Bulletin de nouvelles de votre éclopée,
Un temps de printemps à Tremblant. Je dévore, des yeux, la montagne qui ne m’a jamais paru aussi belle. Mardi, J’ai compté vingt-deux chevreuils (Cerfs de Virginie) réclamant leur dessert : moulée à la mélasse à saveur de pomme. Depuis, des centaines d’oiseaux voltigent tout autour du refuge et viennent se nourrir de graines de tournesol, de millet, de chardon. Hier nous avons eu la visite d’étrangers. Ils étaient une bonne dizaines à se précipiter dans ma boîte-à-fleurs pour se gaver. Nous croyons qu’il s’agit d’une variété de moucherolles. Les « résidents de ces lieux » poursuivront leurs observations et recherches sur le sujet.
Mardi, les membres de Ski Bon Âge, étaient de passage à Tremblant. Ils eurent une journée exceptionnelle. Conditions de neige impeccables, soleil mur à mur, température clémente à souhait. Bref, tout ce qu’il faut pour apprécier et savourer les plaisirs de l’hiver dans un climat de franche camaraderie.
Vous devinez bien qu’ils furent nombreux skieurs et skieuses, enchantés de la journée, à rendre visite à leur « éclopée » à l’heure de l’apéro. L’amitié n’a pas son pareil dans les circonstances. Il faut voir la carte qu’ils m’offrirent, remplie à plein cœur de messages, de pensées, de souhaits. Un merci, gros comme ça, à vous tous.
L’énigme du moment. : Comment je m’y prenais pour monter les 17 marches qui me conduisent à l’étage, à l’heure du repos. N’ayant pas droit, pour les trois prochains mois, d’utiliser les béquilles (marchette et chaise roulante seulement,) il m’a fallu trouver une façon sécuritaire de monter et de descendre au besoin. N’ayant pas la connaissance de la lévitation, je dus me résigner à une pratique moins spectaculaire. Merci à Louise d’avoir gaiement accepté de se prêter à l’exercice. Vous devinez bien que le rituel quotidien est salutaire. Je suis en train de me « faire des bras » dirait le prof. d’éducation physique, en guise d’encouragement.
La dame à la carte. J’ignorais au moment de livrer une touchante note sur mon blog que, quelques jours plus tard, je deviendrais celle qui, à son tour, recevrait une avalanche de cartes aux enveloppes timbrées France. L’émotion était à son comble. Je l’ai dit et je le répète, ce lien d’amitié virtuel inimaginable qui anime blog50, fut comme un baume réconfortant.
Espérant de tout cœur me retrouver dans les Ardennes en juin prochain, je retourne à ma réalité quotidienne armée de courage, de patience, et d’espoir.


