Vous avez ri aux larmes et vous riez encore…
Le bulletin de nouvelles passé, toujours aussi lugubre et grisâtre, vous annoncez à votre « aidant naturel » (tâche attribuée par les fonctionnaires provinciaux à celui ou celle qui prend l’autre en charge. L’autre est le proche et non le prochain. Celui des deux qui a perdu momentanément son autonomie physique.) Dans ce cas-ci, « l’aidant », c’est l’homme de votre vie. À ce titre, « pour le meilleur et pour le pire », avait précisé le bon curé au moment de bénir votre union.
« L’aidant naturel » a une fonction non rétribuée et non syndiquée et pas nécessairement qualifiée. Il (l’aidant) est selon sa description de tâches, en disponibilité, le jour et la nuit, les samedis et dimanches et les vacances aussi. Souvent jusqu’à épuisement ou jusqu’à ce que mort s’ensuive. Vous exagérez, mais « l’aidant naturel » n’en pense pas moins.
Assez d’éloges envers « l’aidant naturel ». Passons à l’autre. L’autre qui ignore tout de la lévitation et continue à rejoindre, sur le « fessier », l’étage que vos amis appellent amoureusement: le septième ciel.
« Ha! ce qu’on est bien! » Pensez-vous, libérant votre engin (la marchette) qui ne vous quitte pas d’un pas, pour vous laisser tomber sur la couette invitante à souhait.
Têtes sur l’oreiller, avant de sombrer dans un sommeil réparateur, vous avez l’habitude de vous raconter des choses, des anecdotes, de revivre les bons moments de la journée, à l’occasion, d’évoquer un souvenir lointain. Soudain « votre aidant naturel » recroquevillé en chien de fusil, se met à imiter le bruit sourd du paquebot qui quitte le port. Puis, recommence. Le vrombissement sourd s’intensifie, Il réajuste la note, l’amplifie. Auditrice silencieuse, vous riez dans votre barbe. Au quatrième départ du bateau qu’il imite, vous éclatez de rire. Vous voilà prise d’un fou rire. Vous en venez à rire aux larmes. Pliée en deux, presque étouffée de rire vous lui demandez : Cette fois, quel est ce nouveau paquebot qui quitte le port?
Vous avez bien ri. En regardant votre « loup de mer-aidant naturel », du coup, il vous vient à la mémoire le Lai du Chèvrefeuille de Marie de France. À bien y penser, vous vous dites :
« Ainsi va la vie, ni lui sans moi, ni moi sans lui. »
Coucou cousine !
AH ! j’ai ri , j’ai les mêmes paquebots qui quittent toutes les nuits le port de Roset Fluans vers je ne sais où sûrement pas le Canada via Tremblant , hi ! hi ! hi ! Bref ! d’après ton humour ton moral est au beau fixe c’est chouette ; par contre où en est ta patte folle ?
Je te souhaite un bon courage et du moral .
Bonne journée et gros bizoux de moi et de lui de nous deux quoi à vous deux dans ton pays loin là-bas !
Françoise
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Chère Pierrette,
J’apprécie votre humour, votre façon d’appréhender ces moments de la vie parfois si « douloureux ».
Relativiser, relativiser toujours, pratiquer la dérision, seuls échappatoirs et puis rêver … ; le rêve, propriété personnelle de tout un chacun.
Merci d’être passée sur mon blog.
Amitiés et bonne journée.
Marie
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Cette vie à deux est joliment décrite avec tendresse et humour. L’essentiel c’est de regarder ensemble dans la même direction. Monique Ruiz
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Bonjour Pierrette
Faut croire que la multitude des tâches ménagères que ton aidant de mari doit accomplir le vide complètement de son énergie le soir venu.
Passer l’aspirateur, mettre deux plats à décongeler et vider le lave-vaisselle suffisent à épuiser un robuste mâle inexpérimenté à la fin de la journée. Question d’habitude !!
Mais surtout, ne te prive pas du réconfortant fou-rire à l’écoute des cornes de brume qui s’élèvent dans la nuit !!
Un petit enregistrement peut être ???? Pour le souvenir ??
Grosses bises
Christian
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Bonne journée Pierrette.
Je t’embrasse.
Anita.
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J’ai bien aimé ton recit du paquebot quittant le port !! que veux tu ton aidant de mari est fatigué il lui faut récupérer ! que c’est bon les fous rire !!
Guéris nous vite !!
Bon Dimanche
Bisous
Nicole et Henri
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Bon dimanche Pierrette dans ton beau pays….
Je t’embrasse
Anita
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bonne journée à toi et à bientôt
bisous
Christiane
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Nous avons fait le choix de rentrer chacun dans son port le soir. Ainsi, l’un est libre de lancer sa sirène sans crainte de gêner l’autre. Si les sirènes se déclenchaient simultanément, ce serait un concert merveilleux.
Bises
Geneviève
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Il te faut mettre des boules dans les oreilles. Mais si la corne de brume est très bruyante, elles ne te seront que d’un faible secours.
J’ai aussi fait le choix de rentrer dans mon port le soir venu, et je dors comme un bébé.
Ta note est racontée avec humour.
Bises.
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