OYEZ! OYEZ!

 

« Je visite assidument ton blog et je vois que tu as peu écrit en juillet! ». Cette remarque de Jean m’amène à lui répondre : tu as raison. Ou je suis à court de sujets, ou je crains  me répéter,  tourner en rond, lui dis-je sur un ton qui frôlait la culpabilité.

Quelles excuses! Moi, à cours de sujets quand la tribu est en attente d’une belle naissance que nous annoncerons Guillaume et Nancy, d’une heure à l’autre. Une naissance qui nous fera, une fois de plus, arrière-grands-parents.

 Quelles impardonnables excuses!

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Juste à penser qu’Iseult la cadette de nos petits-enfants eut 11 ans le 2 août dernier;

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que Charlotte aura 2 ans  le 15 septembre prochain; que, depuis mai dernier,

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je peux désormais taquiner Tanya en lui disant : « maintenant que tu es médecin, nous pouvons « tomber » malades »

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Et puis, regarde- moi l’homme, en train de raccommoder un joli mini pot de terre cuite rapporté d’Irlande pour y semer les graines de Shamrock

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en souvenir de notre voyage en compagnie de William. Ce n’est pas inspirant de voir le raccommodeur de faïence et de porcelaine que chantaient nos mères à l’époque.

Merci Jean! assise sur ma terrasse, en plein soleil, c’est grâce à toi si j’écris cette note aujourd’hui.

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  Zieute bien mon écran, vois le décor qui s’y reflète. Ce n’est pas beau ça? Il y a bien là de quoi inspirer une plume! Non?

À ce point, chers lecteurs, je ne vous ai pas encore dit qui est ce Jean.  L’homme? Le conjoint? La légitime?

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Il est le gynécologue et mari de Denise. Je vous ai déjà parlé d’elle et de nos retrouvailles. Denise était la cousine de ma mère, donc ma petite-cousine. Nous avons le même âge et sommes nées toutes deux en septembre 1931. Il nous aura fallu attendre jusqu’en 1957 pour faire connaissance. C’était au moment où je donnais naissance à ma fille Cindy à l’hôpital où la jeune femme était infirmière. Puis, nous nous sommes perdues de vue. Nous avons renoué connaissance en 2012. Une longue histoire qui débuta grâce à mon fils Patrick.

Depuis, nous ne cessons de tricoter nos liens d’appartenance, de découvrir nos ressemblances, de rattraper le temps perdu. On a pas idée comme c’est merveilleux ces retrouvailles tardives.

Je reviens au commentaire de Jean et toujours en perte d’inspiration, hier, je demandais à Caro de m’envoyer des photos des moussaillons que vous connaissez grâce à ce chéri de blog. Mission accomplie.

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J’ai reçu des photos et j’ai craqué devant ce petit bout d’homme que devient Julien. En le voyant il m’est venu à la mémoire ce sublime poème de Rudyard Kipling paru en 1910 et traduit en 1918 par André Maurois sous le titre « SI…Tu seras un homme mon fils »

Et, SI pour terminer ma note en beauté…je vous livrais ce poème.

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Une belle parenthèse avant le poème:

Oyez! Oyez! Je ne suis pas le crieur, mais je vous annonce une primeur: Je viens d’apprendre à l’instant,  que ce dimanche 11 août, à 18 h 58,  Nancy vient de donner naissance à une belle petite fille de 7 livres et 1 once. La grand-mère est au comble de la joie. Le grand-père déborde de fierté. Félicitations à Guillaume,  notre filleul et à la maman, ainsi qu’aux grands-parents Cindy et Claude. Et maintenant voici le poème attendu :  

Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot, te mettre à rebâtir,
Ou, perdre d’un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir ;

Si tu peux être amant sans être fou d’amour,
Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre
Et, te sentant haï sans haïr à ton tour,
Pourtant, lutter et te défendre ;

Si tu peux supporter d’entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d’entendre mentir sur toi leur bouche folle,
Sans mentir toi-même d’un seul mot ;

Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois
Et si tu peux aimer tous tes amis en frère
Sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi ;

Si tu sais méditer, observer et connaître
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur ;
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser sans n’être qu’un penseur ;

Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage
Sans être moral ni pédant ;

Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d’un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,

Alors, les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis
Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire,

                            Tu seras un Homme, mon fils.

 

MANON EST AUX BLEUETS SUR LE GÉANT

 

 

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Dix-neuf heures trente, un temps de rêve et un soleil qui s’allonge langoureusement sur le parcours du Géant.

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« Si nous allions aux bleuets » propose mon cueilleur ». J’ai compris. Il adore les grands- pères aux bleuets. C’est la saison des petits fruits. Soit dit en passant, sur le golf, de chaque côté des allées du parcours, on a qu’à tendre les doigts pour y cueillir au  passage, fraises, framboises ou bleuets.

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En moins d’une heure, avant même que le soleil disparaisse à l’horizon, juste devant notre refuge, à portée de mains,  grand-père, Manon la blogueuse et moi avons cueilli un beau litre de ces petits fruits savoureux.

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Au menu: Grands-pères aux bleuets servis bien chauds et odorants.

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LA VITRINE AUX POUPÉES

 

 

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Ah! Ces poupées de votre enfance. Poupées de porcelaine, de chiffon, de celluloïd. Poupées aux longs cils qui ouvrent et ferment les yeux. Poupées aux cheveux bouclés. Poupées articulées, poupées noires, poupées russes. Poupée qui dit non, non, non, non… rappelle la chanson.

Vous êtes à Édimbourg, en Écosse, par un bel après-midi ensoleillé. J’ai bien dit ensoleillé! vous avez bien lu!  À la découverte soudaine de cette vitrine débordante de poupées, toutes aussi désirables les unes que les autres, vous ne pouvez résister à la tentation de les photographier tant elles éveillent, en vous d’heureux et inoubliables moments.

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Au fait que sont devenues les poupées de votre enfance? 

Souvenez-vous! Elles vous ont procuré des heures de bonheur. Elles étaient vos élèves et vous l’institutrice; vos patientes, vous le médecin; vos communiantes quand, déguisée en bon curé, vous célébriez la messe; vos gracieuses invitées à l’heure du thé, vous la fière hôtesse. Elles étaient vos marchandes de bonheur, mais, plus souvent qu’à leur tour, vos souffre-douleurs.

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En admirant cette vitrine aux mille visages tournés vers vous, vous vous rappelez qu’un jour,  votre maman vous avait promis une Shirley Temple, à condition que vous soyez bien sage.

C’est à l’occasion de Noël 1935 que naquit la poupée Shirley Temple à la suite de l’immense succès mondial que connait la jeune actrice du même nom, âgée de 6 ans, à la suite des films « Le petit Colonel et Boucle d’Or.

Hélas!  De cette Shirley Temple, disparue à jamais, mais jamais tout à fait oubliée «survivent» quelques photos précieusement conservées dans une boîte à souliers.

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À la vue de la petite fille assise avec sa Shirley, vous auriez soudain le goût de dire à vos petits-enfants : c’est votre grand-maman qui est là. Puis, en jetant un dernier coup d’œil sur l’image de la vitrine aux poupées, à bien y penser, c’est à vous demander si ce petit monde à l’existence imaginaire n’a pas joué, d’une certaine façon et à votre insu, un rôle silencieux et insoupçonné.

UN DIMANCHE DE RÊVE

 

 

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Vous allez me demander : que veut dire un dimanche de rêve chez la cousine blogueuse?

Permettez que je réponde. Aujourd’hui, j’ai l’impression qu’enfin l’été est arrivé pour de bon – Expression familière pour signifier que le mauvais temps est derrière nous. Lui, le mauvais temps et ses matins frisquets et grisâtres, ses pluies diluviennes, et ses bourrasques à « décorner les bœufs ».- On dit que l’été est arrivé le jour où le ciel est d’un bleu mur à mur et que le soleil est de plomb. Aujourd’hui, notre bon thermomètre affiche à l’instant 43 degrés au soleil. Me croirez-vous?  43 brûlants beaux degrés au soleil. J’ai vérifié, deux fois plutôt qu’une, pour ne pas vous induire ou m’induire en erreur.

Je reviens à mon dimanche de rêve.  Assise à l’ombre de mon parasol, mon ordi sur les genoux, un pichet de limonade sur ma table à pique-nique, un verre rempli de glaçons et le silence le plus complet. Le « silence le plus complet », -je ne me répète pas, je précise-ce silence est celui où l’on arrive à entendre, en continu, le bruissement de feuilles caressées par la brise, le chant d’un oiseau sur une branche, Le vrombissement des ailes d’un colibri. Bref, un silence à entendre voler une mouche. Dites : ai-je raison?  

Avant de vous retrouver, de partager avec vous ce moment virtuel et béni des dieux, je lisais. J’ai lu durant, au moins, deux à trois bonnes heures. Quelle chance inouïe de pouvoir s’accorder des heures de lecture, sans interruption, sans relever la tête sauf pour offrir une arachide à « Cachou » ma bestiole chérie qui me grimpe sur le pied ou de déposer quelques graines de tournesol à la petite mésange qui sait réclamer sa part d’attention.

Justement, la tête, elle était plongée dans la lecture d’un ouvrage plus que passionnant : «Sauve-toi, la vie t’appelle » de l’auteur Boris Cyrulnik, éthologue, psychanalyste, neuropsychiatre et directeur d’enseignement à l’université de Toulon. Il est l’auteur d’immenses succès notamment : Un merveilleux malheur, Les vilains petits canards, Les nourritures affectives. Sa démarche : reprendre toutes nos idées reçues en matière de psychologie et les repenser à partir de l’observation des comportements animaux.  

Faut dire que la tête je ne l’aurais pas relevée, n’eut été la visite de « Gamine » et de ses deux faons du printemps. Je suis convaincue qu’elle était fière de venir me montrer ses deux Bambi, comme Nancy viendra le faire dans quelques semaines tenant dans ses bras, l’arrière-petite-fille que l’on attend.

Un geai bleu se pose sur ma table et reprend son envol, une arachide au bec.  Un chardonneret chante perché sur la branche d’un bouleau dont l’ombre allongée sur le sol m’indique l’heure. Le soleil descend à l’horizon caressant de ses derniers rayons la 17e allée du Géant couvrant d’enluminure et d’or : bouleaux, chênes, sapins, pins et épinettes. Avant d’aller vers le sous-bois cueillir une platée de bleuets et de framboises sauvages que j’offrirai au dessert, je ferme mon ordi, mais pas sans vous souhaiter de vivre à votre tour et très bientôt UNE JOURNÉE DE RÊVE.

RECHERCHE RECETTES

 

 

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Une amie m’a donné des fleurs d’ail que sa sœur cultive en abondance.  Elle est à la recherche de nouvelles recettes ou de façons créatives mettant en valeurs le délicat produit.  Fleurs de lavande, fleur de sel, fleurs d’ail, il semble que ce soit « tendance » en art culinaire. J’ai dit : je vais faire appel à mes copines et amies blogueuses.

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Bonne journée, bon week-end et du soleil plein les yeux.

Nous espérons vos suggestionsL1030152.JPG

 

UNE TÊTE À CHAPEAU

 

Depuis quelques jours, le pauvre petit blog a tourné le dos à sa maîtresse. 

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Pour retrouver ses bonnes grâces et pour le plaisir des yeux, elle lui offre photos d’une vitrine londonniène de chapeaux légendaires qui lui rappellent?

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Vous avez deviné!