Vous avez deviné juste. Nous sommes montés jusqu’au sommet du mont Tremblant et de ses 875 mètres de dénivelée.
Trois heures qu’il nous a fallu pour escalader 6 km dans un sentier beau à mourir.
Nous l’avons gravi, un peu beaucoup, pour vous, qui visitez mon blog. Pour que vous partagiez avec nous la beauté, la splendeur de notre automne laurentien.
Parmi les 12 sentiers s’offrant à nous. Nous avons choisi le Vertigo. Au départ, il longue un ruisseau sinueux, gorgé à bloc, agrémenté de cascades, de méandres et de chutes fougueuses et chantantes.
Pour nous inviter à l’escalade, dame Nature a fait fi du traditionnel tapis rouge nous invitant à fouler un incomparable couvre-sol composé de feuilles d’érable, de peuplier, de bouleau et de chêne aux couleurs de la saison et d’une incomparable beauté. Spectaculaire, je vous jure.
Un petit pas, un autre pas, regarde ici, regarde là. Tellement magnifique que nous en arrivons à oublier l’effort que nous y mettons. Quel effort! À mi-chemin, à mi-pente devrais-je dire, au moment de traversé l’une des pistes pour rejoindre notre sentier chéri.
je me suis permis de regarder vers le bas tout en reprenant mon souffle. Quel spectacle! Ça vaut l’effort pensai-je. Courage!
Il nous faudra encore plus d’une heure pour atteindre le sommet. La montée est plus exigeante qu’auparavant. L’ascension devient ardue. Les obstacles m’apparaissent de plus en plus nombreux. À cause des pluies abondantes des derniers jours, l’eau qui descend de la montagne, transforme le sentier en rigole boueuse. Chaque pas devient laborieux.
J’ai beau lever les yeux au ciel, je ne vois que le bleu du firmament, la cime des arbres et ce même sentier escarpé qui se dessine à travers les éboulis de roches. Jamais le sommet, jamais le Manitou, promesse d’un chocolat chaud. Ce n’est surtout pas le moment de rebrousser chemin, d’abandonner.
Au tournant de l’immense rocher, un peu plus haut, à moins d’un kilomètre, le sommet et son Manitou tant convoité.
Triomphe! Victoire! Au risque de ne plus pouvoir me relever, je m’assois pour savourer le paysage et ce moment exquis.