Ouf! Je viens de terminer ma délicieuse « corvée » annuelle du mois de novembre qui consistait de déposer dans 264 petites pochettes de satin, 264 chocolats enrobés dans de jolis papiers de circonstance et ce, après les avoir minutieusement choisis, chez autant de boutiques qu’il faille de chocolats. (j’exagère)
Vous avez deviné! Il s’agit de « Calendriers de l’Avent »
Onze calendriers comptant vingt-quatre pochettes chacun pour les vingt-quatre jours qui précèdent la fête de Noël. Tout ce branle-bas, pour que mes héritiers (neuf petits-enfants et deux conjointes) l’aient en main le premier décembre au matin, comme il se doit.
Des calendriers de l’Avent qui ont une histoire…
Viens voir! (C’est un ordre que je lance à l’homme de ma vie) nous sommes en 1997, en plein cœur de Vienne en Autriche. Vienne dans toute sa splendeur se prépare à célébrer Noël.
« Viens voir ce que j’ai vu! »
Me connaissant, le touriste appréhende déjà le pire. Il est méfiant. Il en a vu d’autres. Dans les années 75, j’ai rapporté de Paris (à l’époque c’était permis) un canari frisé parisien (vivant) dans une minuscule cage. Nous avions le mâle à la maison, il fallait lui trouver une femelle. Au fait, c’est mon éternelle amie Menie Grégoire qui fit appel sur les ondes aux éleveurs d’oiseaux pour dénicher la compagne ailée et baguée. Merci Menie.
Je ne vous parle pas de la roche (de la grosseur d’un ballon de foot) provenant du Vésuve, (je collectionne les objets lourds) encore moins de l’abat-jour Tiffany que je rapporte avec mes bagages à main et qui fait l’admiration des hôtesses de l’air.
Regarde, tu vois? (Le ton est ferme) des calendriers de l’Avent en bois adorablement sculptés et peints. Ils sont magnifiques. Irrésistibles!
Quel beau souvenir de voyage à offrir à nos petits-enfants? Nous pourrions même en acheter un ou deux de plus au cas…
Il fallait voir la mimique de celui qui partage ma vie. On aurait cru qu’il pressait un citron.
Le statisticien à ses heures se cambre puis se met à calculer sur le champ, le poids de la trouvaille et l’espace que les trésors occuperont dans les bagages. « Chaque contenant mesure 46.5X32.5X2.5cm) Énorme! Oublions le poids. Je pense aux paroles de la célèbre Charlotte prie Notre-Dame qui veut aider la Vierge … “Un enfant c’est lourd à la fin…”
Ce que femme veut, Dieu le veut, il y a longtemps que mon touriste le sait. Voilà pourquoi, dix ans plus tard, chaque année, je répète le rituel avec le même émerveillement.
Demain, accompagnée de mon éternel compagnon, nous ferons la livraison des calendriers de l’Avent tout fins prêts. Comme la tradition le veut, en remettant le joli colis, j’ajouterai d’une voix matriarcale : n’oubliez pas la consigne : un chocolat par jour. Il est interdit d’en sauter un ou de manger le chocolat du lendemain. Encore moins de piquer celui d’un autre.
Serait-ce tout simplement pour faire plaisir à leur vieille grand-mère qu’ils se prêtent aussi gentiment à son jeu? Je préfère croire que c’est pour sauvegarder une tradition familiale qu’ils perpétueront au sein de la tribu ad vitam aeternam.
L’avenir le dira.
1997 William, 3 ans, septième de la tribu, reçoit son premier calendrier de l’Avent
On raconte que cette tradition d’origine germanique créée par un père de famille pour canaliser l’impatience de ses enfants fit le tour du monde.
Le premier calendrier de l’Avent remonte aux années 1851. Il était composé de 24 chandelles. 1903 marquerait l’année de la première impression des calendriers de l’Avent. Ils furent insérés dans les journaux en guise de cadeaux aux lecteurs.
Durant la guerre, on cessa la production des calendriers à cause de la rareté du carton et l’interdiction d’imprimer des calendriers illustrés de photos couleur. Il faudra attendre 1946 pour leur retour sur le marché.

Mais c’est donc intéressant de te lire!J’en apprend beaucoup en te lisant.Le calendrier de noel fait patienter plusieurs beaux petits visages comme celui de ton petit septieme!Félicitation!nathalie
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Quelle belle histoire!
Ils ont de la chance d’avoir une grand-mère si fidèle à cette « lourde » tradition… mais tellement délicieuse!
Bravo!
Besos,
Odil
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Bonjour,
C’est vrai que quand tu donnes un tel cadeau à un petit enfant, son frère ou sa soeur doit avoir le même ! Mais tes calendriers sont permanents, avec les clous pour pendre les friandises. Tu les reprends donc d’une année sur l’autre ! Belle idée. Ce n’estpas comme ici, où ce sont des boites en carton dont les fenêtres s’ouvrent une par jour, et qui sont inutilisables ensuite !
Mais tu est largement en avance !
Quelle organisation ! et quelle « caboche » quand tu as décidé quelque chose !
Bonne journée à tous les tiens !
Bises du grillon
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difficile de résister à la tentation ..quand je mange un chocolat ..je ne résiste pas au suivant .. il en faut de la maîtrise pour ne pas se laisser tenter !!
mais c’est une belle invention, et effectivement çà permet aux enfants de voir avancer les jours d’un façon agréable jusqu’au jour J du 25 decembre ..
bravo pour ton iniative et ta ténacité ..
bonne journée
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Comme toujours c’est formidable et quel plaisir de te lire!
Bonne journée
Micheline
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