rond, lui dis-je sur un ton qui frôlait la culpabilité.

Quelles excuses! Moi, à cours de sujets quand la tribu est en attente d’une belle naissance que nous annoncerons Guillaume et Nancy, d’une heure à l’autre. Une naissance qui nous fera, une fois de plus, arrière-grands-parents.

 Quelles impardonnables excuses!

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Juste à penser qu’Iseult la cadette de nos petits-enfants eut 11 ans le 2 août dernier;

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que Charlotte aura 2 ans  le 15 septembre prochain; que, depuis mai dernier,

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je peux désormais taquiner Tanya en lui disant : « maintenant que tu es médecin, nous pouvons « tomber » malades »

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Et puis, regarde- moi l’homme, en train de raccommoder un joli mini pot de terre cuite rapporté d’Irlande pour y semer les graines de Shamrock

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en souvenir de notre voyage en compagnie de William. Ce n’est pas inspirant de voir le raccommodeur de faïence et de porcelaine que chantaient nos mères à l’époque.

Merci Jean! assise sur ma terrasse, en plein soleil, c’est grâce à toi si j’écris cette note aujourd’hui.

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  Zieute bien mon écran, vois le décor qui s’y reflète. Ce n’est pas beau ça? Il y a bien là de quoi inspirer une plume! Non?

À ce point, chers lecteurs, je ne vous ai pas encore dit qui est ce Jean.  L’homme? Le conjoint? La légitime?

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Il est le gynécologue et mari de Denise. Je vous ai déjà parlé d’elle et de nos retrouvailles. Denise était la cousine de ma mère, donc ma petite-cousine. Nous avons le même âge et sommes nées toutes deux en septembre 1931. Il nous aura fallu attendre jusqu’en 1957 pour faire connaissance. C’était au moment où je donnais naissance à ma fille Cindy à l’hôpital où la jeune femme était infirmière. Puis, nous nous sommes perdues de vue. Nous avons renoué connaissance en 2012. Une longue histoire qui débuta grâce à mon fils Patrick.

Depuis, nous ne cessons de tricoter nos liens d’appartenance, de découvrir nos ressemblances, de rattraper le temps perdu. On a pas idée comme c’est merveilleux ces retrouvailles tardives.

Je reviens au commentaire de Jean et toujours en perte d’inspiration, hier, je demandais à Caro de m’envoyer des photos des moussaillons que vous connaissez grâce à ce chéri de blog. Mission accomplie.

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J’ai reçu des photos et j’ai craqué devant ce petit bout d’homme que devient Julien. En le voyant il m’est venu à la mémoire ce sublime poème de Rudyard Kipling paru en 1910 et traduit en 1918 par André Maurois sous le titre « SI…Tu seras un homme mon fils »

Et, SI pour terminer ma note en beauté…je vous livrais ce poème.

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Une belle parenthèse avant le poème:

Oyez! Oyez! Je ne suis pas le crieur, mais je vous annonce une primeur: Je viens d’apprendre à l’instant,  que ce dimanche 11 août, à 18 h 58,  Nancy vient de donner naissance à une belle petite fille de 7 livres et 1 once. La grand-mère est au comble de la joie. Le grand-père déborde de fierté. Félicitations à Guillaume,  notre filleul et à la maman, ainsi qu’aux grands-parents Cindy et Claude. Et maintenant voici le poème attendu :  

Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot, te mettre à rebâtir,
Ou, perdre d’un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir ;

Si tu peux être amant sans être fou d’amour,
Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre
Et, te sentant haï sans haïr à ton tour,
Pourtant, lutter et te défendre ;

Si tu peux supporter d’entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d’entendre mentir sur toi leur bouche folle,
Sans mentir toi-même d’un seul mot ;

Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois
Et si tu peux aimer tous tes amis en frère
Sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi ;

Si tu sais méditer, observer et connaître
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur ;
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser sans n’être qu’un penseur ;

Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage
Sans être moral ni pédant ;

Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d’un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,

Alors, les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis
Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire,

                            Tu seras un Homme, mon fils.