JOYEUSE FÊTE DES PÈRES
AUX AMIS BLOGUEURS
PAPA, GRAND-PAPA, ARRIÈRE GRAND-PAPA
JOYEUSE FÊTE DES PÈRES
AUX AMIS BLOGUEURS
PAPA, GRAND-PAPA, ARRIÈRE GRAND-PAPA
“Arrêtes de parler grand-maman, tu m’empêches de penser » m’ordonne mon petit-fils William, d‘une voix ricaneuse, tandis que je tente désespérément de décrire le machin que je porte devant les yeux, alors que lui, de son côté, s’affaire à ouvrir ma page Facebook, pour voir la photo et enfin, savoir de quoi je parle. On se comprend?
Une fois de plus, je ris aux éclats. « Jamais je n’aurais osé interpeler ma grand-maman de la sorte sans mériter un “voyons fillette, ce n’est pas ainsi que l’on s’adresse à sa grand-mère. »
Quelle chance. J’en suis arrivée là, dans la vie. D’emblée, je peux faire appel aux connaissances et compétences de l’un ou l’autre de mes neuf petits-enfants. Par bonheur, ils sont tous heureux de me dépanner, de me renseigner. Je n’ai qu’à lancer un: « grand-mère en détresse », sur leur iPhone ou les rejoindre sur Facebook, et la réponse ou la solution arrive via internet sur-le-champ ou presque… La bonne par surcroit!
« Cé-ti » pas merveilleux de vivre entre deux-mondes?
Coucou c’est moi en ce dimanche pluvieux.
« C’est à boire debout!» Un temps gris, un temps maussade, un temps qui vous tend du temps pour lire, écrire, bloguer.
À ce propos, regardez-moi ce champignon. Serait-il un coprinus atramentarius? (coprin noir d’encre) ou un coprinus comatus? (coprin chevelu) Je compare ma photo à celles illustrées dans « Faune et Flore ». Je ne saurais dire si c’est le même champignon. j’aimerais savoir. Je fais appelle aux connaisseurs.
Je vous souhaite une excellente semaine et que le soleil chasse les nuages et brille à nouveau.
Pierrette
Nous sommes le dimanche 22 mai, il fait un temps bucolique, tiède comme un fruit gorgé de soleil. Entourée d’oiseaux qui chantent, virevoltent autour de moi, picorent et se gavent de graines déposées sur la table pour les attirer, c’est l’état de grâce.
Si je suis en mode contemplatif, « Tu médites » prétend ma voisine, quand elle me voit là, à ne rien faire. Elle n’a pas tort. Soyez rassuré, ça, ne dure jamais longtemps.
Soudain, sous mes pieds, je ressens comme une petite secousse. C’est l’Homme en dessous, dans le caveau, sorte de cachette fourre-tout situé sous la galerie où l’on y range : Chaises de jardin, boyaux d’arrosage, vélos et le reste destiné à la vie de plein air.
C’est Lui et son tapage, en train de tirer, hors les murs, je vous le donne en mille: la grande échelle.
Oui, c’est cela : la grande échelle. Dieu sait qu’une fois déployée, elle peut surplomber le toit du refuge. Assez haut merci.
-Non! Tu ne vas pas monter dans ça? Je n’ai pas osé ajouter: » à ton âge ». Cela ne se dit plus quand l’âge est là.
-Oui! Avec ton aide, si tu le veux bien.
Même avec la peur au ventre, qui oserait contrarier ou refuser un homme aussi bien intentionné.
« Le temps est beau, c’est le temps. Je vais nettoyer la gouttière et retirer feuilles mortes, graines de tournesol et autres vestiges hivernaux. L’eau déborde quand il pleut plutôt que de couler allègrement dans le tuyau qui rejoint le sol.
On se souviendra, photos à l’appui que, pour le plaisir des yeux, nous avons suspendu, dans la fenêtre de notre chambre, une mangeoire pour attirer les oiseaux, les nourrir et du coup les observer à la barre du jour, et ce, de notre lit. Vive la retraite et ces petits bonheurs. Au diable les dégâts.
Pour revenir à la grande échelle, de la contemplation à la méditation et de l’admiration du décor qui m’entoure, il ne me reste qu’une option: passer à l’action et aider l’Homme. Remarquez que ce n’est pas désagréable.
Je quitte ma chaise longue, fais un détour côté frigo y déposer un petit vin blanc, pour après… Puis, sans une seconde de plus, je me présente sur le lieu désigné, au pied de l’échelle reposant sur le sol, en prenant soin de chantonner « Où est passée la grande échelle ». J’ai des papillons dans la gorge juste à penser…
À bout de bras, mon grimpeur hisse jusqu’au toit l’indispensable gréement. À voir le stratège, j’avoue ressentir une certaine frayeur. S’il fallait…?
Je lui rappelle, une fois juché là-haut, de ne pas gesticuler comme son cousin octogénaire le fit, le jour où il est tombé au pied de son échelle pour avoir voulu chasser une corneille qui piquait ses cerises Montmorency.
Fort heureusement, l’opération nettoyage se déroula comme un charme. Une fois redescendu sur terre, en me voyant reprendre mon souffle, l’homme a tenu à me rassurer en me promettant de renoncer à jamais à l’usage des échelles.
Aurait-il atteint l’âge de la sagesse?
VAUT MIEUX RIRE AVEC ELLES…
L’aéroport, quand on y est, c’est comme être à l’église, personne ne vous dérange.
Le temps vous appartient
Par bonheur, si vous avez votre ordi, du coup, vous avez tout le temps du monde pour rejoindre vos parents et amis, ces êtres chers, et leur rappeler que vous n’êtes jamais loin d’eux.
UN PETIT BONHEUR DANS LA TEMPÊTE PRINTANIÈRE
LES TARINS DES PINS, (carduelis pinus, famille des Fringillidés) SE DISPUTENT LA COLLATION
C’était Pâques avec ses odeurs de printemps, ses cloches revenues de Rome le jour d’avant; ses jonquilles et ses narcisses qui tendent leurs corolles vers les premiers rayons d’un soleil réchauffant.
C’était Pâques, jour tant attendu depuis le Premier de l’an, pour savoir enfin des parents, si le « Trésor » qui naitra en juillet au sein de la tribu, sera un garçon ou une fille.
Ce sera un garçon prénommé Thomas, nous annoncèrent Maryse et Anthony. Les rubans bleus ont gagné le pari contre les rubans roses, car il était convenu que la tribu porte au poignet, ce jour de Pâques, le ruban à la couleur de sa prédiction. Nous avons levé nos verres aux futurs parents.
C’était Pâques avec ses coutumes,
ses rituels, son brunch aux parfums de traditions; fèves au lard, gratin dauphinois de l’Ancêtre, jambon à la bière et à l’érable;
sa tablée aux 27 couverts et sa brigade
qui en met plein la vue avec son savoir-faire et ses incontournables œufs «bénédictine».
C’était Pâques, sa bonne humeur, ses éclats de rire,
ses «te souviens-tu?» adressés affectueusement; ses jeux improvisés, souvenirs des autrefois entassés pêle-mêle dans sa mémoire, que l’on ressort pour les revivre comme si c’était hier:
Bulles de savon pour les tout-petits,
jeux de société pour les autres.
Pour les sportifs, sauts à la corde, pour les gamins et gamines, balles de neige à qui les lancerait le plus haut pour atteindre la cheminée.
C’était Pâques 2016, avec les milles secondes magiques
que vit une tribu tricotée serrée,
avec ses histoires,
ses complicités,
ses entraides, ses anecdotes,
ses joies et ses peines, ses petits et grands bonheurs,
et ses images, que l’on dépose au fil des ans dans ces sortes de boîtes imaginaires et que l’on se remémore plus tard, beaucoup plus tard.
Le défilé de nos trois témoins inattendus, interrompant les jeux d’une tribu devenue soudain silencieuse et étonnée, vaut bien la plus spectaculaire des tombées de rideau.
Dans les archives, on écrira Pâques 2016.
« C’est la tempête, on ne voit ni ciel ni terre, regardez-moi l’allure tout enneigée. Pas gentil de me laisser dehors. Bourrasques, tourbillons de neige, giboulées, quand ce n’est pas le verglas, le grésille et la pluie. »
« Les « bipèdes» disent que le printemps est là. Pas pour les cerfs croyez-moi.»
AU NOM DE LA TRIBU, JOYEUSE PÂQUES QUAND MÊME…
Avant de vous souhaiter une bonne fin de journée, je tiens à vous rappeler que l’équinoxe du printemps aura lieu le 20 mars prochain.
On se rappellera que les équinoxes de septembre et de mars sont les deux moments de l’année où le jour et la nuit sont approximativement de même durée.
LES SCEPTIQUES SERONT CONFONDUS
C’est aussi le moment où un œuf tient debout sur une surface lisse, et ce, sans basculer. (À vérifier sur jevousregardevivre.blog50.com. Section archives; toutes les archives et sélectionner 2007-09). Le titre de la note : « Bravo, ils sont debout » Vous en aurez la preuve…
À bientôt