VAUT MIEUX RIRE QUE DE PLEURER

Ce matin, serait-ce la grisaille du ciel, l’absence de la neige fondue trop rapidement, un brin de froidure indiqué sur le thermomètre, vous ne sauriez dire, mais en attrapant votre « marchette » à la levée du lit, vous la ressentez devenir un boulet, enfreignant votre légitime liberté.

Plus tard, debout, face à l’ingratitude du « miroir », loin de vous renvoyer un sourire,  projette le visage d’une personne que vous refusez de reconnaitre. Déçue, vous détournez le regard pour apercevoir la sempiternelle « chaudière » qui vous sert de tabouret sous la douche.

Comme par miracle, vous vous souvenez d’une tante, très mondaine, qui possédait une «vanité » sorte de trésor de petit meuble surmonté d’un joli miroir devant lequel, s’assoyait la dame pour se faire une beauté. Il y avait là, des flacons de parfum, des petits pots de crème, des peignes, des brosses à cheveux, des épingles magnifiques pour retenir le chignon, des rouges à lèvres, des ombres à paupières, des fards à joues. En admirant ce décor de princesse, vous rêviez de posséder un jour, une semblable « vanité ».

Ce n’est pas aujourd’hui que vous allez sombrer dans la morosité. Devant le comptoir de votre salle de bain métamorphosé en  « vanité de fortune »,  vous vous assoyez triomphalement sur votre précieuse « chaudière » et sous vos yeux ravis, la chrysalide devient papillon. Puis, une fois les dix-sept marches descendues allègrement, le sourire fendu d’une oreille à l’autre, vous lancez à votre « aidant naturel » qui vous accueille les bras ouverts. « Que dirais-tu si je t’invitais au resto? » Vous voilà en route, escortée de votre galant,  incluant fauteuil roulant et « marchette. »

Après tout, n’est-il pas mieux de rire que de pleurer.

 

Québécisme le nom marchette (« déambulateur ») constitue une expression particulière au Québec.

7 commentaires sur “VAUT MIEUX RIRE QUE DE PLEURER

  1. Difficile le départ de la journée
    je te comprends bien Si habituellement les jours passent vite les tiens en ce moment doivent te paraitre longs
    et te voila papillon Même s’il a une aile de blessée il continue de voler et de disperser de la joie autour de lui Tres vite ta belle humeur prend le dessus
    et quelle bonne idée que d’aller au restaurant Je pense souvent à toi et espère tres fort que tu seras parmi nous
    Bises Brigitte

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  2. Coucou ma cousine !
    Et là tu demandes au miroir « miroir , oh ! mon beau miroir qui est la plus belle ? » Et ton prince charmant t’a emmener dans son beau carrosse au resto . Tu es très courageuse et tu l’auras un jour ta patte folle , elle sera comme neuve et on se retrouvera dans les Ardennes à se faire des gros bizoux d’amitié . Oui vaut mieux en rire qu’en pleurer sinon la chrysalide ne deviendra pas papillon …. Bon courage , je pense à toi . Gros bizoux des comtois dans ton pays loin là-bas !
    Françoise

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  3. Tu as bien raison, ma chère Pierrette de prendre les choses comme ça, car s’apitoyer sur son sort ne change rien…..
    J’espère que tu auras passé un bon moment au resto.
    Je vous souhaite à tous les deux un bon dimanche.
    Je vous embrasse.
    Anita.

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  4. Déjà, sans soucis de santé particuliers, certains matins, les yeux se détournent du miroir. Alors, lorsque l’on est momentanément handicapé, j’imagine que ce n’est pas tous les jours que tu te lèves le sourire aux lèvres.
    Mais j’ai entrevu une photo et vais vers elle de suite.
    Bisous
    Geneviève

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  5. Bonjour Pierrette
    Ce que femme veut, Dieu le veut, dit un proverbe apparu au XIX ème ! Le mot vanity est joliment trouvé pour désigner tout le nécessaire sans lequel une femme ne se soumet pas à la difficile épreuve du miroir matinal !!
    Mais il suffit que l’homme de sa vie la regarde tendrement pour qu »‘elle s’illumine, certes une fois maquillée, et se sente aimée jusqu’à la racine des cheveux.
    Grosses bises
    Christian

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