j’aurai peut-être droit à une caresse?
Auteur : Pierrette walsh
C’ÉTAIT…
C’était le retour d’un soleil printanier qui vous réchauffe le cœur et les os. C’était la biche porteuse réclamant sa collation. C’étaient les sapins, les pins et les épinettes se secouant, à qui mieux mieux, pour se libérer de leur atour de neige, chef-d’œuvre de dame nature, la plus célèbre dentelière.
C’était Cindy, mon ingénieur de fille qui fait son cinéma affichant sa tenue de vacances, que lui ont offerte ses deux gamines, Tanya et Sinead, à l’occasion de son anniversaire.
Avouons qu’on n’a plus les grands-mères que l’on avait
C’était le vingt mars, c’était le printemps, c’était l’anniversaire de Cindy, ma fille adorée. Cinquante-six printemps bien sonnés comme les « cloches qui reviennent de Rome ».
Sinead et Tanya la grande-soeur
C’était l’anniversaire de Sinead, ma petite-fille, née le jour de l’anniversaire de sa maman. Vingt-et-un splendides printemps. L’âge du rêve, de l’illusion et du roman chantait Maurice Chevalier.
C’était l’annonce de « bébé deux». Une fille, par surcroit. Guillaume, Nancy et toute la tribu sont aux anges.
C’était la Saint-Patrick, célébrée en grande pompe : Guinness, » Irish coffee », chou farci , pour rappeler les origines de mon Irish de mari.
C’était ce matin, au Sommet de Tremblant, dans un couloir de rêve, (un entre deux pistes). Je n’ai pu résister au désir de vous en mettre plein la vue, en vous offrant un dernier vestige de ces hivers de chez nous.
COUCOU, C’EST MOI, LES PIEDS DANS LA SLOCHE!
Ce matin, vous auriez dû voir l’homme poser son regard vers les jouets endormis devant le foyer.
Un regard attendri, comme ça ne se peut presque pas.
Ces jouets, un cadeau tombé du ciel? On pourrait bien dire ainsi…
Non! Un cadeau de Suzanne et Gilbert. Des jouets dans une boîte de carton, que notre ami serra une dernière fois contre lui, avant de me la confier. Dans un sourire « sans frontières » se lisait le bonheur de penser qu’en offrant ces jouets, ils auraient une seconde vie.
À cet instant, ils étaient beaux à voir nos amis!
Des jouets « Fisher Price » pour ceux et celles qui se souviennent de ces merveilles du siècle dernier.
Des jouets chargés d’histoires, d’anecdotes, qui vous remontent le cœur dans la gorge, qui vous font les yeux fontaine. (J’aime cette expression). Qui vous rappelle que le temps passe…
Le plus beau moment était à venir. Le lendemain. Les yeux de nos trois bambins n’étaient pas assez grands, et leurs mains assez agiles pour attraper en même temps : wagons de train, boîte à image, boîte à musique et toute la ménagerie d’animaux aux couleurs vives. Il fallait les voir! Le refuge était en train de prendre une allure de pouponnière qui enthousiasmait toute la tribu présente.
« Tu sais, c’est le plus beau cadeau que nous puissions recevoir. » Murmure l’arrière- grand-père en contemplant le charmant désordre. « Il ne faut pas les remiser, laissons-les là en attente de leur prochaine visite » en parlant des « arrières » : Julien, Charlotte et Arthur.
Il a raison le patriarche. Le plus beau tableau (sauf celui de Jean-Claude), le plus bel objet rapporté du bout du monde n’a pas la valeur émotive d’un jouet d’enfant, laissé en plan, dans la maison des grands-parents.
Merci Gilbert et Suzanne, pour votre geste qui a fait entrer au refuge une grande bouffée d’air pur.
Sur la photo: Fiona met la main à la pâte en aidant Julien Tantôt elle donnera un coup de main à Charlotte et Arthur.
UN MATIN NOIR ET BLANC
EXCELLENTE JOURNÉE ET QUE LE SOLEIL VOUS ACCOMPAGNE
DE MA FENÊTRE AU BERCAIL
UN BIEN PETIT MONDE
Stéphanie est la petite-fille de Denise, ma « cousine retrouvée » dont je vous parle dans une note sur mon blog: « Qu’il fait bon être là!».
Impressionnée par le « Slam » de cette jeune étudiante de seize ans. Travail qu’elle avait à faire et à présenter devant sa classe, j’ai demandé à sa grand-mère, l’autorisation de le reproduire sur mon blog vu la pertinence du propos qu’elle tient.
Aujourd’hui, 25 février débute le Sommet sur l’enseignement supérieur.
UN BIEN PETIT MONDE
Ce petit monde,
Qui se croit le centre du monde
Ce monde, qui ne pense pas au monde,
Trop occupé à bavarder, à rêvasser,
Toujours trop débordé pour écouter,
Réaliser que le monde. Notre monde,
Ne tourne pas qu’autour de leur monde.
Un conflit, une grève, une révolution,
Voilà une façon de faire entendre raison
Victimes disent-ils?
Et ces gens qui ne souhaitaient qu’avancer,
Les ont-ils oubliés?
Évidemment, ils sont pacifiques!
Rien n’est jamais de leur faute,
Les émeutes ce ne sont pas eux, non!
C’était les libéraux, bien sûr!
Toujours la même cassette,
La même histoire qui se répète,
L’intimidation, c’est leur passion,
Puisque de toute façon,
Ils ont toujours raison.
À la télévision, à la radio, dans les journaux,
Ils prônent la liberté, l’égalité, la gratuité,
Toujours là pour se révolter, revendiquer,
Blâmer, critiquer, juger!
Mais un jour, ce petit monde,
Qui se croit plus grand que le monde,
Réalisera qu’il n’y a pas qu’eux au monde,
Cette vedette de carré rouge,
Ces gens qui crient dans nos rues et dans nos têtes,
Ces casseroles qui résonnent,
Pareil à une cloche qui sonne.
Oui! C’est eux!
Ils nous martèlent la tête,
Nous hypnotisent, nous manipulent,
De leurs cris harassants, déplaisants,
Leur pacifisme n’est que violence,
Une complaisante désobligeance,
Mais leur opinion est sans appel,
Puisque de toute façon,
Ils ont toujours raison!
Auteure : Stéphanie Dallaire-Turmel
SURPRISE!
Le chevreuil qui se prenait pour un oiseau.
La dame de la maison ne lui avait pas servi sa collation. La « bestiole » est donc montée tout bonnement sur la galerie. « Si c’est bon pour les oiseaux, c’est bon pour moi ».
Arthur emboîte le pas!
« Tout chemin commence par un premier pas. »
À SAISIR OU À REFUSER
« Croire en l’avenir qui nous délivre du présent,
c’est croire à la chimère qui nous délivre du vrai.
Ce n’est pas l’avenir qui nous livrera la vérité:
elle est là dans le présent. »
Christian Chabanis
Bonne soirée à tous et excellente semaine
AINSI VA LA VIE…
Ce matin, lundi 4 février. Je suis au bercail, la maison de toujours. Elle a vu grandir nos trois moussaillons, les a regardés devenir adultes, puis parents. Maintenant comme nous, elle prend de l’âge, nous voit vieillir…
Dehors, il fait un « froid de loup » et un vent à « décorner les bœufs » pour reprendre une expression familière « qui dit bien ce que cela veut dire » ajouterait tout bonnement mon beau-père.
Le climat aidant, j’ai décidé de prendre les bouchés double : classer mes papiers, chercher quelques recettes d’entant, peaufiner certaines notes laissées en plan, feuilleter mon : Notre Temps, tout juste livré et, terminer la journée en écoutant « des racines et des ailes » sur TV5.
J’y pense! si le cœur vous en dit, allez voir le film « Le quatuor ». Vous ne le regretterez pas. Tendre, magnifique, tourné dans une résidence « British » de musiciens et chanteurs retraités. Ce qu’ils sont beaux ces acteurs et actrices affichant leur âge avec fierté. L’homme et moi avons adoré et longuement commenté.
Je m’arrête un moment pour vous raconter. Ce week-end, nous fêtions le dix-huitième anniversaire de naissance de William. En 1995, à l’occasion de son arrivée dans la tribu, James un ami de Patrick (notre fils) offrit, un coffret contenant deux portos.
Le premier pour célébrer la naissance du poupon et lever un verre de bienvenue à cette petite vie qui prend place. Le deuxième porto devant être précieusement conservé et offert à William le jour de ses 18 ans. Mission accomplie.
Après avoir soufflé ses dix-huit chandelles
en présence de Cynthia sa petite amie, de Raphaël, son copain et de plusieurs de la tribu,
William reçu le mystérieux coffret, pour y découvrir cette précieuse bouteille, sauvegardée durant d’interminables années, en attente de ses 18 ans.
Muni de la traditionnelle pipe à porto, le héros de l’heure nous invita à partager ce moment mémorable en trinquant à ses 18 ans.
En ce moment, il fait un soleil radieux inondant le « living » invitant à prendre la vie comme elle vient.
Cela me fait penser de vous parler de ces coutumes et traditions que nous transportons de génération en génération! Bien que Noël soit derrière nous, j’aimerais vous raconter l’histoire de mes dix Jésus de cire à offrir, « en main propre », à nos « héritiers » pour reprendre une expression patrimoniale.
Je l’ai répété mille fois : Noël ne serait pas Noël sans ses crèches et ses Jésus de cire. Un jour, dans mes notes (archives 14-12 2007), je vous racontais ma visite chez une religieuse qui fabriquait des enfants-rois. Dieu soit loué!
En 1985, Sylvette Chanel, une talentueuse dessinatrice de mode et généreuse artisane, a pris la relève, heureuse de perpétuer l’œuvre de sœur Sylvia Rondeau.
Mais d’abord, comment est venue l’idée d’offrir des Jésus de cire? Au fil des années, au temps des Fêtes, j’étais attendrie par le regard admiratif de notre ribambelle de descendants contemplant le célèbre poupon sous tous ses angles et, craignant voir disparaitre dans la nuit des temps, le traditionnel Jésus de cire fait main, nous avons pensé offrir à chacun, cet objet d’art, créé des mains de Sylvette Chanel, et dont les cheveux sont les leurs quand ils étaient petits.
Bon, il faut bien que je retourne à mes oignons. Mes corvées sont en train de gruger le reste de ma journée.
Le croirez-vous? Nous sommes déjà mardi. Le soleil est fidèle au rendez-vous, mais le temps est frisquet. Je vous livre enfin ma note et vous souhaite ce soir, un clair de lune à faire rêver.
LE CANETON DES LAURENTIDES
Cette année, les 82 ans de l’Homme n’ont pas passé inaperçus. Pour souligner son anniversaire d’une façon exceptionnelle, rien de moins, ont proposé Claude et Cindy, qu’une invitation chez Olivier Tali, membre de l’Ordre des Maîtres Canardiers et chef propriétaire du « Cheval de Jade », un resto d’ambiance, situé à Tremblant, pour y déguster une spécialité de la maison, le célèbre caneton des Laurentides apprêté à la rouennaise.
Une découverte gastronomique exaltante. (Soit dit en pensant, l’Ordre des Canardiers compte actuellement quelque 300 Maîtres Canardiers dans plus de 30 pays ou régions à travers le monde.)
L’ hôtesse, Frédérique Pironneau , originaire de la Vallée de la Loire et compagne de Olivier, se voit accorder tout le brio que mérite cette sommelière qui, le moment venu, propose un millésime se mariant merveilleusement bien aux saveurs d’un met sublime.
Tout en préparant sous nos yeux émerveillés, ce plat digne des dieux, le renommé chef, originaire du sud de la France nous raconte : « À l’origine, dans le Val de Seine, ce caneton a pris naissance grâce aux ébats de jeunes cannes de basse-cour séduites par des rapides et vigoureux canards sauvages. Le fruit de ces amours est de taille moyenne, mais offre une forte poitrine, de petites cuisses et un sang abondant ».
Le Maître Canardier précise que ses canetons sont élevés par un producteur de la région. Qu’ils sont numérotés et pour respecter la tradition, le fin gourmet recevra une attestation mentionnant le numéro de l’oiseau qu’il aura dégusté.
Le « numéro 1258 » est un caneton de huit semaines.
Après avoir retiré les magrets, ce qui reste de l’oiseau,
la carcasse, sera coincée dans un petit récipient réservé à l’usage de la presse à canard, pour être soumise à une pression de quarante kilos afin d’en extraire (oh merveille!)
tout juste quelques onces d’un précieux et rarissime jus.
Il incorpore à sa bordelaise flambée au cognac, un jus de citron et du Porto, puis l’agrémente d’un beurre de foie gras, pour finalement la lier avec le jus de cuisson du caneton.
Un pur délice!
L’important dira Olivier Tali :
« que l’assiette est une âme ».