lA PENSÉE N’EST QU’UN ÉCLAIR
AU MILIEU DE LA NUIT
Henri Pointcarré
lA PENSÉE N’EST QU’UN ÉCLAIR
AU MILIEU DE LA NUIT
Henri Pointcarré
Ce Noël qu’on enguirlande, enrubanne, illumine,
Année après année,
N’est jamais tout à fait le même.
Noël reflète nos états d’âme,
l’ambiance de nos quotidiens,
Il prend la couleur du temps,
Il nous ressemble.
De Noël en Noël, nous avançons, notre vie change.
Il y a le Noël de joie, le Noël de peine,
Le Noël d’arrivée, le Noël de départ,
Le Noël au loin, le Noël chez soi,
Le Noël à deux, à plusieurs et le Noël solitaire,
Il y a le Noël de conflit, de tourment, de guerre,
Il y a celui d’entente, de paix, de réconciliation.
Il y a aussi le Noël de douce souvenance et celui de promesse d’avenir.
Il y a toujours pour chacun de nous,le Noël d’espérance.
Cette espérance que les bergers et les rois mages nourrirent
en voyant l’Enfant de la crèche.
Noël, c’est la naissance, c’est la famille.
J’y pense! En parlant de Noël d’espérance, il y a aussi celui des gens de bonne volonté qui n’ont pas cessé d’entendre dans leur cœur « Paix sur la terre ».
L’Homme de ma vie se joint à moi pour vous souhaiter un
joyeux Noël.
« Fugit tempus », le temps fuit, s’exclamait oncle Léon, marchant allègrement dans sa neuvième décennie
Je me demande parfois : Qui du temps ou de l’humain, fuit le plus l’autre?
Je pense à Khalil Gibran : « Vous voudriez mesurer le temps, l’infini et l’incommensurable…Aujourd’hui n’est que le souvenir d’hier et demain, le rêve d’aujourd’hui ».
On ne fait pas que célébrer le temps, on le mâte aussi. Au cours du siècle dernier, on a formé une conscience pitoyable du temps, de sa valeur, de son pouvoir, de son emploi. On a poursuivi une course effrénée dans le but de magnifier le temps pour ensuite, le morceler en infimes nanosecondes, de façon à en posséder davantage pour mieux se le partager. Phénomène étrange! Avec tout ce temps gagné, voilà qu’on se retrouve les mains vides. On n’a jamais eu moins de temps. On a plus le temps.
Et chez les quelques mortels à qui il reste du temps, ô malheur, de peur de le perdre, eh bien! Eux, ils le tuent.
« Comme si l’on avait peur, peur de se retrouver face à soi-même et au silence », écrivait Jean-Louis Servan-Shreiber, dans son ouvrage intitulé « l’Art du temps » publié aux Éditions Fayard.
« C’est un problème généralisé », explique l’auteur. Il l’appelle le mal du temps. Pour le contrer, il nous propose de retrouver le sens du moment. « Faire, c’est très souvent une façon de ne pas sentir passer le temps. Le luxe serait de sentir passer le temps sans s’ennuyer ».
« Le temps est la matière première de notre vie, poursuit l’écrivain. Si nous le considérons comme une matière courante de consommation, une ressource insuffisante en quantité, notre vision est restrictive. »
Pour bien suivre la pensée de l’auteur, nous devons faire la distinction entre la gestion du temps qui consiste en une série de trucs et la maîtrise du temps.
Pour nous aider, il nous propose d’investir à chaque jour un moment pour réfléchir sur son temps, donc, sur sa vie et à ce propos, il nous conseille de remplacer le mot temps par le mot vie.
Puisque le temps est une question de taille, je m’empresse de vous dire bonne nuit en vous offrant cette pensée de Bourdaloue : « Il n’est rien de plus précieux que le temps, puisque c’est le prix de l’éternité ».
Au rancart déambulateur, fauteuil roulant et béquilles. Je reprends du poil de la bête. Je suis sur mes deux « pattes ».Comme cette buse qui scrute les cimes avant de prendre son envol.
Il est venu le temps, d’abord de faire un pas, un petit pas, un autre pas. D’aller plus loin, d’aller au-delà, progressivement, allègrement, comme le tout petit qui fait ses premiers pas.
Puis, est arrivé le temps de regarder au loin, plus loin encore. De franchir l’espace qui nous sépare de « l’inatténiable, » pour enfin l’atteindre.
Chaque jour est un recommencement qui fait appel à la continuité. Tout repose non seulement sur la persévérance, mais aussi, sur cet appel des autres qui deviennent raisons d`être.
Vos souhaits chaleureux, vos commentaires nombreux et bienveillants et ce rendez-vous à ne pas « louper » contribuent, jour après jour, à nourrir ma détermination et mon espoir de vous revoir.
Hier, d’un geste symbolique, l’homme a rangé mes skis m’avisant qu’ils sont prêts pour la prochaine saison. « Bien d’accord » lui répondis-je.
Je vous souhaite bon dimanche et une belle cueillette de muguets.
En ce moment de rêve, j’ai en tête le très beau poème de Charles Péguy. Il débute ainsi :
« Rien n’est beau comme un enfant qui s’endort en faisant sa prière, dit Dieu.
Je vous le dis, rien n’est aussi beau dans le monde.
Je n’ai jamais rien vu d’aussi beau dans le monde,
Et pourtant j’en ai vu des beautés dans le monde
Et je m’y connais. Ma création regorge de beautés.
Ma création regorge de merveilles.
Il y en a tant qu’on ne sait pas où les mettre.
J’ai vu les millions et les millions d’astres rouler sous mes pieds comme les sables de la mer.
J’ai vu des journées ardentes comme des flammes ;
Des jours d’été de juin, de juillet et d’août.
J’ai vu des soirs d’hiver posés comme un manteau.
J’ai vu des soirs d’été calmes et doux comme une tombée de paradis.
Tout constellés d’étoiles.«
Janvier 1986. Vous venez de recevoir « Une chambre à soi » — l’auteure du pamphlet : Virginia Woolf —, traduit de l’anglais par Clara Malraux. Un tout petit ouvrage. Rien qui ressemble à ces énormes briques à la mode, frisant aisément les quatre ou cinq-cents pages.
Le temps presse. Vous jetez un coup d’œil sur le quatrième de couverture puis, machinalement, vous remettez à plus tard la lecture en vous disant que le titre est bien loin de votre réalité : une entreprise, un mari, trois enfants, des relations professionnelles. Plutôt que de ranger respectueusement l’œuvre sur un rayon de votre bibliothèque réservé aux titres et auteurs qui retiennent votre intérêt – mais à lire plus tard – vous en faites part à C. votre compagne de travail qui s’y montre intéressée.
Août 2011. Vous voilà en train de fermer vos valises, destination « Cape Hatteras », Caroline du Nord. Comme d’habitude, au mois d’août, quinze jours de farniente : bord de mer, soleil, sable, plage à n’en plus finir. Combien de fois avez-vous apporté une brassée de livres sans jamais oublier l’incontournable « Solitude face à la mer » de l’écrivain Anne Lindbergh. Combien ont été achevés de lire?
Cette fois, dites-vous, un bouquin, à la rigueur deux suffiront. Vous savez que vous n’aurez pas le temps ou si peu. Le roulement des vagues qui se fracasse à vos pieds, les coquillages aux multiples formes et couleurs, et puis, il y a la tribu, presque entière, sur la plage avec ses châteaux de sable, ses « regarde grand-maman », ses cerfs-volants toujours plus hauts. Puis il y le salin de la mer au goût de dépaysement.
Mille six cents kilomètres plus tard, vous voilà sous votre parasol, les pieds enfouis dans le sable. Distraitement comme le sont les réflexes, vous saisissez le tout petit livre, à peine un doigt d’épaisseur. Qu’elle n’est pas votre surprise quand, en troisième de couverture, vous découvrez une annotation datée 9 avril 86. Vous ne l’aviez jamais vue encore moins lue. Elle s’adresse à vous.
Se peut-il? Le commentaire vous émeut, vous bouleverse. Vous retournez au cœur du livre pour constater que des phrases sont soulignées ou cochées dans la marge, que des coins de pages sont repliés. Pas possible! vous dites-vous, de ne pas en avoir pris connaissance avant cet instant. Du coup, c’est comme si le livre était habité. Vous le refermez, vous le serrez entre vos doigts. Qu’a pensé votre amie devant cette horrible indifférence, lorsqu’elle vous a suivi du regard, retournant l’ouvrage sur son rayon sans même le feuilleter.
« Maman ne vous reconnaitrait sans doute pas » vous a confié sa fille médecin, il y a de cela quelques mois à peine.
Un quart de siècle plus tard. Il est maintenant trop tard. Elle vous entendrait, mais ne vous écouterait pas. Vous refermez le livre fixant la mer quand arrive par surprise; Tanya, Guillaume et Nancy.
« Grand-maman que lis-tu?
Ce n’est pas tant l’écrit de l’auteure qui importe en ce moment, mais la perte de celle qui a laissé sa marque, avec qui vous souhaiteriez échanger vos impressions, vos sentiments, commenter les réflexions de Virginia Woolf, être en accord ou désaccord; émettre vos points de vue comme vous l’avez fait des centaines de fois au fil des années.
Et, vous avez répondu à vos trésors : “Il faut que je vous raconte, non pas ce que je suis en train de lire — pourtant, ce serait opportun — mais ce qu’il m’est donné de vivre.”
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Ce soir j’ai l’âme à la tristesse
Le départ de Crabillou ne nous laisse pas indifférents. Sa présence parmi nous, son adieu teinté d’espoir.
En évoquant l’absence de Crabillou, j’aurai en mémoire son : « Que te sert de dormir si tu ne rêves point… » moralisateur, intransigeant, stimulant aussi.
Les notes qu’il nous confie en héritage me touchent profondément. Ce deuil, que je partage avec chacun de vous me rappelle que je fais parti de votre grande famille bien que je sois si loin de vous tous. C’est un privilège qui m’est donné et que j’apprécie du fond du cœur.
Dans le deuil, je me réfugie dans le silence pour relire Khalil Gibran évoquant le mystère de la mort : « Faites confiance aux rêves, car c’est en eux qu’est cachée l’entrée pour l’éternité. »
Ce soir j’ai l’âme à la tristesse.
Avez-vous déjà croisé un comptable qui ne vous parle pas de chiffres ou ne vous rappelle pas à l’ordre?
« N’oublie pas c’est le temps des impôts, et en passant, 2011 est une année particulière » ajoute-il d’un air moqueur.
En 2011, nous aurons quatre dates inaccoutumées :
1/1/11, 1/11/11, 11/1/11, 11/11/11.
Ce n’est pas tout.
Prenez les deux derniers chiffres de l’année de votre naissance et l’âge que vous aurez cette année. La somme sera pour tous 111. Exemple : née en 1975, vous aurez en 2011 36 ans. 75 + 36 = 111. Née en 1931, en 2011 vous avez 80 ans. 31 + 80 = 111
C’est ainsi.
Mieux encore, le mois d’octobre 2011 aura 5 dimanches, 5 lundis et 5 samedis.
Cela n’arrive qu’une fois tous les 823 ans! À la prochaine!
Remarquez que nous sommes encore loin de la semaine des quatre jeudis…
Enfin, j’ai retrouvé mon joyeux ramoneur et ma bonne humeur. Merci de vos commentaires.
Du coup, je remplis ma promesse. Voici donc la photo de Julien, le fiston de Caroline et d’Éric. L’angelot né le jour de la Sainte-Catherine célébrait son premier anniversaire de naissance entouré de la parenté. Il fit l’admiration inconditionnelle de ses nombreux ancêtres.
En parlant d’ancêtres, sans être démographe ou spécialiste de la question, j’ai l’impression d’assister à une nouvelle tendance, pour ne pas dire un nouveau phénomène de société, en observant que nous étions dix ancêtres autour de Julien : quatre arrière-grands-mères; deux arrières-grands-pères; deux grands-mères et deux grands-pères. Il est donc commun, de nos jours, que le nouveau né soit entouré d’une douzaine d’ancêtres bel et bien vivants.
Dans le cas de Julien, je tenais à immortaliser cet instant pour qu’il se souvienne.
Si vous disposez d’un petit moment, passez chez moi, il y a un puzzle à portée de main.
Mon puzzle ou « casse-tête » compte 748 pièces. Il s’agit d’une image de Stonehenge, le plus important monument de toute la Grande-Bretagne. Considéré comme l’une des merveilles Stonehenge est un temple préhistorique dont nous pouvons toujours voir les ruines de nos jours. Grâce aux fouilles archéologiques, on peut diviser son histoire en plusieurs périodes couvrant environ quinze siècles entre 3050 et 1600 av. J.-C.
Voyageurs devant l’Éternel, Sinead et Anthony et les grands-parents