UNE INVITATION CÔTÉ SOUS-BOIS

Aujourd’hui, pour célébrer le temps qu’il fait, je vous invite à m’accompagner. Nous marcherons dans le sous-bois, juste derrière notre refuge pour âmes. Nous marcherons à petits pas, dans les pas de mes chevreuils, savamment nommés cerfs de Virginie. 

 

DSCN2996.JPGL’autre jour, j’ai photographié, pour vous, un sabot de la vierge. Dans la forêt de conifères, le cypripède acaule nous honore de sa présence. Pour le dénicher, il faut être très attentif. Cette fleur est rare et captivante. Son air exotique, son port de reine lui viennent peut-être du fait qu’elle appartient à la famille des orchidées. Nous en admirerons quelques un au fil de notre randonnée.

 

 

 

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Voici l’irrésistible trille, emblème floral de la province de l’Ontario.  Au mois de mai, les amateurs de trilles s’en donnent à cœur joie dans les boisées. C’est une espèce protégée donc, interdite de la cueillir. On la trouve surtout le long des ruisselets, dans les vallons humides ou les tourbières. Elle dégage une odeur désagréable qui attire les mouches à viande favorisant sa fécondation. Selon une étude, le trille mettrait sept ans pour atteindre sa maturité sexuelle.

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Au tour du cornouiller du Canada d’attirer notre regard et de susciter notre admiration.

Nous la nommons affectueusement un quatre-temps, tantôt rouget, pain d’oiseau ou pain de perdrix. Le quatre-temps est heureux dans les forêts de conifères, les pieds dans les aiguilles de pins et d’épinettes.  Le petit fruit rouge qu’il produira sera le festin des oiseaux l’automne venu.

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Le maïanthème est une plante bien modeste pour porter un nom aussi imposant. Le petit fruit de couleur rouge, qu’il produira à maturité fera les délices des petits mammifères : souris et campagnols. Le lièvre d’Amérique à son tour se nourrira de son feuillage.

 

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 Attention! Il ne faudrait pas ignorer la trientale boréale. Une merveille de la nature. Un fil retient la fleur minuscule, tandis que les fragiles feuilles forment une collerette au sommet de la tige.

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Un moment d’extase, rien de moins. L’oxalide de montagne a besoin de très peu de lumière. Pour mener à terme sa floraison, plus tard au printemps, elle se blottit au creux d’un arbre.  Elle est heureuse dans les sous-bois.  Les graines engendrées par ses fleurs germent dans la mousse.

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C’est déjà le moment de rebrousser chemin, de quitter le sous-bois et de nous dire au revoir. J’espère que cette petite promenade vous a plu. De la cime d’une épinette, voyez qui nous observait : la corneille en attendant que la mangeoire soit garnie de graines de maïs et de tournesols qu’elle piquera à notre insu.

MA TROUVAILLE DU JOUR

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Le sabot de la vierge est une espèce rare et difficile à cultiver. On ne doit pas le déloger de son habitat indigène. La pollinisation de la plante est assurée par les insectes qui doivent se glisser à l’intérieur pour se procurer du nectar.
Cette fleur printanière est l’une des 63 espèces d’orchidées indigènes du Canada. C’est une chance inouïe de pouvoir admirer cette merveille qui se cache dans les sous-bois humides.
J’ai voulu partager ma trouvaille avec vous.

JARDINIÈRE, POURQUOI PAS?

Ce matin, j’ai passé à deux cheveux de postuler pour un emploi de jardinière chez le Grillon. Vous avez vu son jardin truffé de mauvaises herbes? Non, mais, c’est sérieux!
Après y avoir fait le tour, je suis allée faire le tour du mien. J’avoue que le mien n’est pas en beauté. La preuve? C’est tout ce qu’il m’offre de tulipes et encore, elles ont attrapé une gelée la nuit dernière. L’automne dernier, les écureuils ont déménagé ma provision de bulbes au pied de mon érable.

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Le cognassier, fidèle à lui-même, nous promet une belle floraison et des coings en abondance, que l’on ne mangera pas. Vous avez deviné? l’écureuil.

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Regardez la première fleur de mon cœur saignant, un peu timide, n’est-ce pas?

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Je ne peux pas ignorer notre rhododendron qui a survécu malgré les grands froids. C’est en juin qu’il fleurira. Il faut dire que je lui ai fait des menaces l’automne dernier. « Si tu ne fleuris pas le printemps prochain, je te rase la tête ». Je parle bien à mes chevreuils et aux oiseaux, pourquoi pas aux fleurs à l’occasion.
Continuez à me faire mourir d’envie avec votre printemps hâtif et vos magnifiques jardins en fleurs, vos lilas, vos muguets du premier mai, tandis que moi, je suis encore à dégager mes pauvres petits arbrisseaux encore frissonnants.
Non! À bien y penser, vaut mieux demeurer chez moi à bêcher, sarcler, planter, râteler. arroser, pour qu’un de ces quatre matins, je puisse vous émerveiller, en vous tendant la plus belle des fleur de mon jardin.

Un McDonald pour chevreuil

Aujourd’hui, le thermomètre a grimpé jusqu’à 25 C. Ce n’est pour autant le temps des lilas pas plus que celui du muguet. Il faudra patienter encore quelques semaines.
« Patience, patience dans l’azur, chaque atome de silence est la chance d’un fruit mûr » dirait Paul Valéry.

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C’est ce que fait mon rocher. Petit à petit, il reprend vie et se couvre de mousses de toutes espèces. Le lichen, plante aux mille vertus règne en maître au profit des chevreuils qui s’en gavent abondamment. Bientôt, ils se délecteront de bleuets puis de quatre-temps. Ce rocher est le McDo des chevreuils.

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En marchant, les yeux rivés au sol, pour voir poindre les jeunes pousses de sapins et d’épinettes, surprises! j’ai trouvé une balle de golf qui a dormi là, sous la neige.

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L’hiver, sa neige et sa froidure, ne sont pas loin derrière. La preuve? Voyez ce qui demeure de notre « or blanc ». Une trace, vestiges de la piste où avait lieu la coupe caribou qui a valu à notre tribu, les plus beaux plongeons acrobatiques qui soient.

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Bon dimanche à vous tous. Moi, c’est l’heure d’aller dormir sous la couette.

NOTRE AMOUR D’ABRICOTIER

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Notre abricotier chargé (le mot est sans doute exagéré) de fruits gorgés de soleil. Promesse d’une belle récolte.

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Vite la cueillette avant que les merles les becquettent. Après l’échelle pour monter sur le toit, la dame de la maison emprunte l’escabeau. L’homme de sa vie a tenu à immortaliser ce moment mémorable (la récolte des abricots évidemment).

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Notre récolte 2008 avant triage et nettoyage.
Devinez la suite! La confiture.

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medium_DSCN1966.JPG</div Bon dimanche