Manon a la larme à l’oeil

 

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Il fallait que je trouve le courage d’annoncer à Manon qu’il n’y a pas de bloguinade pour nous cette année. Depuis des jours qu’elle m’observait. J’ai l’impression qu’elle pressentait une épreuve. Chaque fois que j’étais à mon ordi, elle jetait un œil sur mon écran pour voir de quoi je causais.  Il faut dire que Manon partage ma table de travail. Elle aime entendre vos commentaires que je lui lis fidèlement. C’est un peu comme si elle se sentait plus proche des siens, de ses cousines, de son pays d’origine, devenu son beau pays loin là-bas.

Puis ce matin, il a bien fallu que je lui annonce la mauvaise nouvelle. Ç’aurait été notre jour de départ. Inconsolable la Manon. Ses sanglots me déchirent le cœur. Elle ne veut rien entendre. C’était son rêve de revivre une bloguinade, de retrouver les cousins, cousines, de les saluer, de leur faire la bise, de leur tendre la main, de répéter combien nous sommes privilégiés de vivre cette expérience extraordinaire, fleuris de moments inoubliables qui réchauffent les amitiés.

J’ai beau lui expliquer, tenter de lui faire comprendre… de lui répéter que nous nous reprendrons l’an prochain. Rien n’y fait. Elle est recroquevillée dans son petit coin. Elle a la larme à l’œil. Sa déception est immense. Elle me fait des reproches. Elle m’en veut.

J’ai beau me « désâmer » à lui répéter que je partage son immense déception, que c’est elle qui devrait me consoler. Elle fait la sourde oreille, et tourne la tête. Elle est sans pitié.

Voilà à quoi ressemble ce dimanche pré-bloguinade. 

 

UN COUCOU PASCAL

La tribu tout entière se joint à moi et à l’homme de ma vie, pour vous souhaiter de très joyeuses Pâques.

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Aujourd’hui, la dame de la maison est à la cuisine…

Bonne nouvelle! Elle se déplace en béquilles en posant 50% de son poids sur le pied chouchou. Incroyable! Époustouflant! Formidable!

LA SOLITUDE…

 

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Votre présence virtuelle, vos bons souhaits, vos commentaires, me rejoignent, m’habitent et me touchent profondément. Grâce à vous tous, je reçois ma « plus que part » de petits bonheurs quotidiens. Merci. Merci mille fois.

Pour la douche, vous avez raison, le tabouret est l’objet par excellence. Mon « infirmier de fortune » a trouvé, tenez-vous bien, une chaudière toute blanche qu’il a renversée en guise de siège et recouvert d’une serviette éponge tout en douceur. Comme dans l’annonce d’un magasin à grande surface, « la madame était contente ».

Je vous souhaite un excellent weekend.

UNE HISTOIRE DE DOUCHE

Au fil des jours, je ne m’ennuie pas. Je vis des situations pour le moins loufoques. Vaut mieux en rire. Si je maîtrise la descente et la remontée des marches, toujours sur le même postérieur, il y a bien d’autres obstacles que je ne maîtrise pas encore. Le quotidien me réserve mon lot de surprises.  Vous connaissez les expressions : « Aller sous la douche, ou prendre une bonne douche ». Avez-vous déjà pris une bonne douche, mains libres pour vous savonner, en vous tenant en équilibre sur un seul pied? L’autre pied, pour tout l’or au monde, ne doit porter votre poids. Tiens, si je vous posais la question : comment y arriver?

Ce matin, premier mars, Tremblant emprunte des allures d’hiver en chamaille : Poudrerie, rafales, bourrasques de vent. La montagne est enveloppée dans un tourbillon de neige. Les oiseaux volent bas. Hier, l’homme « pourvoyeur » a fait un « shopping » pour la gent ailée : millet, chardon pour les mésanges, les sittelles;  graines de tournesol pour les geais bleus; boule de gras pour les pic-bois.  Au fait, vous vous souvenez, du petit oiseau brunâtre, dont je n’arrivais pas à trouver l’identité? Jean Provencher, historien très connu chez nous, m’informa qu’il s’agit d’un chardonneret en habit d’hiver et, que bientôt, les mâles retrouveront leur belle couleur jaune.

Bonne nouvelle. Hier je rencontrais mon chirurgien. La guérison va bon train. J’ai dû subir une «  reconstruction » du plateau du tibia. Le mot n’est pas exagéré. Une œuvre de maître. J’ai pu voir les radiographies sur l’écran de son ordi. Ouf! Toujours aussi  Interdit de mettre du poids sur mon pied pour un autre mois.  Je serai sage et patiente. Selon les pronostiques, il se pourrait que nous puissions être de la bloguinade en juin. Je me croise les doigts.

Sur cette note d’espoir, je vous souhaite une bonne nuit.

UN MATIN DE SOUVENANCES

TIQUILIA NESIOTICA, une plante des Îles Galapagos

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Ces jours qui te semblent vides
Et perdus pour l’univers
Ont des racines avides
Qui travaillent les déserts.
La substance chevelue
Par les ténèbres élue
Ne peut s’arrêter jamais,
Jusqu’aux entrailles du monde,
De poursuivre l’eau profonde
Que demandent les sommets.

 

Extrait de : « Palme » de Paul Valéry

 

 

NOUVELLES DE L’ÉCLOPÉE

Bulletin de nouvelles de votre éclopée,

Un temps de printemps à Tremblant. Je dévore, des yeux, la montagne qui ne m’a jamais paru aussi belle. Mardi, J’ai compté vingt-deux chevreuils (Cerfs de Virginie) réclamant leur dessert : moulée à la mélasse à saveur de pomme. Depuis, des centaines d’oiseaux voltigent tout autour du refuge et viennent se nourrir de graines de tournesol, de millet, de chardon. Hier nous avons eu la visite d’étrangers. Ils étaient une bonne dizaines à se précipiter dans ma boîte-à-fleurs pour se gaver. Nous croyons qu’il s’agit d’une variété de moucherolles. Les « résidents de ces lieux » poursuivront leurs observations et recherches sur le sujet.

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Mardi, les membres de Ski Bon Âge, étaient de passage à Tremblant. Ils eurent une journée exceptionnelle. Conditions de neige impeccables, soleil mur à mur, température clémente à souhait. Bref, tout ce qu’il faut pour apprécier et savourer les plaisirs de l’hiver dans un climat de franche camaraderie.

Vous devinez bien qu’ils furent nombreux skieurs et skieuses,  enchantés de la journée, à rendre visite à leur « éclopée » à l’heure de l’apéro. L’amitié n’a pas son pareil dans les circonstances. Il faut voir la carte qu’ils m’offrirent, remplie à plein cœur de messages, de pensées, de souhaits. Un merci, gros comme ça, à vous tous.

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L’énigme du moment. : Comment je m’y prenais pour monter les 17 marches qui me conduisent à l’étage, à l’heure du repos. N’ayant pas droit, pour les trois prochains mois, d’utiliser les béquilles (marchette et chaise roulante seulement,) il m’a fallu trouver une façon sécuritaire de monter et de descendre au besoin. N’ayant pas la connaissance de la lévitation, je dus me résigner à une pratique moins spectaculaire. Merci à Louise d’avoir gaiement accepté de se prêter à l’exercice. Vous devinez bien que le rituel quotidien est salutaire. Je suis en train de me « faire des bras » dirait le prof. d’éducation physique, en guise d’encouragement.

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La dame à la carte.  J’ignorais au moment de livrer une touchante note sur mon blog que, quelques jours plus tard, je deviendrais celle qui, à son tour, recevrait une avalanche de cartes aux enveloppes timbrées France. L’émotion était à son comble. Je l’ai dit et je le répète, ce lien d’amitié virtuel inimaginable qui anime blog50,  fut comme un baume réconfortant.

Espérant de tout cœur me retrouver dans les Ardennes en juin prochain, je retourne à ma réalité quotidienne armée de courage, de patience, et d’espoir.