NOUS DEVRIONS RENDRE GRÂCE AUX ANIMAUX
POUR L’INNOCENCE FABULEUSE
ET LEUR SAVOIR GRÉ DE POSER SUR NOUS
LA DOUCEUR DE LEURS YEUX INQUIETS
SANS JAMAIS NOUS CONDAMNER
Christian Bobin
Photo prise par ma petite-fille, Fiona.
NOUS DEVRIONS RENDRE GRÂCE AUX ANIMAUX
POUR L’INNOCENCE FABULEUSE
ET LEUR SAVOIR GRÉ DE POSER SUR NOUS
LA DOUCEUR DE LEURS YEUX INQUIETS
SANS JAMAIS NOUS CONDAMNER
Christian Bobin
Photo prise par ma petite-fille, Fiona.
Je l’savais! Je l’savais que vous diriez ça! Si vous ne m’aviez pas écrit cela, j’aurais raté mon objectif : vous faire frissonner, grelotter de froid. Quelques minutes précédant sa visite chez les grands-parents, ma Sinead se prélassait dans le spa chauffé à bloc. De là le défi du bikini. D’ailleurs sitôt, elle y est retournée.
Il faut le dire : ils sont fous ces Québécois. Fous d’aimer l’hiver, la neige, le givre sur les arbres. Fous de braver le froid et ses bourrasques, les tempêtes, les rafales. Fous de ne pas avoir peur de se geler le bout du nez pour admirer la beauté de l’hiver qui nous enveloppe de son manteau blanc.
Pour vous réchauffer bien amicalement, je vous offre Tremblant dans sa splendeur hivernale.
« Je prendrais bien un peu de crème de carottes et de l’aspic au thon «
Par un froid de moins 20, traverser en bikini chez les grands-parents,
voilà le défi que Sinead avait à relever sous l’œil complice de ses parents.
Pour vous souhaiter que 2014 soit une année radieuse et pleine de petits et grands bonheurs, la Manon a choisi de porter son gilet favori, sa tuque et son foulard en souvenir de son premier Noël passé dans son pays adoptif, le Canada.
Quand je lui ai dit que je vous écrivais, elle s’est assise comme d’habitude, juste devant cette ravissante photo, souvenir de la Bloguinade chez le Grillon. C’est son petit coin favori. Elle veut que je vous rappelle qu’elle aimerait être du voyage au moment de la bloguinade à Châteauroux. Vous pensez bien que je ne voudrais pas lui faire rater une telle rencontre. Elle souhaite revoir ses cousines et leur raconter ses exploits dans le froid et la neige.
Nous nous joignons donc, Boby et moi, à notre petite Manon pour vous vous souhaiter une année sans épreuves, une année paisible, sereine, une année comme on la veut pour ceux et celles que l’on aime.
BONNE ET HEUREUSE ANNÉE
Charlotte découvre les plaisirs de l’hiver
Laila n’aura pas peur du froid
Julien est prêt pour la saison de ski
Arthur adore les sorties avec « tati » Sinead et sa cousine Charlotte
Une photo de famille pourquoi pas?
JOYEUX NOËL!
En ce matin douillet, enveloppé de neige, j’aurais le goût de vous parler de Noël.
De Noël l’effervescent, le débordant de joie, le tumultueux; de Noël le magnifique, l’enguirlandé, le couronné, l’illuminé; de Noël le tout blanc, l’étoilé, le mélodieux.
Mais j’hésite, je m’interroge… Oh! J’en sais pour qui ce Noël sera le plus beau de leur vie. Mais, j’en sais d’autres pour qui Noël aura l’évidence d’une solitude, d’un abandon, d’un désarroi.
C’est à eux que je pense en ce moment. À ceux qui n’ont pas le cœur à la joie, ni l’euphorie en tête.
A-t-on le droit de leur imposer l’esprit des fêtes, l’enjouement des gens heureux?
C’est à ceux et celles qui voient venir Noël avec appréhension, avec tristesse que je m’adresse en cette presque veille de Noël pour leur apporter un peu d’espoir.
Ce n’est pas dans le commercial de la fête que j’ai trouvé les mots. Je les ai puisés à même le très beau texte de Robert Masson intitulé : « Au plus petit d’entre les miens. »
« En chaque croyant et en beaucoup d’autres encore, Dieu ne cesse de naître (…) Ce n’est pas hier qu’il est venu. C’est tous les jours qu’il vient pour changer nos vies, pour nous apprendre que nous sommes aimés et que nous pouvons aimer. »
Et j’ajouterais, que ceux qui désespèrent aient la force d’empoigner la main charitable qui se tend vers eux; aux autres, à ceux qui ont la joie au cœur, la générosité de tendre une main compatissante.
À l’heure où l’on entonnera « Le Minuit chrétien » les ancêtres et la tribu s’uniront pour vous souhaiter de tout cœur, un Noël de paix, d’amour et d’amitié.
lA PENSÉE N’EST QU’UN ÉCLAIR
AU MILIEU DE LA NUIT
Henri Pointcarré
Géniale! L’amie Françoise la comtoise de nous proposer un défi. « Faire un texte sur ce que vous voulez en commençant de A et en finissant par Z…»
En bonne élève, je livre ma ponte, intitulée AH! ZUT! me promettant d’utiliser l’exercice de notre maîtresse, pour écrire une lettre à une amie ou à l’homme de ma vie
AH! ZUT!
Admirer le paysage qui m’entoure
Bavarder avec les oiseaux
Chercher le bonheur où il se trouve
Dire aux gens que je les aime
Éveiller mes sens pour mieux apprécier
Fabriquer des espaces de joie
Gorger les plantes d’eau fraîche
Humer le parfum des fleurs
Imaginer un tableau et le peindre
Jouir de la vie à chaque instant
Klaxonner pour répandre la gaieté
Libérer mes élans de folie
Materner mes enfants
Nager dans l’allégresse
Ouvrir ma porte à une parente
Paresser devant la mer
Quintupler les moments agréables
Réunir ceux que j’aime
Savourer un bon plat
Travailler avec joie
Utiliser des talents pour aider
Vagabonder comme un ado
« Watcher » les copines et les saluer
Xylographier ce devoir pour la maîtresse
Yeuter le comptoir des bonbons
Zigzaguer, ivre de bon vin
À votre tour de relever le défi!
La table est mise pour ce jeune écureuil qui me surveille, tout en dégustant une pomme gelée, fraîchement cueillie de son pommier. Pardon de notre pommier.
Vous avez vu sur le blog du Grillon heureux, les appétissantes truites qu’un généreux pourvoyeur allait offrir à sa dulcinée? Nous avons eu droit à la photo, pas aux truites.

Quelques jours, précédents l’arrivée du Grillon au refuge, Sinead, celle qui adore la pêche; l’homme de ma vie; celui qui aspire à une pêche miraculeuse, et moi, la «douée» pour ce sport de patience, sommes allés à la pêche en ce lieu paradisiaque qu’est la pourvoirie Baroux.
Comme tout pêcheur armé de patience et enivré non pas de bière, mais des splendeurs de la nature qui nous entoure, nous avons inlassablement lancé nos lignes à l’eau, durant douze bonnes heures d’affilée, dans un silence à entendre voler tout ce qui pique; religieusement accroupis dans notre chaloupe et, empêtrés entre les gréements de pêches et la provision de vers de terre.
Ce samedi- là, comme le Petit Prince de Saint-Exupéry, nous avons vu le soleil se lever, puis, à la tombée du jour, se coucher à l’horizon.
Rassurez-vous, la nature est généreuse. Nous sommes repartis avec trois belles truites bien dodues : une arc-en-ciel et deux saumonées. Pas de quoi faire un banquet, mais de quoi donner aux « ankylosés de l’heure» l’envie d’y retourner l’an prochain.
«Les truites n’étaient pas au rendez-vous a dit le bon guide, un jour ça mord, le lendemain, ça ne mord pas. C’est ça la pêche!» nous a rappelé un pêcheur chevronné.
Plutôt que d’être muets comme des carpes, il aurait sans doute fallu chanter « la truite de Schubert » ou mieux adresser un texto à Héraime…