Julien s’en donne à coeur joie.
Auteur : Pierrette walsh
EXCELLENTE JOURNÉE À VOUS
Tortue géante des Îles Galapagos.
« Hier n’est plus, demain n’est pas encore, c’est aujourd’hui que nous sommes. » C’était la devise de mon beau-père Edgar. La mienne, ma devise:
« Se souvenir, c’est vivre »
Je vous souhaite plein de petits bonheurs tout au long de ce week end.
FUGIT TEMPUS
« Fugit tempus », le temps fuit, s’exclamait oncle Léon, marchant allègrement dans sa neuvième décennie
Je me demande parfois : Qui du temps ou de l’humain, fuit le plus l’autre?
Je pense à Khalil Gibran : « Vous voudriez mesurer le temps, l’infini et l’incommensurable…Aujourd’hui n’est que le souvenir d’hier et demain, le rêve d’aujourd’hui ».
On ne fait pas que célébrer le temps, on le mâte aussi. Au cours du siècle dernier, on a formé une conscience pitoyable du temps, de sa valeur, de son pouvoir, de son emploi. On a poursuivi une course effrénée dans le but de magnifier le temps pour ensuite, le morceler en infimes nanosecondes, de façon à en posséder davantage pour mieux se le partager. Phénomène étrange! Avec tout ce temps gagné, voilà qu’on se retrouve les mains vides. On n’a jamais eu moins de temps. On a plus le temps.
Et chez les quelques mortels à qui il reste du temps, ô malheur, de peur de le perdre, eh bien! Eux, ils le tuent.
« Comme si l’on avait peur, peur de se retrouver face à soi-même et au silence », écrivait Jean-Louis Servan-Shreiber, dans son ouvrage intitulé « l’Art du temps » publié aux Éditions Fayard.
« C’est un problème généralisé », explique l’auteur. Il l’appelle le mal du temps. Pour le contrer, il nous propose de retrouver le sens du moment. « Faire, c’est très souvent une façon de ne pas sentir passer le temps. Le luxe serait de sentir passer le temps sans s’ennuyer ».
« Le temps est la matière première de notre vie, poursuit l’écrivain. Si nous le considérons comme une matière courante de consommation, une ressource insuffisante en quantité, notre vision est restrictive. »
Pour bien suivre la pensée de l’auteur, nous devons faire la distinction entre la gestion du temps qui consiste en une série de trucs et la maîtrise du temps.
Pour nous aider, il nous propose d’investir à chaque jour un moment pour réfléchir sur son temps, donc, sur sa vie et à ce propos, il nous conseille de remplacer le mot temps par le mot vie.
Puisque le temps est une question de taille, je m’empresse de vous dire bonne nuit en vous offrant cette pensée de Bourdaloue : « Il n’est rien de plus précieux que le temps, puisque c’est le prix de l’éternité ».
MA FLEUR DE MACADAM
Ce matin, je n’ai pas envie de vous parler du temps qu’il fait. Il pleut. Le temps est maussade. Par contre, je pourrais vous parler de la fête des Mères, ce sera dimanche qui vient et la tribu se prépare à célébrer. Je pourrais aussi bien vous parler de mon retour sur deux pieds. À quoi bon, il faut donner le temps au temps dit-on.
Pour ensoleiller cette journée, je préfère vous offrir ma « fleur de macadam » la plus belle des « messagères de vie ».
Quand la poésie s’en mêle, ça vous fait rêver…
VIVRE AU QUÉBEC
«Une petite drôle » de ma belle-sœur Andrée. Je vous la refile en ce weekend riche en émotions de toutes sortes.
VIVRE AU QUÉBEC…
Si tu as déjà porté un manteau d’hiver et des shorts en même temps,
TU VIS AU QUÉBEC!
Si tu mesures la distance en heures,
TU VIS AU QUÉBEC!
Si dans ta voiture tu as déjà passé du chauffage, à A/C et revenu au chauffage dans la même journée,
TU VIS AU QUÉBEC!
Si tu es capable de conduire à 80 Km/ h dans 2 pieds de neige dans une tempête sans broncher,
TU VIS AU QUÉBEC!
Si tu as déjà fait des ajustements aux costume d’Halloween de tes enfants pour qu’ils puissent les porter dessus un habit d’hiver,
TU VIS AU QUÉBEC!
Si tu transportes des câbles à survoltage et que ta femme sait s’en servir,
TU VIS AU QUÉBEC!
Si la limite de l’autoroute est 100km/h que tu roules à 130km/h et que le monde te dépasse,
TU VIS AU QUÉBEC!
Si conduire est préférable en hiver car les nids de poule sont remplis de neige,
TU VIS AU QUÉBEC!
Si tu connais les 4 saisons…,
Presque l’hiver,
l’hiver,
Encore « l’ESTI » d’hiver
et les travaux routiers,
TU VIS AU QUÉBEC!
Si tu trouves moins 6 degrés un peu frisquet,
Tu vis au Québec!
Si tu comprends ces blagues et que tu les envoies à tes copains,
TU VIS AU QUÉBEC!
Et:
Que signifie réellement les lettres suivantes?
TVQ et TPS
…réponse!
TU VIS AU QUÉBEC!
et tu payes en « SACRAMENT ».
Bon WE de notre « si tant beau » Québec!
UNE VISITE DÉSIRÉE
Un rayon de soleil qui vous réchauffe, une brise à peine tiède qui vous enveloppe, le parfum du printemps qui vous monte à la tête, et pour comble de bonheur, la visite d’un petit suisse qui enchante votre moment de rêverie.
Rappelons-nous que les tamias sont désignés couramment au Québec par les termes suisse, petit suisse ou suisse rayé. Le nom vient de la similitude du pelage avec la tenue à rayures des gardes suisses du Vatican.
Assise sur un banc de fortune (une roche de granit) vous voilà conquise par la présence et le va et vient de votre petit compagnon à qui vous offrez, pour le mettre à l’épreuve et voir comment il se débrouillera, une provision de noix variées, qu’il enfouira sous vos yeux ébahis, dans sa cachette de fortune.
UN BRIN DE MUGUET
Encore quelques heures et nous serons le 1er mai, la fête du muguet. Je voudrais vous offrir les plus beaux brins de muguet qui soient et vous redire mon amitié, mais chez nous, dame nature est frileuse, et les clochettes ne sont pas encore au rendez-vous.
Patience, patience dans l’azur… chaque atome de silence est la chance…
En ce cas, dites, une photo vaut bien une pensée et mille souhaits?
ENFIN!
Au rancart déambulateur, fauteuil roulant et béquilles. Je reprends du poil de la bête. Je suis sur mes deux « pattes ».Comme cette buse qui scrute les cimes avant de prendre son envol.
Il est venu le temps, d’abord de faire un pas, un petit pas, un autre pas. D’aller plus loin, d’aller au-delà, progressivement, allègrement, comme le tout petit qui fait ses premiers pas.
Puis, est arrivé le temps de regarder au loin, plus loin encore. De franchir l’espace qui nous sépare de « l’inatténiable, » pour enfin l’atteindre.
Chaque jour est un recommencement qui fait appel à la continuité. Tout repose non seulement sur la persévérance, mais aussi, sur cet appel des autres qui deviennent raisons d`être.
Vos souhaits chaleureux, vos commentaires nombreux et bienveillants et ce rendez-vous à ne pas « louper » contribuent, jour après jour, à nourrir ma détermination et mon espoir de vous revoir.
Hier, d’un geste symbolique, l’homme a rangé mes skis m’avisant qu’ils sont prêts pour la prochaine saison. « Bien d’accord » lui répondis-je.
Je vous souhaite bon dimanche et une belle cueillette de muguets.
À BORD D’UN 747
Ingrate page blanche qui vous coupe l’appétit et vous empêche parfois de dormir. Le quotidien est souvent avare d’inspiration : routine, temps gris, absence d’émotion vive, d’éclat de rire. Si bien, que vous n’avez rien à dire et pourtant vous aimeriez faire un petit brin de causette sur votre blog.
Il vous revient une anecdote à la mémoire, et pas la moindre.
La scène se passe à bord d’un 747.
Votre sac à main est sous le siège avant. Votre ceinture de sécurité bouclée. Vous êtes confortablement enfoncée dans votre fauteuil légèrement incliné.
Depuis cinq bonnes minutes déjà, l’oiseau d’acier vous porte en douceur vers une destination qui vous promet mer et monde. Vous êtes au septième ciel.
Soudain, le commandant de bord interrompt votre rêverie pour vous souhaiter la bienvenue, vous informer de la durée du vol, de l’altitude pendant la traversée, du temps qu’il fait à destination, de l’heure d’arrivée, etc. La voix est douce, calme, jeune. Du coup, vous avez un léger sursaut en découvrant, ce qu’on ne vous a pas dit avant le départ (pourquoi l’avoir fait d’ailleurs, ce n’est pas dans les habitudes) que le pilote est une femme.
Il y a belle lurette que vous militez pour que les femmes aient accès aux métiers non traditionnels. Ce n’est donc pas le moment de vous étonner. Pas plus qu’il n’est question de laisser « échapper » un « Ah! Mon Dieu ». Il y en a bien d’autres qui le feront à votre place. Exemple : le bon monsieur de la rangée voisine qui, pour se montrer drôle ou pour calmer sa peur adresse à qui veut l’entendre :
« Heureusement qu’il y a des hommes à bord! »
De plus en plus de femmes se dirigent vers des métiers non traditionnels, cependant que la réaction des passagers et les propos tenus vous amènent à penser :
« Combien seraient montés à bord, sans un petit pincement au cœur, sachant que le pilote était une femme? ».
Bonne nuit,
ENTRE DEUX CHAISES
Entre un passé qu’il regrette
et un avenir qu’il espère,
l’homme est comme entre deux chaises.
Jean Antoine Petit