Mots d’enfants

 

Sonia mon adorable enseignante de belle-fille, communique très souvent avec sa « BMW ». Il ne s’agit pas de cette voiture de luxe qui roule à grande vitesse, mais plutôt de sa « Belle-Maman Walsh ».

Voici cette jolie note qu’elle me faisait parvenir.

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Définition d’un GRAND PARENT? (d’après les enfants d’une classe de 8 ans) :

Les grands-parents, c’est une dame et un type qui n’ont pas d’enfants eux-mêmes. Mais ils aiment beaucoup
les enfants des autres.

Un grand-père c’est un bonhomme, et une grand mère c’est une dame!

Les grands-parents ne font rien d’autre que nous attendre lorsque nous venons les voir . Ils sont
tellement vieux qu’ils ne peuvent pas courir ou jouer à des jeux où on se pousse un peu. Mais c’est drôlement bien lorsqu’ils nous conduisent à des boutiques de bonbons.

Quand on va se promener avec eux ils ralentissent toujours pour nous montrer des feuilles mortes ou des
chenilles.

Ils nous montrent des fleurs, nous parlent de leurs couleurs et nous demandent de ne pas marcher sur des
choses qui craquent, mais ils ne disent pas , « Dépêche-toi. »

Habituellement les grands-mères sont grosses mais ça ne les empêche pas de nouer nos lacets de chaussures .

Ils portent des lunettes et des sous-vêtements très bizarres.

Ils peuvent enlever leurs dents avec leurs gencives.

Les grands-parents n’ont pas « à bien   se conduire ».

On peut leur demander des questions comme’Pourquoi Dieu n’est pas marié?’ ou « Pourquoi les chiens courent
après les chats ? »

Lorsqu’ils nous lisent des livres,   ils ne sautent pas des lignes. Et si on leur demande de nous relire la
même histoire, ils ne disent rien.

Tout le monde devrait avoir une grand-mère, surtout si vous n’avez pas de télévision parce que ce sont
les seuls adultes qui aiment passer du temps avec nous.

Ils savent qu’il faut que nous ayons  un petit goûter avant d’aller nous coucher, ils disent les prières
avec nous et nous embrassent même si ça a mal été.

…Et celui-là, âgé de 6 ans a qui on demandait où sa grand-mère vivait.   »OH, elle vit à l’aéroport, et
quand on veut la voir, on va la chercher. Et lorsque la visite est finie, on la ramène à l’aéroport. »

Grand-papa c’est l’homme le plus gentil de la Terre! Il me montre des tas de trucs, mais je ne le
verrai jamais assez pour devenir aussi calé que lui !

C’est drôle parce que lorsqu’ils se penchent , on entend des fuites de gaz , et ils disent que c’est le
chien .

 

 

 

 

LE BONHEUR DU JOUR

Je laisse à Caroline le soin d’annoncer la naissance de son trésor. Qui mieux que la maman pour raconter une naissance. Je lui ai donc demandé la permission de reproduire le tendre message qu’elle livrait aux parents et amis.

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Bonjour, très chers familles et amis!

Nous avons le plaisir de partager avec vous l’aventure et les grandes surprises que nous avons eues aujourd’hui.

La petite (5lbs 14oz) Charlotte est née ce matin, 15 septembre à 2 h 25. Eh oui, c’est bel et bien une fille contrairement à ce que l’on croyait avoir vu à l’échographie!

Le travail fut tellement court (4 h) que l’accouchement a eu lieu sur le tapis de la salle de bain! La belle petite a donc été accueillie par les mains chaleureuses et rassurantes de sa maman et le support inconditionnel du papa. Les ambulanciers et la sage-femme sont arrivés peu après pour constater que tout était bien sous contrôle, sachant toutefois que nous avions besoin de ciseaux stériles, ceux-là étant essentiels pour couper le cordon!

Les grands-parents paternels étant venus chercher Julien pour le reste de la nuit ont pu aussi aider dans les moments qui suivirent la naissance.

Le tout c’est déroulé dans le calme puisque la petite et la maman se portent à merveille!

Toute une aventure qui se termine bien, on a eu bien de la chance.

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Peut-on recevoir plus beau cadeau d’anniversaire? Les arrières n’ont pu résister à l’envie de se rendre sur les lieux de naissance pour admirer le chef-d’œuvre, féliciter les parents et croquer pour vous, une photo de Charlotte alors âgée de 10 heures.

Félicitations Caroline et Éric vous êtes des Amours.

LES ADIEUX DE MANON

 

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Manon, savez-vous qui c’est. Manon c’est la mignonne poupée « Made in » Franche-Comté, « fait main »  corps et âme par Catherine sur son tour à bois, couverte de vêtements griffés : Charlotte et Françoise.

C’est la Manon qui était heureuse quand je lui ai lu la note de Brigitte nous invitant à la prochaine bloguinade en 2012. Je lui ai promis de l’amener.

Avouons que ce n’est pas aisé pour une poupée de bois de se couper de ses racines et d’entrer dans un pays d’adoption. De penser qu’elle ne reverra peut-être jamais sa françoise et son Gigi. Qui sait? De regarder pour la dernière fois parents et amis, sa chambre, le jardin, le cabanon de la bloguinade qui renferme des trésors.

Les adieux, ça tire les larmes. Il fallait la voir recroquevillée sur elle-même lorsque je l’ai glissée tendrement dans mes bagages.

Ce n’est pas simple d’arriver dans un ailleurs inconnu. De se sentir étrangère, de ne reconnaître personne, d’avoir à se familiariser, à s’intégrer, à se perdre, à se retrouver. On a beau fredonner Duteuil et « sa langue de chez nous » on ne saisit pas toujours les expressions.

Permettez que j’ouvre une parenthèse et vous raconte :

-que cherches-tu Manon? Lui demandai-je un matin

– Je cherche une barre.

–  Une barre pour quoi?

-Tu m’as demandé de barrer la porte.

L’autre jour, je la vois avancer à petits pas, les jambes croisées cherchant désespérément les indications qui la conduiraient aux WC. Vous saurez qu’heureusement, je devinais son besoin urgent.  Je l’ai donc amenée à la toilette.

Il y a des jours où je l’entends sangloter.  Elle veut retourner à Roset Fluant, revoir son patelin, ses copines les « têtes dures ».  J’ai beau lui répéter que je l’aime de tout mon cœur, que bientôt elle se fera tout plein d’amies. Qu’elle viendra skier avec nous, et fera parti de l’équipe des têtes de pioche, rien à faire.  Elle a la nostalgie de son pays la Franche-Comté.

Le Ketchup sur les frites, le beurre de peanut sur les toasts, la meilleure poutine au monde ne lui disent rien. J’ai beau m’évertuer à lui répéter que même la svelte Barbie est une adepte de la poutine, ça ne lui donne pas envie d’en manger.

Non, ce n’est pas facile pour une poupée de bois de prendre racine dans un pays de neige et de froidure, dans un pays de contrastes où les oliviers ne poussent pas, où la lavande se fait rare. La petiote a beaucoup de croûte à manger avant de savourer nos quatre saisons, les copains, les amis d’ici et d’ailleurs et de se sentir chez elle, chez nous.

À la nouvelle de la bloguinade chez Brigitte, sachant qu’elle sera du voyage,  ses yeux sont devenus très brillants et je l’ai vu sourire.  Elle m’a même demandé, pour la première fois,  la permission de nourrir le faon qui attendait devant l’auge.

Pour les besoins de la cause, l’homme s’est fait cordonnier et a remis en place le soulier perdu en chemin.

En suivant Manon du regard,  j’ai pensé à cette célèbre citation:

« Objets inanimés, avez-vous donc une âme

Qui s’attache à notre âme et la force d’aimer..? »

 

LA VIEILLESSE

Un tout petit clin d’oeil avant d’aller dormir.  Vous avez certainement déjà lu cette note mais elle est tellement belle que nous pouvons la relire et à mesure que le temps avance, elle est de plus en plus réaliste.

La vieillesse vue par Philippe Noiret

Il me semble qu’ils fabriquent des escaliers plus durs qu’autrefois. Les marches sont plus hautes, il y en a davantage. En tout cas, il est plus difficile de monter deux marches à la fois. Aujourd’hui, je ne peux en prendre qu’une seule.

A noter aussi les petits caractères d’imprimerie qu’ils utilisent maintenant. Les journaux s’éloignent de plus en plus de moi quand je les lis: je dois loucher pour y parvenir. L’autre jour, il m’a presque fallu sortir de la cabine téléphonique pour lire les chiffres inscrits sur les fentes à sous.

Il est ridicule de suggérer qu’une personne de mon âge ait besoin de lunettes, mais la seule autre façon pour moi de savoir les nouvelles est de me les faire lire à haute voix – ce qui ne me satisfait guère, car de nos jours les gens parlent si bas que je ne les entends pas très bien.

Tout est plus éloigné. La distance de ma maison à la gare a doublé, et ils ont ajouté une colline que je n’avais jamais remarquée avant. En outre, les trains partent plus tôt. J’ai perdu l’habitude de courir pour les attraper, étant donné qu’ils démarrent un peu plus tôt quand j’arrive.

Ils ne prennent pas non plus la même étoffe pour les costumes. Tous mes costumes ont tendance à rétrécir, surtout à la taille. Leurs lacets de chaussures aussi sont plus difficiles à atteindre.  

Le temps même change. Il fait froid l’hiver, les étés sont plus chauds. Je voyagerais, si cela n’était pas aussi loin. La neige est plus lourde quand j’essaie de la déblayer. Les courants d’air sont plus forts. Cela doit venir de la façon dont ils fabriquent les fenêtres aujourd’hui.

Les gens sont plus jeunes qu’ils n’étaient quand j’avais leur âge. Je suis allé récemment à une réunion d’anciens de mon université, et j’ai été choqué de voir quels bébés ils admettent comme étudiants. Il faut reconnaître qu’ils ont l’air plus poli que nous ne l’étions ; plusieurs d’entre eux m’ont appelé « monsieur » ; il y en a un qui s’est offert à m’aider pour traverser la rue.

Phénomène parallèle : les gens de mon âge sont plus vieux que moi. Je me rends bien compte que ma génération approche de ce que l’on est convenu d’appeler un certain âge, mais est-ce une raison pour que mes camarades de classe avancent en trébuchant dans un état de sénilité avancée. Au bar de l’université, ce soir-là, j’ai rencontré un camarade. Il avait tellement changé qu’il ne m’a pas reconnu.

 

C’ÉTAIT HIER…

« L’événement est un signe » le titre résumerait bien ce qui a entouré l’illustre victoire de Jack Layton puis la mort de ce politicien d’exception, décédé des suites d’un cancer, le 22 août dernier. En moins de temps qu’il eut fallu, un homme aura marqué le présent et qui sait, l’avenir de notre pays.

Deux jours avant sa mort, le chef du NPD (nouveau parti démocratique) — nouvellement élu parti de l’opposition officielle à Ottawa — a pris le temps d’écrire une lettre aux Canadiens. Son vibrant message se terminait par un rayon de soleil. Je vous le livre souhaitant que chacun le retienne : « Mes amis, l’amour est cent fois meilleur que la haine. L’espoir est meilleur que la peur. L’optimisme est meilleur que le désespoir. Alors, aimons, gardons espoir et restons optimistes. Et nous changerons le monde. » Signé : Jack Layton.

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La nature fait des siennes c’est temps-ci. Nous sommes revenus — en toute quiétude — du Cap Hatteras, il y a de cela deux semaines. Je remarquais justement en traversant les Outer Banks et observant de chaque côté de la route, les dunes recouvertes de blés de mer. La prolifération de la verdure agrippée dans le sable semblait indiquer l’absence d’ouragan depuis un bon moment.

Hélas, Irène ne s’est pas fait trop attendre de ce côté de l’Atlantique à ce que je vois. Ce matin à Tremblant, « Il fait un vent à décorner les bœufs » Expression bien de chez nous.  La pluie torrentielle – j’imagine — viendra plus tard ou pas, selon le caprice d’Irène. Rien de catastrophique jusqu’alors. Je rassure les cousines blogueuses dont les héritiers vivent au Québec. Dernière observation météorologique : les oiseaux volent bas, serait-ce qu’ils se doutent du mauvais temps à venir.

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Ce weekend, je n’ai pas eu le plaisir de m’extasier en regardant les cyclistes rouler sur le célèbre parcours Paris Brest comme certains blogueurs privilégiés l’ont fait. Vous avez deviné qu’il s’agit de notre « Observateur Nature ». Il nous en mettra surement plein la vue avec ses photos exceptionnelles. Par contre, hier, au refuge, mon fils Lawrence et Nadine ont donné rendez-vous aux PDN un club de cyclistes de vélo de montagne. Après leur randonnée dans les sentiers abrupts et sinueux de Tremblant, ils étaient conviés au refuge pour une traditionnelle épluchette de blé d’Inde.

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Les vélos mis au repos,  on pouvait apprécier ce bel esprit d’équipe et de camaraderie qui règne au cœur de ces adeptes d’un sport exigeant.

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Dans chaque adulte dort un enfant. Il fallait les voir, coude à coude rassemblés autour de la fontaine de chocolat au Brandy

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C’est la saison des fruits et légumes et de tout ce qui poussent dans les jardins.  J’ai préparé pour vous une « assiettée » de tomates assaisonnées d’huile d’olive, cadeau du Grillon, d’ail, de persil de mon jardin d’herbes, d’amour et de quelques capucines pour la présentation.

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Entretemps, craignant les vents dévastateurs et la pluie diluvienne de notre Irène, l’homme à tenu à cueillir sa récolte de poires avant de quitter la maison de toujours pour le refuge,  assurant à tout un c
hacun sa ration et à sa descendance — troisième génération — une bonne provision de purée de poire.

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Pour clore le weekend, je vous offre aussi la fleur du jour. J’espère que vous la recevrez avant que la pluie et le vent aient raison d’elle et chiffonnent sa belle robe rubis. Même notre bestiole préférée est venue s’approvisionner d’arachides en prévision du passage d’Irène.

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Je vous souhaite une excellente semaine. Nous sommes lundi matin, jour calme et ensoleillé. Je pense à Diogène devant son tonneau et me répète comme lui : « encore un jour où il fait trop beau pour travailler ».

GRAND-MAMAN, QUE LIS-TU?

 

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Janvier 1986. Vous venez de recevoir « Une chambre à soi » — l’auteure du pamphlet : Virginia Woolf —, traduit de l’anglais par Clara Malraux. Un tout petit ouvrage. Rien qui ressemble à ces énormes briques à la mode, frisant aisément les quatre ou cinq-cents pages.

Le temps presse. Vous jetez un coup d’œil sur le quatrième de couverture puis, machinalement, vous remettez à plus tard la lecture en vous disant que le titre est bien loin de votre réalité : une entreprise, un mari, trois enfants, des relations professionnelles. Plutôt que de ranger respectueusement l’œuvre sur un rayon de votre bibliothèque réservé aux titres et auteurs qui retiennent votre intérêt – mais à lire plus tard – vous en faites part à C. votre compagne de travail qui s’y montre intéressée.

Août 2011. Vous voilà en train de fermer vos valises, destination « Cape Hatteras », Caroline du Nord. Comme d’habitude, au mois d’août, quinze jours de farniente : bord de mer, soleil, sable, plage à n’en plus finir.  Combien de fois avez-vous apporté une brassée de livres sans jamais oublier l’incontournable « Solitude face à la mer » de l’écrivain Anne Lindbergh. Combien ont été achevés de lire?

Cette fois, dites-vous, un bouquin, à la rigueur deux suffiront. Vous savez que vous n’aurez pas le temps ou si peu. Le roulement des vagues qui se fracasse à vos pieds, les coquillages aux multiples formes et couleurs, et puis, il y a la tribu,  presque entière, sur la plage avec ses châteaux de sable, ses « regarde grand-maman », ses cerfs-volants toujours plus hauts. Puis il y le salin de la mer au goût de dépaysement.

Mille six cents kilomètres plus tard, vous voilà sous votre parasol, les pieds enfouis dans le sable. Distraitement comme le sont les réflexes, vous saisissez le tout petit livre, à peine un doigt d’épaisseur. Qu’elle n’est pas votre surprise quand, en troisième de couverture, vous découvrez une annotation datée 9 avril 86. Vous ne l’aviez jamais vue encore moins lue. Elle s’adresse à vous.

Se peut-il? Le commentaire vous émeut, vous bouleverse. Vous retournez au cœur du livre pour constater que des phrases sont soulignées ou cochées dans la marge, que des coins de pages sont repliés. Pas possible! vous dites-vous, de ne pas en avoir pris connaissance avant cet instant.  Du coup, c’est comme si le livre était habité. Vous le refermez, vous le serrez entre vos doigts. Qu’a pensé votre amie devant cette horrible indifférence, lorsqu’elle vous a suivi du regard, retournant l’ouvrage sur son rayon sans même le feuilleter.

« Maman ne vous reconnaitrait sans doute pas » vous a confié sa fille médecin, il y a de cela quelques mois à peine.

Un quart de siècle plus tard. Il est maintenant trop tard. Elle vous entendrait, mais ne vous écouterait pas. Vous refermez le livre fixant la mer quand arrive par surprise; Tanya, Guillaume et Nancy.

« Grand-maman que lis-tu?

Ce n’est pas tant l’écrit de l’auteure qui importe en ce moment, mais la perte de celle qui a laissé sa marque, avec qui vous souhaiteriez échanger vos impressions, vos sentiments, commenter les réflexions de Virginia Woolf, être en accord ou désaccord; émettre vos points de vue comme vous l’avez fait des centaines de fois au fil des années.

Et, vous avez répondu à vos trésors : “Il faut que je vous raconte, non pas ce que je suis en train de lire — pourtant, ce serait opportun — mais ce qu’il m’est donné de vivre.”

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COUCOU DE « CAPE HATTERAS »

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Nancy, la maman en devenir, vous offre quelques sushis préparés par Guillaume le futur papa et oncle Patrick. Toutes les raisons sont bonnes pour célébrer la tombée du jour à « Cape Hatteras ».

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Les spécialistes à l’oeuvre Patrick et Guillaume. Des As en matière de sushis

Tanya et Sinead vérifient la qualité de la préparationL1040093.JPG

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Les heureux parents se la coulent douce

Bon dimanche!