CES YEUX QUI VOUS REGARDENT

Un petit coucou accompagné de quelques regards tournés vers vous.

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Un certain sourire…cet iguane marin se réchauffe au soleil. Darwin les appelait « les revenants des ténèbres » tellement il les jugeait horrifiants. Ce sont sans doute les descendants d’une espèce de reptiles terrestres éteints il y a 100 millions d’années. Pour survivre, l’espèce a dû s’adapter à l’océan pour se nourrir d’algues.

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Dans les sentiers, il nous arrive de devoir enjamber un oiseau en train de couver sur un nid de fortune. Grâce au cercle rouge autour de son œil qui lui sert de sonar, cette mouette à queue d’aronde peut chasser la nuit.

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Confortablement blottis dans leur nid étagé, les oisillons curieux regardent passer les visiteurs sans broncher d’un poil.

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Une splendeur ce héron bleu, qui accepte volontier de se faire photographier.  Le sol est couvert de débris de corail rejeté par la mer.

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Ce qui fait son charme, ce sont ses pieds bleus. Aussi, durant la parade nuptiale, le fou à pieds bleus montre ses palmes pour attirer et séduire sa dulcinée.

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Un repos bien mérité en bonne compagnie.

Photos prises aux Îles Galapagos. Oct 2011.

UNE OTARIE AU RENDEZ-VOUS

Je suis en mode rattrapage depuis notre retour. Ouf! Également en panne de mots pour dire les choses. Pour le moment, je m’adonne aux « anodinités » quotidiennes (J’aime ce mot « anodinité » qui chante dans ma tête et que je ne trouve pas dans mes dictionnaires. C’est un ami retraité qui me le prête) Qui sont mes anodinités? Un boeuf en daube; l’achat d’un nouveau frigo, le vieux a rendu l’âme durant notre absence; la préparation des calendriers de L’avent à distribuer le 1er décembre à la tribu; le « rapatriage » des « tuques » et des mitaines en vue de la première « bordée » de neige. Je voudrais tant vous raconter les plus beaux moments de notre périple aux Îles Galapagos.  Pourquoi ne pas tricher et vous offrir l’un de ces moments merveilleux

En cours de croisière, nous avons fait escale dans la petite ville de Puerto Ayora,  située sur l’Île Santa Cruz, pour une visite de l’Estacion Cientifica Charles Darwin peuplée de tortues géantes. J’y reviendrai un jour. Santa Cruz est l’Île la plus peuplée des Galapagos.

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C’est l’heure de la pause café et nous avons choisi de nous arrêter à  l’hôtel Sol y Mar,  sur sa terrasse au bord de l’eau. Je profite du moment où l’homme cause avec le serveur pour jeter un regard sur la mer, quand j’aperçois une otarie qui se prélasse béatement. Habituée d’interpeler tout ce qui bouge, je lui envoie de petits signaux pour souligner ma présence.

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La petiote me regarde comme si elle me connaissait de longue date, répond à mon appel et se dirige vers les marches qui séparent la mer de la terrasse.

Lentement elle entreprend son ascension, fait une pause, exprime sa joie. Puis elle reprend sa montée, loin d’être vertigineuse.

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Voilà la jeune bête sur le plancher des vaches.  Elle ne semble pas du tout étonnée de nous voir là, s’allonge tout près de nous et décide de faire une petite sieste.

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Je me prête volontiers à la séance de photos jusqu’au moment où à ma grande surprise, elle m’adresse, le plus attachant des sons de bienvenu.

 

 

À VOL D’OISEAU


 

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« Pourquoi ne pas profiter du décor, de l’étang et de l’abondance pour se reposer, se gaver, se rafraîchir, avant de reprendre notre route pour aller nicher dans le Grand-Nord », se disent les Bernaches du Canada. L’homme préfère que ce soit des outardes. Elles lui rappellent son enfance dans le Bas-du-Fleuve, sur les rives du Saint-Laurent. Moi, quand je les vois sur le golf, traverser le « faiway », je les appelle « les petites chéries ». Avouez qu’elles ont quand même du culot. Intrépides, elles s’arrêtent, attendent patiemment le passage de la voiturette du golfeur,  puis reprennent leur petit bonhomme de chemin, « mine de rien ». Elles ont priorité. Qui oserait les brusquer?

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Excellente fin de journée! Je vous laisse sur cette modeste petite créature, une clintonie boréale, qui au dire de Marie-Victorin, attire les ours à une grande distance par l’odeur du rhizome qui s’y dégage.

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MENUISIER À L’OEUVRE

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On aurait dit quelqu’un en train de clouer à grands coups de marteau. Puis, soudain, je vois des éclisses de bois voler de toutes parts. En curieuse, je décide de m’approcher du chantier pour découvrir,  oh merveille! le majestueux Monsieur Pic-bois. Pas n’importe quel : le grand pic, Le pic-bois québécois.

Le pic-bois ou pic noir à huppe rouge mesure entre 40 et 49 cm de long. Il peut peser jusqu’à 350 grammes.