SOIT DIT EN PASSANT

 

 

Votre mère vous l’a répété mille fois : « On ne peut pas dire n’importe quoi à n’importe qui ». Votre mère savait de quoi elle parlait. Sa philosophie ou sa façon de voir les choses relevait de sa sagesse acquise à force d’expériences concluantes.

 

Pour vous donner la preuve que votre mère avait raison, je vous raconte.

 

En sortant ma poubelle (le mercredi c’est jour de collecte) coïncidence, ma voisine est dehors et s’apprête à partir. C’est sa journée de bridge. J’admire cette dame et son noble passe-temps, exigeant énormément de concentration, d’observation et de réflexion.

 

En me voyant tituber légèrement, elle me demande ce qui m’arrive.

 

Ce n’est rien, lui répondis-je. Candidement, je lui annonce que j’ai pris une embardée en ski. C’est-à-dire, qu’en essayant d’éviter une roche grosse comme ma tête, je me suis retrouvé sur une plaque de glace deux fois ma longueur, pour ensuite dévier de mon parcours, poursuivre allègrement ma descente à cloche-pied, tentant désespérément de reprendre ma  position d’équilibre. Je ne l’ai jamais retrouvée. Vous avez compris. Il n’en fallait pas plus…

 

« Je ne te comprends pas. – me dit la Sage – tu ne devrais plus faire du ski à ton âge. Tu risques de te blesser.  Ce n’est pas sage. Cesse de te conduire comme une jeune. Tu oublies que tu n’as plus 20 ans. Ce n’est plus pour toi. Tu devrais être prudente. »

 

Pour ne pas être en retard à son rendez-vous, la dame cesse son boniment, monte dans sa voiture, et me fait un petit au revoir de la main.

 

Avant même que ma bridgeuse tourne le coin de la rue, j’ai un appel sur mon cellulaire. Micheline, ma copine de ski. « Comment vas-tu? Tu n’as pas trop mal, j’espère? Ils annoncent beau demain, on se retrouve à la montagne? »

 

Pourquoi pas!

 

Votre mère avait raison, « on ne peut pas dire n’importe quoi à n’importe qui. Si elle était encore de ce monde, votre petite maman, dirait plutôt comme vous : «  Ce n’est pas la vieillesse qui nous fait le plus vieillir, ce sont les autres. »

MARCHER SUR LES HAUTEURS

Puisque nous sommes encore dans l’atmosphère des Olympiques, que les centres de ski s’en donnent à cœur joie,  que le temps est au beau fixe et que déjà il y a des odeurs de printemps, je me permets de vous raconter l’une de mes nombreuses aventures et de vous livrer un merveilleuse invitation extraite de « Paroles du Passant » signé Jean Sullivan.

 

Nous sommes en 1991 J’avais rendez-vous avec mes lectrices, le 8 mars, au Salon de la Femme de Montréal, à l’occasion de la Journée internationale de la femme.

Voici le billet que je dus leur livrer pour justifier mon rendez-vous manqué:

 

« Une fois encore, votre casse-cou de rédactrice en chef s’est permis un fâcheux accident de ski, incluant hospitalisation, anesthésie et chirurgie.  Il y a quelques années, c’était la cheville : une triple fracture, avec séjour à l’hôpital.  Cette fois, c’est le genou droit qui en a pris pour son rhume.

 

Pour m’être mérité, en 89 et 90 la médaille d’Argent dans la course du Mont-Sauvage, à Sainte-Adèle, Catégorie « Old Timer » Il faut bien en arriver là un jour. Vous comprendrez  maintenant pourquoi je m’entrainais à améliorer ma performance.  Téméraire ou présomptueuse, je visais pour 1991, rien de moins que l’Or.

 

J’entends encore mes petits-fils crier :

« Vas-y grand-maman, pousse, pousse, pousse. »

 

Eh vlan, l’auguste grand-mère se retrouve les quatre fers en l’air,  puis sur la civière.

Vous imaginez la suite. »

 

Cloué sur mon lit d’hôpital, quelle chance d’avoir dans mon sac, mon magazine Panorama et d’y lire comme par hasard, le message de Jean Sullivan qui nous invite « A s’en aller marcher sur les hauteurs »

 

« Chaque étape de la vie, chaque peur, chaque douleur sont une invitation à un nouveau message, un appel à un surcroit de vie et d’amour… Vos peurs, regardez-les en face au lieu de les fuir en gémissant : elles contiennent une force fantastique capable de vous donner une présence, un élan. Tout ce qui arrive est pour notre croissance spirituelle.

Désirez-vous vraiment faire quelque chose? Faites. Consentez au risque, au plaisir, à la douleur.  Votre vie deviendra réelle. Vous serez capable d’une vraie prière, celle qui libère, rend à la fois attentif et indifférent, humble et souverain.

 

Je ne pouvais résister au plaisir de partager avec vous cette merveilleuse invitation.

SEPT ANS, L’ÂGE DE RAISON

 

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L’autre jour Iseult m’a dit qu’elle ne croyait plus au Père-Noël.  Hier en revenant de l’école elle m’a dit qu’elle avait décidé de recommencer à y croire car c’est trop difficile de ne pas dire aux autres que le Père-Noël n’est pas vrai.  Ils sont seulement trois dans sa classe à ne plus y croire mais maintenant ça fait deux!

L’année prochaine elle n’y croira plus car les élèves de troisième année vont écrire des lettres au Père-Noël avec les élèves de maternelle.

Bonne journée

Sonia

 

Je reçois ce matin un courriel de mon adorable belle-fille et je m’empresse de vous en faire part.


DU DÉJÀ LU ET POURTANT…

« Le  budget devrait être équilibré, les finances publiques devraient être comblées, la dette publique devrait être réduite, l’arrogance de l’administration devrait être abolie et contrôlée et l’aide aux pays étrangers devrait être diminuée de peur que Rome ne tombe en faillite. Les gens doivent encore apprendre à travailler, au lieu de vivre sur l’aide publique. »
(Écrit par l’orateur CICÉRON en 55 avant Jésus-Christ.)

LE MASSACRE DES DIX COMMANDEMENTS

La semaine dernière, quelqu’un m’a demandé de lui réciter les 10 Commandements.
Voulait-il mettre ma mémoire à l’épreuve? Plutôt que de penser de la sorte, je me suis dit qu’il devait être à la recherche de l’un des 10 commandements comme je l’avais été un jour et la question m’a ramenée à une anecdote que je vous livre à l’instant
« On devrait d’abord enseigner la base, quand je dis la base, je pense aux dix commandements ».
Cette affirmation, lancée spontanément par une participante, devant l’assemblée générale d’une association de parents, réunie pour évaluer la qualité de l’enseignement religieux dans nos écoles, suscita une réaction inattendue dans l’auditoire.
« Cette intervention au sujet des dix commandements me revient à la mémoire » dis-je à mes deux compagnes. Je voulais ainsi rompre le silence qui risquait de faire sombrer dans le sommeil la femme au volant (moi en l’occurrence) et mes deux accompagnatrices.
« Qui de nous trois peut réciter d’un trait les dix commandements de Dieu? »
La question eut le don de nous revigorer et de trouver la route moins longue.
Il y avait bien le premier commandement : Un seul Dieu…et le neuvième, l’œuvre de chair… qui remontaient constamment à la surface. Mais pour les autres, il fallait nous entendre bafouiller,
Quel désastre pour trois « croyantes », convaincues de les connaître par cœur, pour les avoir appris jadis, sur le bout des doigts, et combien de fois répétés comme des perroquets.
Arrivées à bon port, nous n’avions pas eu assez des deux cent cinquante kilomètres entre la vieille capitale, Québec et la métropole, Montréal. Au moment de nous quitter, nous en avions finalement récupéré neuf sur dix. Lequel pouvait bien manquer à l’appel? Dieu seul et Moïse le savent.
Le lendemain et les jours suivants, chacune de nous prit un malin plaisir à éprouver la mémoire des membres de nos familles, de nos amis et connaissances dans le but de retrouver le pauvre oublié : notre commandement manquant (comme le chainon).
« Il me manque un des dix commandements, vous pouvez m’aider à le trouver? »
Étonné de la question qui déclenchait à coup sûr un sourire moqueur, chacun y mettait toute son âme, sûre de s’acquitter de la question avec brio.
L’instant de vérité n’allait jamais tarder. C’était immanquablement le même fouillis.
Le « massacre des dix commandements » n’aurait pas été exagéré comme titre de l’exercice.
L’énigme persistante, ma mère qui avait conservé précieusement, le fameux « catéchisme du Diocèse de Québec, œuvre de Mgr de Saint-Vallier – 1702 » nous promit de faire une fouille minutieuse pour mettre la main sur le trésor et nous éclairer sur le sujet. Le ciel l’en épargna puisque, le jour même, elle croisa le vicaire de la paroisse qui faisait sa marche de santé quotidienne. (Si le ciel a épargné ma mère de sa recherche, ma mère n’a pas épargné l’auguste vicaire. Le pauvre s’embourba à son tour, marmonnant à plusieurs reprises le premier et le neuvième commandement. Il avait beau implorer le Seigneur, le trou de mémoire demeura béant.
La seule personne ayant échappé à ma question fut ma voisine, une gracieuse petite dame, anglophone et de religion juive. Le dimanche suivant, il nous manquait toujours un commandement. Nous voyant très occupés à effectuer des « œuvres serviles », ayant été mis au courant (par qui? seuls Yahvé ou l’autre voisine pourrait le dire) attrapa mon fils au passage : « Si par hasard ta maman n’a pas encore trouvé son commandement, dis-lui que c’est précisément le troisième, celui qu’elle ne pratique pas aujourd’hui »

QU’EST-CE QU’UN GARS »

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WILLIAM, NOTRE PETIT-FILS
Situé entre l’innocence toute fraîche du nouveau-né et la dignité de l’adulte, se trouve une créature merveilleuse qu’on appelle un GARS.
Bien que de différentes tailles, poids et couleurs, tous les gars de la terre ont une même raison de vivre : celle de goûter pleinement chaque seconde de chaque minute de chaque heure de la journée…
Des GARS, on en trouve partout, au-dessus, en dessous, alentour, grimpant, roulant, sautant…
Les mamans les aiment; les filles, elles, les détestent; les frères et les sœurs les tolèrent; les adultes les ignorent et…le ciel les protège.
Un GARS, c’est une vérité sur une figure…toute sale; c’est de la beauté, avec des doigts pleins d’encre; c’est de la poésie avec de la confiture dans les cheveux. Un gars, c’est l’espoir de demain…avec une grenouille dans le fond de sa poche.
Un GARS, c’est un composé : il a l’appétit d’un cheval, la fougue d’une bombe atomique comprimée, la curiosité d’une belette, l’ambition d’un ministre, l’imagination d’une fourmi, l’audace d’un pompier…Et quand il entreprend quelque chose, il a les mains « pleines de pouces »…
Parmi les choses qu’il aime, il y a la crème glacée, la sauce B.B.Q., Noël, les « contes », les gens d’en face, l’eau, partout où l’on en trouve, les « cow boys », son père, les fanfares et les voitures de pompiers…
Parmi les choses qui ne l’attirent pas outre mesure, on peut citer : l’école, les devoirs du dimanche, les livres sans image, les cravates, les leçons de musique, les filles, les brosses à dents, les adultes…et l’heure du coucher.
Personne d’autre ne s’amuse autant, avec le vent, un chien, un ruisseau. Personne d’autre qu’un GARS peut enfouir dans une seule poche, un canif rouillé, une moitié de pomme, trois pieds de corde, un tire-pois, une boulette de substance inconnue, et un véritable appareil supersonique avec compartiment secret.
Un GARS, c’est une créature magique. Vous pouvez le chasser de votre atelier, mais jamais de votre cœur. Vous pouvez l’éloigner de votre journal, mais jamais de votre esprit. Mieux vaut démissionner… Il est votre patron, votre dictateur, votre bourreau et votre maître.
Mais, le soir, quand vous rentrez à la maison, avec votre bagage routinier de tracas et d’espoir, un GARS, ça peut remettre tout à neuf, avec deux simples petits mots au pouvoir magique : « Salut p’pa!… »
(Adaptation de « What is a boy? » de Alan Beck par Lucien Brien”

RÉSOLUTION DU NOUVEL AN

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« As-tu pris ta résolution du Nouvel An? »
À demi réveillé, l’homme de ma vie se demande s’il n’est pas en train de faire un cauchemar. Il faut dire que le jour se lève à peine. (Moi, pas encore)
Toi tu as pris ta résolution?
C’est sa manière de ne pas répondre à ma question.
Moi, je cherche encore, mais j’aime bien mon habitude de prendre une résolution du Nouvel An, puis de la formuler à haute voix le soir du réveillon sur les douze coups de minuit.
La tenir c’est une autre paire de manches. Croyez-moi, il s’en trouvera pour me la rappeler à l’occasion.
J’y pense! Vous qui me visitez en ce moment, vous avez pris votre résolution du Nouvel An?
En m’adressant à vous, j’ai trouvé la mienne.
Je prends la résolution de dorloter mon blog assidûment tout au long de la Nouvelle Année.
À VOUS TOUS
BONNE ET HEUREUSE ANNÉE
ET QUE LA PAIX SOIT ENTRE NOUS!

CES CELLULAIRES QUI NOUS ENVOIENT AU BOUT DU MONDE SANS QUE NOUS LE SACHIONS.

« Maman! Enfin, tu réponds! Ton amie Claire vient de me téléphoner, elle veut que tu écoutes Christiane Collange qui est interviewée, en ce moment, à Radio Canada. »
Ma fille est en Floride assise sur la plage, l’ordinateur sur les genoux, le cellulaire à la main. Elle travaille!!! (une formule de vacance)
Mon téléphone et mon cellulaire indiquent « occupés ». Ne voulant pas que je rate l’entrevue avec l’auteur que nous aimons, ma bonne amie décide de prendre les grands moyens et de communiquer avec Cindy. (Qui est comme le dit l’annonce : pas plus loin que son cellulaire) Elle compose le numéro, Cindy répond, prend sagement le message et promet de le livrer immédiatement à son auguste mère.
Le soir même, je donne un coup de fil à Claire pour la remercier d’avoir pensé à moi et, par curiosité je lui demande: « quand tu as rejoint ma fille, tu savais où elle était? »
Au bureau!
Non! En Floride ma chère!
Ha! Je vois pourquoi elle avait l’air étonnée de m’entendre…

« MY UNKNOWN SOLDIER »

Grand-maman, raconte la belle histoire d’amour de ton amie Eleonor.

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Pour souligner ce 11 novembre, Jour du Souvenir, je te raconte encore une fois cette belle histoire.
Un soir, Eleonor cette inoubliable amie me téléphone de sa Finlande pour m’annoncer : Pierrette, I am in love!
Mais d’abord, elle me confie qu’elle a failli mourir.
Durant ses semaines de convalescence, fragile, à bout de force, elle parvient à peine à feuilleter le journal et à lire les grands titres. La tête n’y est pas. Le sommeil la gagne à tout instant jusqu’au jour où son attention est retenue par un article relatant un événement qui eut lieu durant la guerre 39-45.
C’est le récit d’un soldat qui à l’âge de deux ans perd son père et sa mère et grandit dans un orphelinat. Adolescent, il est vendu sept fois comme esclave. Puis ce sera la guerre. Il ira au combat comme des milliers de jeunes soldats. Blessé à quelques reprises, celui qui a bravé maintes fois la mort se retrouve, à quatre-vingts ans, cantonné jusqu’à la fin de ses jours dans un hôpital de vétérans.
À petite dose, celle qui revient à la vie trouve l’énergie de terminer la lecture du récit. Quelque chose de particulier lui rappelle un passé lointain.
Les jours passent. Elle retrouve ses forces. Animée d’une curiosité inexplicable, elle obtient les coordonnées de l’auteur.
Vous n’auriez pas déjà porté un autre nom, ose-t-elle demander à l’inconnu?
Oui!
C’est lui! C’est bien lui son « unknown soldier » (son soldat inconnu).
« Vous souvenez-vous de votre correspondante de guerre qui signait Eleonor? » demande-t-elle
« My guardian Angel, my little princess”
Merveille, il se souvient.
Soixante ans les séparent du jour où la jeune adolescente de 14 ans répondit à l’appel de son pays invitant les citoyens à écrire à un soldat inconnu à l’occasion de Noël et du Nouvel An.
Le jeune soldat est dans la vingtaine. Il ne connait pas l’âge de l’auteure de la lettre. Les deux étrangers entretiendront une correspondance assidue jusqu’à la fin de la guerre. Ignorant leur identité véritable, ils se perdront à tout jamais.
L’émotion est au comble. Il avoue l’amour profond qu’il avait eu pour celle qu’il appelait « my little princess »
Âgée de soixante-quatorze ans. Eleonor et son « unknown soldier » ne se sont jamais rencontrés. N’a jamais entendu la voix de l’autre.
Trois mois durant, ils communiquent ensemble pratiquement tous les jours. « Nous avons tellement de choses à nous dire, à raconter » me confie mon amie la voix chargée d’émotion.
« Dans une semaine, nous nous rencontrerons pour la première fois » et ma vieille amie ajoute timidement : tu sais, je crains un peu, je ne suis plus la jeune fille à qui il écrivait. Celle qu’il imaginait. J’ai peur de le décevoir. Au fond, peu importe ce que nous réservent nos retrouvailles »
L’amoureuse me fait une confidence : ils partiront en Italie quelques jours pour rattraper le temps perdu et évoquer leur vie respective. Tous deux écrivains, ils projettent d’écrire ensemble le récit de leurs retrouvailles.
Ton histoire ne se termine pas ici grand-maman!
J’aurais préféré qu’elle s’arrête ici, c’est tellement merveilleux.
Un an plus tard, le jour de son anniversaire, je rejoins Eleonor au téléphone pour lui rappeler mon amitié et lui souhaiter amour et longue vie.
« My unknown soldier n’est plus. J’étais là, je lui tenais la main quand il est parti. En mémoire de ce bonheur inachevé, je termine seule notre livre »
Ainsi va la vie ma chérie.
Grand-maman promis que tu la raconteras aux cousines ?

BRAVO! ILS SONT DEBOUT

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Belle-maman! (Vous avez deviné, c’est ma belle-fille au téléphone) nous sommes le 23 septembre. Nous sommes en plein équinoxe de l’automne et que fait-on au moment de l’équinoxe?

C’est l’enseignante qui me pose la question.

En bonne élève qui se souvient de l’an passé, à la même date, je m’empresse à répondre : « nous faisons tenir les œufs debout »

Bravo! Me dis-je? J’ai réussi l’examen théorique, passons à l’examen pratique. J’accorde ce plaisir à l’homme de ma vie, le sommant de s’exécuter sur-le-champ, c’est-à-dire de sortir la douzaine d’œufs du frigo et de passer à l’action, soit, de faire tenir un œuf debout sur une surface bien lisse. Pourquoi lisse? Pour éviter que les septiques prétendent que l’œuf tient debout grâce à un renfort si minime soit-il ou bénéficie de l’appui de quelques graines de pain par exemple.

L’admirateur ébahi en est à son troisième œuf. L’examen pratique est un franc succès. Voilà que ni un, ni deux, mais trois œufs frais trônent allègrement sur notre table de bois verni.

Jean de La fontaine dirait : Dieu fait bien ce qu’il fait et ajouterait cette fois : sans en chercher la preuve dans l’œuf je la treuve…

On se rappellera que les équinoxes de septembre et de mars sont les deux moments de l’année où le jour et la nuit sont approximativement de même durée. (voir Wikipédia sur le Web pour la description de l’équinoxe)

Pour réussir l’expérience, il faudra attendre au moment de l’équinoxe du mois de mars. Entre-temps vous pouvez toujours tenter votre chance…