Ce matin, lundi 4 février. Je suis au bercail, la maison de toujours. Elle a vu grandir nos trois moussaillons, les a regardés devenir adultes, puis parents. Maintenant comme nous, elle prend de l’âge, nous voit vieillir…
Dehors, il fait un « froid de loup » et un vent à « décorner les bœufs » pour reprendre une expression familière « qui dit bien ce que cela veut dire » ajouterait tout bonnement mon beau-père.
Le climat aidant, j’ai décidé de prendre les bouchés double : classer mes papiers, chercher quelques recettes d’entant, peaufiner certaines notes laissées en plan, feuilleter mon : Notre Temps, tout juste livré et, terminer la journée en écoutant « des racines et des ailes » sur TV5.
J’y pense! si le cœur vous en dit, allez voir le film « Le quatuor ». Vous ne le regretterez pas. Tendre, magnifique, tourné dans une résidence « British » de musiciens et chanteurs retraités. Ce qu’ils sont beaux ces acteurs et actrices affichant leur âge avec fierté. L’homme et moi avons adoré et longuement commenté.

Je m’arrête un moment pour vous raconter. Ce week-end, nous fêtions le dix-huitième anniversaire de naissance de William. En 1995, à l’occasion de son arrivée dans la tribu, James un ami de Patrick (notre fils) offrit, un coffret contenant deux portos.

Le premier pour célébrer la naissance du poupon et lever un verre de bienvenue à cette petite vie qui prend place. Le deuxième porto devant être précieusement conservé et offert à William le jour de ses 18 ans. Mission accomplie.
Après avoir soufflé ses dix-huit chandelles

en présence de Cynthia sa petite amie, de Raphaël, son copain et de plusieurs de la tribu,

William reçu le mystérieux coffret, pour y découvrir cette précieuse bouteille, sauvegardée durant d’interminables années, en attente de ses 18 ans.

Muni de la traditionnelle pipe à porto, le héros de l’heure nous invita à partager ce moment mémorable en trinquant à ses 18 ans.
En ce moment, il fait un soleil radieux inondant le « living » invitant à prendre la vie comme elle vient.

Cela me fait penser de vous parler de ces coutumes et traditions que nous transportons de génération en génération! Bien que Noël soit derrière nous, j’aimerais vous raconter l’histoire de mes dix Jésus de cire à offrir, « en main propre », à nos « héritiers » pour reprendre une expression patrimoniale.
Je l’ai répété mille fois : Noël ne serait pas Noël sans ses crèches et ses Jésus de cire. Un jour, dans mes notes (archives 14-12 2007), je vous racontais ma visite chez une religieuse qui fabriquait des enfants-rois. Dieu soit loué!

En 1985, Sylvette Chanel, une talentueuse dessinatrice de mode et généreuse artisane, a pris la relève, heureuse de perpétuer l’œuvre de sœur Sylvia Rondeau.
Mais d’abord, comment est venue l’idée d’offrir des Jésus de cire? Au fil des années, au temps des Fêtes, j’étais attendrie par le regard admiratif de notre ribambelle de descendants contemplant le célèbre poupon sous tous ses angles et, craignant voir disparaitre dans la nuit des temps, le traditionnel Jésus de cire fait main, nous avons pensé offrir à chacun, cet objet d’art, créé des mains de Sylvette Chanel, et dont les cheveux sont les leurs quand ils étaient petits.

Bon, il faut bien que je retourne à mes oignons. Mes corvées sont en train de gruger le reste de ma journée.
Le croirez-vous? Nous sommes déjà mardi. Le soleil est fidèle au rendez-vous, mais le temps est frisquet. Je vous livre enfin ma note et vous souhaite ce soir, un clair de lune à faire rêver.