« Il n’est pas d’hiver sans neige,
de printemps sans soleil
de joie sans être partagée.«
proverbe Serbe
« Il n’est pas d’hiver sans neige,
de printemps sans soleil
de joie sans être partagée.«
proverbe Serbe
Vous avez ri aux larmes et vous riez encore…
Le bulletin de nouvelles passé, toujours aussi lugubre et grisâtre, vous annoncez à votre « aidant naturel » (tâche attribuée par les fonctionnaires provinciaux à celui ou celle qui prend l’autre en charge. L’autre est le proche et non le prochain. Celui des deux qui a perdu momentanément son autonomie physique.) Dans ce cas-ci, « l’aidant », c’est l’homme de votre vie. À ce titre, « pour le meilleur et pour le pire », avait précisé le bon curé au moment de bénir votre union.
« L’aidant naturel » a une fonction non rétribuée et non syndiquée et pas nécessairement qualifiée. Il (l’aidant) est selon sa description de tâches, en disponibilité, le jour et la nuit, les samedis et dimanches et les vacances aussi. Souvent jusqu’à épuisement ou jusqu’à ce que mort s’ensuive. Vous exagérez, mais « l’aidant naturel » n’en pense pas moins.
Assez d’éloges envers « l’aidant naturel ». Passons à l’autre. L’autre qui ignore tout de la lévitation et continue à rejoindre, sur le « fessier », l’étage que vos amis appellent amoureusement: le septième ciel.
« Ha! ce qu’on est bien! » Pensez-vous, libérant votre engin (la marchette) qui ne vous quitte pas d’un pas, pour vous laisser tomber sur la couette invitante à souhait.
Têtes sur l’oreiller, avant de sombrer dans un sommeil réparateur, vous avez l’habitude de vous raconter des choses, des anecdotes, de revivre les bons moments de la journée, à l’occasion, d’évoquer un souvenir lointain. Soudain « votre aidant naturel » recroquevillé en chien de fusil, se met à imiter le bruit sourd du paquebot qui quitte le port. Puis, recommence. Le vrombissement sourd s’intensifie, Il réajuste la note, l’amplifie. Auditrice silencieuse, vous riez dans votre barbe. Au quatrième départ du bateau qu’il imite, vous éclatez de rire. Vous voilà prise d’un fou rire. Vous en venez à rire aux larmes. Pliée en deux, presque étouffée de rire vous lui demandez : Cette fois, quel est ce nouveau paquebot qui quitte le port?
Vous avez bien ri. En regardant votre « loup de mer-aidant naturel », du coup, il vous vient à la mémoire le Lai du Chèvrefeuille de Marie de France. À bien y penser, vous vous dites :
« Ainsi va la vie, ni lui sans moi, ni moi sans lui. »
Ce soir, loin de sauter à cloche-pied, je marche dans ma tête. Me voilà au Pérou, en train de revivre l’un de mes innombrables moments d’extase. Celui d’apercevoir la silhouette du candélabre de Paracas, taillé dans la falaise par les anciens Paracas. (Civilisation qui s’épanouit, pense-t-on entre 300 avant notre ère et 200 apr. J.-C.
Selon certains scientifiques, ce géoglyphe de 200 m de long sur 60 m de large représente la constellation de la Croix du Sud. Pour d’autres chercheurs, le Candélabre représente un cactus stylisé, symbole de puissance dans la culture Chavin. Quoi qu’il en soit, il semble que le Candélabre a aussi servi de repères aux navigateurs.
Bonne nuit.
Machu Picchu, un désir réalisé.
« Il ne t’est jamais donné un désir sans que te soit donné le pouvoir de le rendre réalité. »
Ces jours-ci, je m’accroche à cette « affirmation » de Richard Bach.
Aujourd’hui, on dirait un temps de printemps. Bientôt, les érables couleront et ce sera le moment de les entailler. « Le temps des sucres ». On nous annonce des températures de “redoux ” une sorte de dégel hâtif pour la semaine prochaine. La tribu est sur skis et s’en donne à cœur joie.
Je ne vous répéterai jamais assez que vos commentaires sont mes petits bonheurs quotidiens. À ce propos, parlons de la chaudière, puisqu’elle a soulevé l’intrigue. Remarquez qu’au moment d’écrire ma note, j’ai eu une sorte de petite gêne, sachant que la chaudière avait prioritairement une fonction qui se rapporte au système de chauffage.
L’autre “chaudière ” la mienne, expression courante et usuelle chez nous, est tout bonnement un seau. Ce récipient cylindrique muni d’une anse servant à transporter des liquides ou diverses matières. La chaudière fait partie de nos objets domestiques. Elle a mille et un usages. On transportera volontiers une chaudière d’eau. Remplie de terre, on y plantera un jeune arbre. Les savons à lessive, les détergents sont souvent vendus dans des chaudières de 20 livres. Au printemps, quelque part au Québec, on “ramassera ” des “chauiéres ” d’eau d’érable quand ceux-ci couleront à “siau ” (Québécismes).
Ne disposant pas d’un tabouret dans mon refuge, je ne me voyais pas vous avouer que pour prendre ma douche, il me faille m’asseoir sur un seau. Il me semble que la « chaudière de 20 livres » a des allures tellement plus exotiques.
Bon dimanche et profitez bien de vos deux jambes pour célébrer le temps qui passe.
Votre présence virtuelle, vos bons souhaits, vos commentaires, me rejoignent, m’habitent et me touchent profondément. Grâce à vous tous, je reçois ma « plus que part » de petits bonheurs quotidiens. Merci. Merci mille fois.
Pour la douche, vous avez raison, le tabouret est l’objet par excellence. Mon « infirmier de fortune » a trouvé, tenez-vous bien, une chaudière toute blanche qu’il a renversée en guise de siège et recouvert d’une serviette éponge tout en douceur. Comme dans l’annonce d’un magasin à grande surface, « la madame était contente ».
Je vous souhaite un excellent weekend.
Au fil des jours, je ne m’ennuie pas. Je vis des situations pour le moins loufoques. Vaut mieux en rire. Si je maîtrise la descente et la remontée des marches, toujours sur le même postérieur, il y a bien d’autres obstacles que je ne maîtrise pas encore. Le quotidien me réserve mon lot de surprises. Vous connaissez les expressions : « Aller sous la douche, ou prendre une bonne douche ». Avez-vous déjà pris une bonne douche, mains libres pour vous savonner, en vous tenant en équilibre sur un seul pied? L’autre pied, pour tout l’or au monde, ne doit porter votre poids. Tiens, si je vous posais la question : comment y arriver?
Ce matin, premier mars, Tremblant emprunte des allures d’hiver en chamaille : Poudrerie, rafales, bourrasques de vent. La montagne est enveloppée dans un tourbillon de neige. Les oiseaux volent bas. Hier, l’homme « pourvoyeur » a fait un « shopping » pour la gent ailée : millet, chardon pour les mésanges, les sittelles; graines de tournesol pour les geais bleus; boule de gras pour les pic-bois. Au fait, vous vous souvenez, du petit oiseau brunâtre, dont je n’arrivais pas à trouver l’identité? Jean Provencher, historien très connu chez nous, m’informa qu’il s’agit d’un chardonneret en habit d’hiver et, que bientôt, les mâles retrouveront leur belle couleur jaune.
Bonne nouvelle. Hier je rencontrais mon chirurgien. La guérison va bon train. J’ai dû subir une « reconstruction » du plateau du tibia. Le mot n’est pas exagéré. Une œuvre de maître. J’ai pu voir les radiographies sur l’écran de son ordi. Ouf! Toujours aussi Interdit de mettre du poids sur mon pied pour un autre mois. Je serai sage et patiente. Selon les pronostiques, il se pourrait que nous puissions être de la bloguinade en juin. Je me croise les doigts.
Sur cette note d’espoir, je vous souhaite une bonne nuit.
TIQUILIA NESIOTICA, une plante des Îles Galapagos
Ces jours qui te semblent vides
Et perdus pour l’univers
Ont des racines avides
Qui travaillent les déserts.
La substance chevelue
Par les ténèbres élue
Ne peut s’arrêter jamais,
Jusqu’aux entrailles du monde,
De poursuivre l’eau profonde
Que demandent les sommets.
Extrait de : « Palme » de Paul Valéry