Le plus long des voyages
commence par un simple pas
Le plus long des voyages
commence par un simple pas
C’est la saison des chatons. Épis perchés à même les branches encore nues, on ne sait pas très bien qui ils sont, mais ils enchantent chaque printemps par leur arrivée précoce.
Ne pouvant accompagner l’homme à sa marche matinale, je lui ai demandé d’observer en cours de route pour voir si les chatons sont apparus.
Vous ne le croirez pas, mais il est revenu avec une gerbe de chatons.
Les chatons ne sont ni des fleurs, ni des bourgeons. Ils n’ont ni odeur, ni nectar. Ce sont des petits épis pendants ou non apparaissant avant les feuilles, en février/mars pour les plus précoces. Souvent recouverts d’un duvet particulièrement doux, ils ont naturellement pris le nom de chatons. En botanique, il s’agit d’inflorescences souples servant à la reproduction des espèces. Soit les organes sexuels de nos forêts. Les mâles portent le pollen et les femelles les ovaires.
Généralement, aucun insecte pollinise ces chatons. Ici, le vent fait tout le travail, de manière un peu aléatoire même et sans aucune garantie de résultat. Ainsi, les arbres produisant des chatons sont ce que certains botanistes appellent des « arbres sociaux ». Ils vivent en groupe, tout près les uns des autres. C’est le cas des peupleraies et des hêtraies. Mais aussi des arbres de la famille des bétulacées comme les aulnes, les charmes, les noisetiers…
Cette technique des épis à l’air possède également la fâcheuse faculté de provoquer les allergies au pollen. Produit en énorme quantité par les chatons pour augmenter les chances de succès, il peut voyager très, très longtemps.
Source : Gerbeaud.com.
Hier, c’était Pâques. Pour moi, rien à voir avec ces Pâques de mon enfance, de ma jeunesse, fête précédée de ses dimanches des Rameaux, ses semaines saintes; ses chemins de croix, ses liturgies pascales, ses cloches revenues de Rome le samedi saint annonçant à toute volée la fin du carême. Pâques, avec ses chapeaux fleuris, ses bonbonnières, ses lapins et ses poules en chocolat.
Au refuge, cette année, Pâques prend l’allure d’une fête réinventée. La tribu entière est présente. Vingt-quatre cœurs à aimer, vingt-quatre bouches attablées.
Cette année, à cause de ma « patte folle » comme dit si bien Françoise la Comtoise, les rôles sont inversés. Tous offrent gentiment leur aide. Il faut voir la brigade dans la cuisine.
Au menu, les œufs bénédictine accompagnés de jambon à l’érable et à la bière, les fèves au lard au sirop d’érable, les pommes de terre dauphinoises, le rôti de porc et sa graisse de rôti et pour dessert le gigantesque lapin de Pâques en gâteau, fait main par Iseult, Fiona et William.
Cette année, l’homme, chez qui dort encore un gamin, réalise un rêve. Celui d’offrir à chacun de ses enfants et petits-enfants une toupie en bois, mais pas n’importe laquelle. Permettez que je précise.
Un jour, il y a des lunes de cela, ayant l’habitude de rapporter un souvenir dans ses bagages, le voyageur éprouve un «coup de cœur» pour une irrésistible toupie en bois.
Cinquante ans plus tard, voilà que le rêve de l’aïeul prend forme, le jour où il découvre chez un copain, adepte de ski et de golf, l’incomparable artisan qui crée des merveilles sur son tour à bois. Sans même se soucier de la réaction que pourrait susciter auprès de ses descendants en se voyant décerner un tel objet, il fait appel aux talents de l’artisan en question et grâce à lui, le jour de Pâques, le bon grand père offrira à sa «tribu » une toupie authentique à celle qu’il a conservée précieusement dans son coffre aux trésors.
Le moment venu, le magicien fait jaillir de sa boîte à surprises autant de toupies qu’il compte d’héritiers. La suite de cette merveilleuse histoire, elle est en photos. Jamais nous n’aurions imaginé que les toupies connaitraient autant de succès.
Pendant ce temps, la dame de la maison quitte la cuisine
pour s’adonner au plus beau métier du monde.
« Pâques c’est peut-être aussi croire à l’importance de notre existence et à la valeur des gestes que l’on pose. »
En ce moment de rêve, j’ai en tête le très beau poème de Charles Péguy. Il débute ainsi :
« Rien n’est beau comme un enfant qui s’endort en faisant sa prière, dit Dieu.
Je vous le dis, rien n’est aussi beau dans le monde.
Je n’ai jamais rien vu d’aussi beau dans le monde,
Et pourtant j’en ai vu des beautés dans le monde
Et je m’y connais. Ma création regorge de beautés.
Ma création regorge de merveilles.
Il y en a tant qu’on ne sait pas où les mettre.
J’ai vu les millions et les millions d’astres rouler sous mes pieds comme les sables de la mer.
J’ai vu des journées ardentes comme des flammes ;
Des jours d’été de juin, de juillet et d’août.
J’ai vu des soirs d’hiver posés comme un manteau.
J’ai vu des soirs d’été calmes et doux comme une tombée de paradis.
Tout constellés d’étoiles.«
La tribu tout entière se joint à moi et à l’homme de ma vie, pour vous souhaiter de très joyeuses Pâques.
Aujourd’hui, la dame de la maison est à la cuisine…
Bonne nouvelle! Elle se déplace en béquilles en posant 50% de son poids sur le pied chouchou. Incroyable! Époustouflant! Formidable!
Charlotte vous offre son plus beau sourire et vous souhaite un mois d’avril ensoleillé.
Je viens de recevoir cet important message de Jean Provencher concernant l’arrivée hâtive des Colibris au Québec, Jean Provencher nous invite à leur donner un coup de pouce en installant des abreuvoirs pour colibris.
Nos colibris seront vraiment là incessamment. Sans doute entraînés par cette vague de chaleur d’une dizaine de jours venant du golfe du Mexique, ils ont traversé les États-Unis en un rien de temps. On n’a pas connu de montée aussi rapide depuis qu’on tient des registres d’observations à leur sujet. Si nous comparons la carte de leur progression l’année dernière à travers les États-Unis à celle de cette année, ils arrivent au moins un mois avant le temps
Mais voilà. La chaude température de la semaine dernière est disparue. Après un voyage épuisant, ils mettent patte ici dans une contrée redevenue ce qu’elle est en temps «normal» à ce moment-ci de l’année, une contrée froide. Il y a quelques heures, on les signalait dans le sud de l’Ontario et en Nouvelle-Écosse. Aucune de leurs fleurs habituelles n’est encore présente. Les insectes se font rares. Comment peuvent-ils donc se restaurer ?
Il nous faut donner un coup de pouce à ces pionniers, ces premiers arrivants. Personnellement, je crains une forte sélection naturelle, j’ai peur que nous en échappions beaucoup, que seuls demeurent les plus forts. Pourquoi ne pas mettre en place dès maintenant un de vos abreuvoirs à colibri, histoire de leur tendre la main ?
En préparant votre mélange de sucre blanc et d’eau, soyez généreux. Allez-y d’un mélange très sucré, une portion de sucre pour deux d’eau, même une portion de sucre pour une d’eau. Vous diminuerez le sucre dans quelques semaines. Après ce long voyage, il faut leur épargner de revenir et revenir constamment à l’abreuvoir boire une eau pauvre en sucre. C’est de repos et d’une nourriture tonifiante, propre à les remettre en condition et à leur permettre de traverser nos nuits froides, dont ils ont maintenant besoin.
Ce n’est pas la descente aux enfer,
Mais, un jour plus près de la victoire.
Je vous souhaite une excellente journée,
En toute mobilité.
Ce matin, serait-ce la grisaille du ciel, l’absence de la neige fondue trop rapidement, un brin de froidure indiqué sur le thermomètre, vous ne sauriez dire, mais en attrapant votre « marchette » à la levée du lit, vous la ressentez devenir un boulet, enfreignant votre légitime liberté.
Plus tard, debout, face à l’ingratitude du « miroir », loin de vous renvoyer un sourire, projette le visage d’une personne que vous refusez de reconnaitre. Déçue, vous détournez le regard pour apercevoir la sempiternelle « chaudière » qui vous sert de tabouret sous la douche.
Comme par miracle, vous vous souvenez d’une tante, très mondaine, qui possédait une «vanité » sorte de trésor de petit meuble surmonté d’un joli miroir devant lequel, s’assoyait la dame pour se faire une beauté. Il y avait là, des flacons de parfum, des petits pots de crème, des peignes, des brosses à cheveux, des épingles magnifiques pour retenir le chignon, des rouges à lèvres, des ombres à paupières, des fards à joues. En admirant ce décor de princesse, vous rêviez de posséder un jour, une semblable « vanité ».
Ce n’est pas aujourd’hui que vous allez sombrer dans la morosité. Devant le comptoir de votre salle de bain métamorphosé en « vanité de fortune », vous vous assoyez triomphalement sur votre précieuse « chaudière » et sous vos yeux ravis, la chrysalide devient papillon. Puis, une fois les dix-sept marches descendues allègrement, le sourire fendu d’une oreille à l’autre, vous lancez à votre « aidant naturel » qui vous accueille les bras ouverts. « Que dirais-tu si je t’invitais au resto? » Vous voilà en route, escortée de votre galant, incluant fauteuil roulant et « marchette. »
Après tout, n’est-il pas mieux de rire que de pleurer.
Québécisme le nom marchette (« déambulateur ») constitue une expression particulière au Québec.
Cette fois, les sceptiques seront confondus.
En mars 2007, je publiais sur mon blog une note accompagnée d’une éloquente photo de l’homme de ma vie en train de prouver qu’au moment de l’équinoxe, les œufs tiennent debout. En septembre 2009, je soulignais de nouveau le phénomène. En mars 2010, je revenais sur le sujet avec une note intitulée :l’œuf de l’équinoxe. (voir archives sur mon blog)
Vous pensez bien que le jour où nous avons atterri à Quito en Équateur, notre première destination terrestre allait être la « Mitad del Mundo » (le milieu du monde – Ligne de l’Équateur).
Au pied de l’imposant monument qui marque la latitude zéro, je m’étais jurée (occasion unique), de mettre un pied dans chaque hémisphère. C’est à cet endroit précis, lorsque le soleil brille à la verticale, qu’il ne projette ni votre ombre ni celle des autres visiteurs.
À quelques pas de là, au musée Solar Inti Nan, précisément situé sur la ligne équatoriale définie par GPS, les touristes sont invités à observer de quelle façon les eaux se déversent de chaque côté de l’équateur. Du coup, je n’allais pas rater l’occasion de photographier le guide qui, sous le regard émerveillé des visiteurs nous fit vivre l’expérience de l’œuf qui tient debout.
À votre tour maintenant