UN PERPÉTUEL RECOMMENCEMENT

 

Un dimanche saupoudré de neige à Tremblant.  Le petit déjeuner est servi au refuge :

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moulée et pommes pour le faon. 

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Arachides pour les geais bleus,

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  graines de tournesol pour les sittelles à gorge blanche.

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L’écureuil roux vient chercher sa ration de biscottes

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sans compter sur la présence du « gros noir » qui bouffe la part des autres. 

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Petit-déjeuner, geste d’amour

Ces gestes que l’on pose inlassablement.

Ces gestes que l’on reprend sans cesse

Parce qu’ils ressemblent à la vie

Parce qu’ils nous rappellent la vie

Gestes qui remontent à la nuit des temps

Gestes familiers mille fois repris.

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Je vous souhaite une semaine débordante de petits bonheurs et je vous offre ces fleurs d’automne.

QU’IL FAIT BON ÊTRE LÀ

 

Me revoici me revoilà!  Je suis à nouveau parmi vous! Quelle joie! Il s’en est passé des choses et des événements entre le moment où je ne pouvais plus communiquer avec vous tous, me laissant pantoise et le moment où tout est rentré dans l’ordre. 

Moi qui étais à deux doigts de placer une petite annonce sur mon blog dans la rubrique « À vendre ». Pour un prix modique j’offrais Cachou,

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la plus jolie et agréable petite bestiole qui soit. J’étais même prête à défrayer les coûts de livraison. L’homme et moi étions furieux le soupçonnant de bouffer nos tomates-cerise au fur et à mesure qu’elles rougissaient; de vider les abreuvoirs destinés aux colibris; de faire des « razzias » dans la réserve de moulée et de graines pour les oiseaux et les cerfs. Et quoi encore, jusqu’au moment où nous nous sommes retrouvés face à face, avec un énorme raton laveur. Le coupable c’était lui. Nous l’avons pris à flagrant délit.

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J’ai maintenant un magnifique raton-laveur que j’offre en solde, à prix réduit. Livraison assurée en moins de 12 heures.

Le temps au beau fixe des premiers jours de septembre nous incita à « prendre le large ». Si nous allions saluer la parenté du côté de Québec et du bas du fleuve. Nous voilà en route. Le temps d’écouter « La Traviata » et nous arrivons à Saint-Antoine-de-Tilly, chez le cousin Jean-Baptiste, nonagénaire, un horticulteur passionné et fier de nous mettre sous la dent, l’une de ses tomates vénitiennes gorgées de soleil. À ses côtés, il y a Marguerite.

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Un jour, il faudra que je vous raconte cette belle histoire d’amour dont je suis un peu  responsable et je m’en félicite.

Deuxième escale, Québec chez Lewis, le frère de mon « chauffeur désigné ».

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Il y a Andrée, ma belle-sœur, avec qui je partage une passion : observer les oiseaux et tout ce qui bouge dans la nature. On prend le pouls de  la famille, on se dit qu’on ne vieillit pas, on se promet de se revoir bientôt, on se fait la bise et hop là, en route vers Montmagny, situé sur la rive sud du fleuve à une heure de la ville de Québec.

Puis, c’est au tour des cousines nonagénaires de recevoir notre visite, de parler de la pluie et du beau temps et de se retrouver, quelques minutes plus tard, coudes à coudes autour des « racines » familiales. L’une des cousines, 

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Noëlla tricote sans relâche d’irrésistibles chaussettes pour ceux qu’elle nomme ses démunis. Désireuse, j’endosse le statut de démunie pour les besoins de la cause et repars, heureuse, avec deux paires de ces merveilles qui feront l’envie de mes petites-filles. 

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Au moment de la naissance de notre fille Cindy, maman, au patronyme riche en histoire, « Couillard-Després », m’avait présenté Denise,

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sa très jeune cousine, infirmière à l’époque. Aujourd’hui, cinquante-cinq ans plus tard, grâce à la vigilance de notre fils Patrick et à son « esprit de famille », nous renouons nos liens parentaux à l’occasion d’une rencontre inoubliable et chargée d’émotions, le cœur et la tête plongés dans les albums souvenirs de nos ancêtres communs.

Nous terminons notre pèlerinage aux saveurs de «généalogie » sur un parcours de golf de montagne, rien de moins. « Le Montmagny ». Un jour, au temps de nos fiançailles, mon prétendant m’offre de l’accompagner visiter un copain d’enfance qui habite Montmagny, là où nos deux compères sont nés, et ont grandis. Quelle ne fut pas ma surprise et la sienne d’apprendre que ce copain était mon cousin (issu d’un  cousin germain de ma mère, pour bien le situer dans l’arbre généalogique).

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Depuis, annuellement, nous nous donnons rendez-vous pour une ronde de golf. C’est un moment privilégié pour débroussailler nos degrés d’appartenance et les liens qui nous unissent

Quatre jours plus tard, un grand soupir de contentement accompagne mon arrivée au refuge, puisque mon blog a repris le cours de sa vie.

Il se passe tant de choses et ce n’est pas terminé. Ce weekend, deux arrières :

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Charlotte et

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Arthur feront leur entrée triomphale et officielle dans la tribu pendant que parents et amis s’émerveilleront de leurs sourires et de leur mimique.

Tout en donnant un petit coup de main à préparer la fête, je fredonne la très belle chanson de Bachelet : QUAND L’ENFANT VIENDRA

« Mais j’irai dire aux hommes du monde entier
Laissez-le grandir en liberté
Laissez-le courir à nos genoux
Laissez-le partir au bout de nous
Que jamais la guerre ne touche à lui
La drogue et le fer, la peur aussi
Quand l’enfant viendra poser sa vie
Dans ce lit de bois que j’ai fait pour lui.

 

Lonesome George, la tortue géante

 

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La mort de Lonesome George, le 24 juin dernier a fait la manchette des médias à travers le monde. Dernière tortue géante d’une sous-espèce, elle fut découverte en 1971 durant une campagne de rapatriement des chèvres sur l’île Pinta, l’une des plus petites îles des Galapagos, situées au large de l’Équateur.

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« George le solitaire » fut alors transféré au centre d’élevage de « l’estacion Charles Darwin » en mars 1972. Ces tortues géantes pesant jusqu’à 250 kg comptent parmi les espèces qui ont aidé le célèbre chercheur à formuler sa théorie de l’évolution au XIXe siècle.

 

 

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Visite de la station Charles Darwin, Îles Galapagos, novembre 2011.

Selon la légende, les tortues géantes, l’un des plus vieux reptiles de la planète, aussi l’un des plus rares – on ne les trouve qu’aux Galapagos et sur l’île d’Aldabra dans l’océan Indien — pourrait vivre plusieurs siècles. Lonesome George aurait atteint aujourd’hui entre 90 et 100 ans d’âge.

On a longtemps essayé de présenter à Lonesome George une candidate dont l’espèce similaire aurait assuré la perpétuation de sa lignée. Ce fut sans succès.  On a même été jusqu’à offrir une récompense de 10,000.$ US pour trouver la perle rare.

Lonesome Georges est mort sans descendance. Son espèce s’est éteinte avec lui le 24 juin 2012.

 

UNE VISITE DÉSIRÉE

 

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Un rayon de soleil qui vous réchauffe, une brise à peine tiède qui vous enveloppe, le parfum du printemps qui vous monte à la tête, et pour comble de bonheur, la visite d’un petit suisse qui enchante votre moment de rêverie.

Rappelons-nous que les tamias sont désignés couramment au Québec par les termes suisse, petit suisse ou suisse rayé. Le nom vient de la similitude du pelage avec la tenue à rayures des gardes suisses du Vatican.

Assise sur un banc de fortune (une roche de granit) vous voilà conquise par la présence et le va et vient de votre petit compagnon à qui vous offrez, pour le mettre à l’épreuve et voir comment il se débrouillera,  une provision de noix variées, qu’il enfouira sous vos yeux ébahis, dans sa cachette de fortune.

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UN COUP DE POUCE

Je viens de recevoir cet important message de Jean Provencher concernant l’arrivée hâtive des Colibris au Québec, Jean Provencher nous invite à leur donner un coup de pouce en installant des abreuvoirs pour colibris.

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Nos colibris seront vraiment là incessamment. Sans doute entraînés par cette vague de chaleur d’une dizaine de jours venant du golfe du Mexique, ils ont traversé les États-Unis en un rien de temps. On n’a pas connu de montée aussi rapide depuis qu’on tient des registres d’observations à leur sujet. Si nous comparons la carte de leur progression l’année dernière à travers les États-Unis à celle de cette année, ils arrivent au moins un mois avant le temps

Mais voilà. La chaude température de la semaine dernière est disparue. Après un voyage épuisant, ils mettent patte ici dans une contrée redevenue ce qu’elle est en temps «normal» à ce moment-ci de l’année, une contrée froide. Il y a quelques heures, on les signalait dans le sud de l’Ontario et en Nouvelle-Écosse. Aucune de leurs fleurs habituelles n’est encore présente. Les insectes se font rares. Comment peuvent-ils donc se restaurer ?

Il nous faut donner un coup de pouce à ces pionniers, ces premiers arrivants. Personnellement, je crains une forte sélection naturelle, j’ai peur que nous en échappions beaucoup, que seuls demeurent les plus forts. Pourquoi ne pas mettre en place dès maintenant un de vos abreuvoirs à colibri, histoire de leur tendre la main ?

En préparant votre mélange de sucre blanc et d’eau, soyez généreux. Allez-y d’un mélange très sucré, une portion de sucre pour deux d’eau, même une portion de sucre pour une d’eau. Vous diminuerez le sucre dans quelques semaines. Après ce long voyage, il faut leur épargner de revenir et revenir constamment à l’abreuvoir boire une eau pauvre en sucre. C’est de repos et d’une nourriture tonifiante, propre à les remettre en condition et à leur permettre de traverser nos nuits froides, dont ils ont maintenant besoin.

À PAS DE TORTUE…

 

Un matin maussade, brumeux.  Un matin de grisaille. Le croiriez-vous si je vous disais qu’il pleut à boire debout? On nous annonce du verglas, du grésil. Je crains que notre pauvre neige accumulée de peine et de misère fonde comme « du  beurre dans la poêle. » Demain, le soleil brillera et le thermomètre descendra à moins 26. Par un temps pareil, je devrais mettre en pratique ce que disait Henri Salvador :

Le travail, c’est la santé;
Ne rien faire, c’est la conserver.

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Je vous dis donc à plus tard et vous quitte sur une photo de Lonesome George, dernier spécimen vivant d’une variété (Geochelone nigra abingdoni) de tortues terrestres géantes des Galapagos, décimée par la chasse ou  victime de la destruction de son habitat par les espèces introduites.

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Lonesome George est désormais l’une des créatures les plus rares de la planète. On l’a trouvé en décembre 1971 sur « Pinta Island » et transporté au centre de recherche Charles Darwin en mars 1972. L’imposante créature de 90 kilos est avant tout un symbole qui nous rappelle que c’est dans cet archipel, qu’au début du X1X siècle, Charles Darwin commença à élaborer sa théorie de l’évolution.

Âgé de plus de 90 ans, Lonesome George n’a toujours pas eu de descendance. En 2001, après de nombreuses tentatives pour lui trouver la compagne rêvée, les experts de la station Charles Darwin, où le célibataire endurci vit en captivité, ont même songé à offrir une récompense de 10,000 $ pour trouver une concubine qui lui plairait. Rien à faire.
Il ne démontre aucun intérêt envers les belles au grand désespoir des scientifique
s qui s’inquiètent d’une extinction prochaine.

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Je me retire à pas de tortue et vous souhaite une excellente journée.