J’AI POUR TOI UN LAC…

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LE LAC TAHOE DANS TOUTE SA SPLENDEUR.

J’ai pour toi un lac quelque part au monde
Un beau lac tout bleu
Comme un oeil ouvert sur la nuit profonde
Un cristal frileux
Qui tremble à ton nom comme tremble feuille
A brise d’automne et chanson d’hiver
S’y mire le temps, s’y meurent et s’y cueillent
Mes jours à l’endroit mes nuits à l’envers.

(Paroles de Gilles Vigneault)

BONNE NUIT, DORMEZ BIEN.

AINSI VA LA VIE

 

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Un petit bonjour en ce samedi ensoleillé, mais frisquet. Je suis chez moi, là où il y a mon passé gorgé de livres, de souvenirs, de photos, de musique, de projets entamés, de rêves inachevés. .

Je fais la grâce matinée. Je savoure le moment. Je revis des instants où l’amitié, la camaraderie étaient au comble. C’était, il y a à peine quelques jours, là-bas, dans notre refuge pour âmes. Nous étions trente-sept à lever nos verres après une journée de ski formidable. Douze à y dormir; à petit-déjeuner, à célébrer ce jour de plus, dans nos vies et, d’apprécier cette chance inouïe de vieillir ensemble.

 

Tout à l’heure, je quitterai mon chez-moi familier et attachant; mon arbre de toujours, fidèle, généreux, majestueux. Je jetterai un dernier coup d’œil tout autour en disant tout bas : « attendez-moi, je reviens, je ne vous abandonne pas. La preuve, les plantes ont à boire et fleuriront au printemps.

 

Là-bas, je retrouverai ma montagne couverte de givre, mes chevreuils par dizaines, notre refuge sans les amis et leur joie de vivre. Bien vite, il y aura le rire des moussaillons affamés après une journée de ski et le passage de Julien, l’arrière-petit-fils.

 

Une fois de plus, au moment de monter à l’étage, quand la maisonnée sera endormie, je pourrai dire à l’homme de ma vie : “C’est ainsi que la vie suit son cours.”

 

OÙ IL Y A VIE, IL Y A ESPOIR

Devant les images d’horreur qui nous parviennent d’Haïti et pour avoir vécu le tremblement de terre de Mexico en 1986, je me permets de vous livrer un extrait du reportage que j’ai rédigé à l’époque.

VICTOIRE DE LA VIE QUI VEUT VIVRE

Onze heures, dimanche vingt-deux septembre. Figés devant la grille qui nous sépare de l’hécatombe qu’est l’hôpital Juarez où sont ensevelies vivantes des centaines de victimes (patients, infirmières et médecins,) les larmes nous montent aux yeux. Le spectacle est déchirant. Nous n’avions rien imaginé de semblable lorsque tout à coup, près de nous, un militaire chuchote qu’on vient de sortir un premier bébé encore vivant. Merveille! Ni la poussière grise qui monte des ruines et embrume l’atmosphère, ni l’odeur qui se fait plus prononcée, plus rien ne retient notre émotion. L’espace d’une seconde, c’est l’allégresse. Miracle de la vie!

Par la suite, les secouristes arracheront d’une mort certaine dix ou onze autres chérubins, sûrement nés dans la nuit du dix-huit. Fatalité, ils portent tous au poignet le nom de leur mère sans doute morte dans le séisme. L’absence de bruit, de lumière et de toute autre stimulation aurait eu un effet sur le métabolisme des nouveaux nés les plongeant dans un état d’hibernation dont l’effet est de réduire le besoin normal d’oxygène et de glucose dans le sang. C’est ce que prétendent les spécialistes, sans pour autant vouloir l’affirmer.

Est-ce à dire que cette victoire de la vie sur la mort dont nous sommes les témoins répond à cette force implacable de la nature de se perpétuer jusqu’à la fin des temps?

Il est midi. Le soleil plombe toujours sur ce qui reste de la ville maintenant assoiffée, déshydratée. Au milieu du bruit constant des sirènes stridentes, lugubre confusion, il y a l’Angélus qui sonne…

Tandis que nous quittons le quadrilatère funèbre, je veux m’accrocher à la « nouvelle » des bébés miracles qui me donne le courage de murmurer « Tant qu’il y a vie, il y a espoir »

 

UNE BLOGUEUSE AMOCHÉE

 

Une blogueuse amochée  vous envoie ses salutations en ce dimanche grisâtre et sans neige.

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Un sabot de la vierge pour vous

J’ai reçu le vaccin contre la grippe H1N1 dont on parle abondamment au Québec.  Ouf! « Je ne me sens pas dans mon assiette » dirait ma mère.  Je vous ferai voir quelques photos de Bombay dès que je me sentirai plus en forme.  Je vous ferai aussi voir une nouvelle photo de Julien mon arrière petit-fils.  Oui! Oui, il se nomme Julien, beau comme un cœur.  C’est l’Arrière qui le dit.

J’ai vu, hier,  un magnifique renard roux devant la porte de notre refuge pour âme. Non, rassurez-vous, je n’ai pas songé, un instant à m’en faire un collet et un manchon.

Une petite anecdote en passant : Sur notre bateau de croisière, vous savez comment s’agitent les photographes?  Je les comprends, ils gagnent leur vie. Ils sont omniprésents. Puis,  ils étalent leurs prises sur les murs pour que vous tombiez amoureux de vous-même et achetiez vos plus beaux sourires.

Une dame d’un certain âge, fort sympa, avec qui je m’entretenais souvent me confia un certain soir, « vous savez, il n’y a pas une photo de moi. Pas encore, un photographe a osé me photographier » Je voyais une certaine tristesse dans son regard. « Peut-être n’êtes-vous pas là au bon moment? » lui dis-je.  « Non! je sais… », m’a-t-elle répondu. Le silence qui suivit était éloquent.

J’ai emprunté sa caméra, à plusieurs reprises, pour la photographier.  Vous auriez dû voir ses yeux briller. « J’aimerais une photo lorsque j’enlève mes souliers à la porte d’un Temple ». Geste acrobatique pour la dame en question. J’ai « exaucé » son désir. Elle est  soudainement devenue une femme sans âge avec ce sourire radieux qu’un professionnel de la photo aurait envié.

Je vous souhaite une bonne fin de journée.

lendemain de la veille…Une panne d’ordi a fait en sorte que ma note n’a pu vous rejoindre.  Nous sommes lundi, le temps est  gris mais il neige sur mon beau pays.

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PREMIERS FLOCONS DE NEIGE

 

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Hier, c’était le jour de l’Action de grâces. Pour rendre hommage à la nature, au fil d’une balade dans les sous-bois, j’ai glané quelques feuilles d’érable aux couleurs de la saison, en pensant à vous qui me visitez en toute amitié.

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Et puis, nous avons décidé de prolonger notre séjour dans notre refuge. Ce matin, surprise! Ce n’est pas la pluie qui tombe, mais une neige fondante. Brrr. Pas déjà!

 

Bonne nouvelle « Le petit chéri, le gamin » (je parle de mon chevreuil chouchou). Celui qui était blessé l’an passé. (Ils se mutilent entre eux. D’un coup de patte, ils se déchirent la peau.)  Il est guéri, un vétérinaire a dû le « recoudre. Nous pouvons voir la cicatrice.

Il est là en ce moment en train de déguster pommes, carottes et moulée. Voici un instantané.

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Allons! Deux, trois visiteuses tentent de partager son festin. Voyez les oreilles du gamin prêt à les chasser risquant une nouvelle déchirure.

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J’oubliais! Samedi, nous avons joué au golf en compagnie d’une dizaine de touristes- golfeurs de la région de Lyon. Ce fut formidable. Les grands espaces, les paysages, le parcours féérique du Diable (le nom du parcours) l’accueil légendaire des gens de chez nous, le sirop d’érable à toutes les sauces même sur les frites, ont enchanté les cousins émerveillés.

 

En regardant les plaques d’immatriculation et en lisant le : « Je me souviens», la question traditionnelle n’a pas été épargnée. « Que veut dire ‘Je me souviens’?.

 

J’avoue, ici,  que la réponse varie selon la personne à qui vous posez la question. »  J’ai préféré, dans les circonstances, me référer aux notes de notre célèbre historien  Jacques La coursière et la réponse fut : “Je me souviens d’être né sous le lys et de vivre sous la rose” À mon grand étonnement, une golfeuse a vite levé la main toute fière de dire qu’elle connaissait  cette version.

 

Bon, je vous ai assez retenus. Je vous souhaite une excellente fin de journée et termine sur une pensée d’Abraham Lincoln :

“On est heureux dans la mesure ou on a décidé de l’être”

 

Bonne fin de journée à vous.

 

 

LA « RATOUREUSE »

 

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C’est dans vos gênes. Vous tenez cela de votre père, vous êtes « ratoureuse. » Dit-on? Vous aimez jouer des « tours ».

 

« Rien de méchant » direz-vous.

 

Il fallait entendre votre ami quand, par la fenêtre de sa chambre à coucher? (Nous sommes aux aurores), il a aperçu le pare-brise de sa voiture éclaté par une balle de golf. Un seul mot de sa part (extrait du répertoire des objets pieux) a suffi pour décrire ce qu’il venait de voir et traduire sa « déconfiture ».

 

Il faut dire que la veille au soir, comme par enchantement, il avait trouvé, trois balles de golf à proximité de votre entrée.

 

Il faut aussi préciser que vous avez pignon sur golf, ce qui explique bien des choses.

 

Avant même d’aller constater de visu les dommages du bolide abimé, l’air affaissé, il se demande comment il pourra conduire en regardant au travers une « vitre en éclat ». Il vous commande une photo, sur-le-champ, en guise de preuve. (Pour les assurances) pense-t-il?

 

Vous, l’espiègle, un de ses meilleurs amis (votre mari et témoin de votre mauvais coup), sa femme une autre complice), ne savez à quels saints vous vouer pour garder votre sérieux et conserver votre regard compatissant.

 

Il se décide enfin à sortir pour constater l’ampleur de la catastrophe. Vous le suivez, vous abstenant d’évoquer quelques objets religieux en guise de sympathie.

 

Vous n’en croyez pas vos yeux. Il a eu beau vous dire que mercredi prochain, c’est sa visite annuelle chez l’ophtalmo, tout de même, il a beau être encore à une distance respectable de « l’accidentée », il devrait se rende compte que c’est un truc que vous avez déposé sur sa vitre. Il faut dire que la pluie, le crachin, la bruine, tout contribue au succès de votre « ratourage ».

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Une fois le stratège élucidé, il faut voir le sourire de votre victime. Il ne vous en veut pas un instant, mais vous promets que l’arroseuse sera à son tour arrosée.

IL SERA UN GARÇON!

Echo Bébé Vigeant.JPGBonjour,

Nous avons fais la 2e échographie cette semaine.

Le bébé n’a rien voulu nous cacher alors regardez les photos attentivement 🙂

À part de ça, il a déjà commencé à s’entraîner pour le Tour de France…

Caroline et Eric

Voilà le merveilleux message reçu de mes « amours » de futurs parents.  J’ai répondu que le chérubin est photogénique. Quelle merveille cette écographie d’un petit garçon en devenir. Du coup, son arrière-grand-mère propose une commandite pour le Tour de France.  Sait-on jamais  Encore une fois j’applique la devise de Jacques Coeur: « À coeur vaillant, rien d’impossible ». Merci Éric et Caroline