CEUX QUI FONT L’HISTOIRE

Durant la dernière guerre, Churchill pénétra  dans le bureau de De Gaulle dans un costume exentrique: noeud papillon à pois, chemise rayée et costume à carreaux.

Le général toujours en uniforme, leva la tête, sourit et dit à son hôte:

« Tiens c’est le carnaval à Londres aujourd’hui?

-Que voulez-vous, répond l’autre, tout le monde ne peut pas se déguiser en soldat inconnu!

 


ON A DEMANDÉ AU DALAI LAMA…

 

 

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« Qu’est-ce qui vous surprend le plus dans l’humanité? »

Il a répondu

« Les hommes…Parce qu’ils perdent la santé pour accumuler de l’argent, ensuite ils perdent de l’argent pour retrouver la santé.

Et à penser anxieusement au futur, ils oublient le présent de telle sorte qu’ils finissent par non vivre ni le présent ni le futur.

Il vivent comme si ils n’allait jamais mourir…

…Et meurent comme si ils n’avaient jamais vécu. »

 

 

jeu de mots

Pour célébrer mon retour parmi vous,

je vous livre ce jeu de mots.

 


 

L’emploi du pronom indéfini…

« Il était une fois quatre individus qu’on appelait

 

Tout le monde – Quelqu’un – Chacun – et Personne.

Il y avait un important travail à faire,
Et on a demandé à Tout le monde de le faire.
Tout le monde était persuadé

que Quelqu’un le ferait.
Chacun pouvait l’avoir fait,

mais en réalité Personne ne le fit.

Quelqu’un se fâcha car c’était

le travail de Tout le monde !
Tout le monde pensa que

Chacun pouvait le faire
Et Personne ne doutait

que Quelqu’un le ferait…

En fin de compte, 

Tout le monde fit

des reproches à Chacun
Parce que Personne n’avait fait

ce que Quelqu’un aurait pu faire.

*** MORALITÉ ***

Sans vouloir le reprocher

à Tout le monde,
Il serait bon que Chacun
Fasse ce qu’il doit

sans nourrir l’espoir
Que Quelqu’un

le fera à sa place…
Car l’expérience montre que
Là où on attend Quelqu’un,
Généralement

on ne trouve Personne !
…………………………………………………………………………………….


Il faut le transférer à tout le monde

afin que chacun puisse l’envoyer

à quelqu’un sans oublier personne.


 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

AVOIR ET ÊTRE

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Nous sommes samedi.  Un samedi coincé entre la pluie et le beau temps. Je reçois un courriel de Marie, une amie de toujours, une presque-sœur qui fut cette collègue des heures de grands défis, cette partenaire de projets audacieux.  Imaginez que pendant des années, cette complicité professionnelle entre nous était agrémentée de multiples courses au grand-mèria. 

 

 

 

 

Je vous raconte : tandis que nos filles Marie-Josée et Cindy se cambraient, s’alourdissaient à vue d’œil, nous les grands-mères en puissance ne causions plus ensemble que de berceau, layette, ruban bleu, ruban rose.

 

Dans ces fébriles courses au grand-mèria qui s’échelonnèrent des années durant, provoquées par l’un ou l’autre de nos enfants,  Marie se classait toujours bonne première. Clopin-clopant, j’arrivais deuxième. Elle me devançait d’une longueur. Quelques vingt années plus tard, nous voilà de nouveau engagées dans la course, cette fois, à l’arrière-grand-mèria. Une fois de plus ma vieille amie vient de gagner. Elle est devenue arrière grand-mère depuis un mois. Bonne seconde, je le serai en novembre prochain.

 

Pour revenir à ce samedi pluvieux et à Marie, voici ce qu’elle me fait parvenir craignant que je sois en mal d’inspiration. Sur cette note,

Je  vous souhaite un excellent dimanche.

À Marie, en ce jour d’anniversaire de naissance, je lui souhaite AVOIR beaucoup de plaisir et ÊTRE heureuse.

 

AVOIR ET ÊTRE

 

Loin des vieux livres de grammaire,

Écoutez comment un beau soir,

Ma mère m’enseigna les mystères

Du verbe être et du verbe avoir

 

Parmi mes meilleurs auxiliaires,

Il est deux verbes originaux

Avoir et être étaient de frères

Que j’ai connus dès le berceau.

 

Bien qu’opposés de caractère,

On pouvait les croire jumeaux,

Tant leur histoire est singulière.

Mais ces deux frères étaient rivaux.

 

Ce qu’Avoir aurait voulu être

Être voulait toujours l’avoir.

À ne vouloir ni dieu ni maître,

Le verbe Être s’est fait avoir.

 

Son frère Avoir était en banque

Et faisait un grand numéro,

Alors qu’Être toujours en manque

Souffrait beaucoup de son ego.

 

Pendant qu’Être apprenait à lire

Et faisait ses humanités,

De soon côté sans rien lui dire,

Avoir apprenait à compter.

 

Et il amassait des fortunes

En avoirs, en liquidités.

Pendant qu’Être, un peu dans la lune

S’était laissé déposséder.

 

Avoir était ostentatoire

Lorsqu’il se montrait généreux,

Être en revanche, et c’est notoire,

Est bien souvent présomptueux.

 

Avoir voyage en classe affaires,

Il met tous ses titres à l’abri.

Alors qu’Être est plus débonnaire,

Il ne garde rien pour lui.

 

Sa richesse est tout intérieure

Ce sont les choses de l’esprit.

Le verbe Être est tout en pudeur

Et sa noblesse est à ce prix.

 

Un jour à force de chimères

Pour parvenir à un accord,

Entre verbe ça peut se faire,

Ils conjuguèrent leurs efforts.

 

Et pour ne pas perdre la face

Au milieu des mots rassemblés,

Ils se sont répartis les tâches

Pour enfin se réconcilier.

 

Le verbe Avoir a besoin d’Être

Parce qu’être, c’est exister.

Le verbe Être a besoin d’avoirs

Pour enrichir ses bons côtés.

 

Et de palabres interminables

En arguties alambiquées,

Nos deux frères inséparables

Ont pu être et avoir été.

Auteur inconnu

 

Merci le Grillon Heureux de me rappeler que « l’auteur inconnu » est Yves Duteuil