À VOTRE ÂGE…

 

L1020366.JPG

C’est le jour de votre anniversaire de naissance. Il est 6 h 45. Au bout du fil, Marie, votre vieille amie de toujours. « Enfin! Tu as atteint mon âge. Dorénavant, nous marcherons ensemble vers nos quatre-vingts ans.»

« Toute vérité n’est pas toujours bonne à savoir », répliquez-vous en riant,  ajoutant qu’elle a bien raison.

En parlant de vérité, vous avez remarqué qu’au fur et à mesure que vous prenez de l’âge, les compliments qui accompagnent celui-ci font appel à des conjugaisons de verbes plus élaborés. Exemple : au début de votre entrée dans votre chère vieillesse, on vous complimente en vous disant : vous êtes toujours aussi belle. Puis vient le : vous êtes encore belle. On ajoutera très vite : pour votre âge. Ensuite, on renchérira en conjuguant au passé : vous deviez être belle. Le comble arrivera lorsque l’on se dirigera vers l’imparfait en vous déclarant tendrement : étant jeune, vous avez dû être très belle.

Vous acceptez courageusement ces compliments venus du fond du cœur et non des yeux. Vous n’avez plus de doute, vous avez atteint l’âge de l’irréparable outrage.

Les copains et copinent qui « oeuvrent » avec vous dans les différentes associations, étant plus jeunes d’une ou deux décennies, ceux-là s’attachent à votre « grande forme ». Vous êtes un modèle pour eux disent-ils (pas un mannequin), mais un modèle au niveau implication sociale et votre bonne forme les servent bien.  « J’aimerais être comme vous à votre âge ». « J’aimerais pouvoir vieillir comme vous ». J’aimerais faire ce que vous faites à votre âge ». Et ainsi, les compliments abondent à mesure qu’ils vous distribuent des tâches.

Vous n’avez rien entendu encore. C’est le « bon docteur » (expression péjorative quand vous doutez de ses conseils) qui vous met la puce à l’oreille, à l’heure du bilan santé. « Malheureusement, nous ne sommes pas éternels », vous prévient-il au cas où vous l’auriez oublié. Le radiologiste qui a vu votre date de naissance surenchère en vous rappelant tout bonnement quand dépit de la santé, il nous faudra tous mourir un jour. À les entendre, vous en êtes là.

Chez les uns comme chez les autres, la subtilité du langage est de rigueur.  Votre notaire, votre banquier, votre comptable, votre assureur abordent avec des pincettes les questions délicates entourant votre âge. Sans vouloir éveiller en vous la précarité de la vie et celle de la vôtre en particulier, ils s’assurent, l’heure venue, que vous quittiez ce bas monde en bonne et due forme.

Même si vous faites la sourde oreille, arrivée à un âge certain, vous entendrez plus souvent qu’il le faut : À ton âge, tu ne devrais pas…Ce n’est pas pour des personnes de ton âge.  À ton âge, il faut se ménager, se reposer, prendre le temps.

Tout compte fait, « à mon âge on se fout du lendemain » nous rappelle Maurice Chevalier.

UNE CLOCHE SONNE, SONNE…SA VOIX D’ÉCHO EN ÉCHO…

 

 

L1010942.JPG

 

Dimanche, le 20 juin, en l’église du village, l’Abbé Cyriaque NIYONGABO, prêtre diocésain du BURUNDI, en mission à Mont-Tremblant, baptise Julien, fils de Caroline Dufresne et de Éric Vigeant.

 

L’arrière-grand-mère ne trouve plus les mots tellement cette photo en vaut mille. Elle préfère vous livrer un extrait du « Prophète » de Khalil Gibran.

 

Et une femme qui tenait un bébé contre son sein dit : « Parle-nous des enfants ».

Alors il répondit :

Vos enfants ne sont pas vos enfants,

Ils sont les fils et les filles de la Vie qui a soif de vivre encore et encore.

Ils voient le jour à travers vous mais non pas à partir de vous,

Et bien qu’ils soient avec vous, ils ne sont pas à vous.

Vous pouvez leur donner votre amour mais pas vos pensées.

Car ils pensent par eux-mêmes.

Vous pouvez accueillir leurs corps mais non leurs âmes,

Car leurs âmes habitent la demeure de demain, que vous ne pouvez visiter, même dans vos rêves.

Vous pouvez vous évertuer à leur ressembler, mais ne tentez pas de les rendre semblables à vous.

Car la vie ne va pas en arrière ni ne s’attarde avec hier.

Vous êtes les arcs par lesquels sont projetés vos enfants comme des flèches vivantes.

L’Archer prend pour ligne de mire le chemin de l’infini, et vous tend de toute Sa puissance pour que Ses flèches s’élancent avec vélocité et à perte de vue.

Et lorsque Sa main vous ploie, que ce soit alors pour la plus grande joie ;

Car de même qu’Il aime la flèche qui fend l’air, Il aime l’arc qui ne tremble pas. »

L1010942.JPG

 

NOTRE MAISON DE TOUJOURS

 

L1010375.JPG

Ce matin, je m’emploie aux tâches ménagères bien que le soleil soit éclatant. Je dodiche, je dorlote, je materne notre chez-nous de toujours. Notre chez-nous de tous les jours.  Celui qui a vu naître et grandir la tribu. Celui qui nous attend, nous reçoit, nous unit, réchauffe nos corps et nos cœurs.

Il célèbrera ses cinquante-deux ans en juin ce chez-nous familial.  Nous l’avons vu bâtir, brique sur brique, pierre sur pierre. Quand on y pense, c’est merveilleux. Nous étions jeunes et pleins d’espoir et de rêves. Nous étions à l’âge de planter un arbre, disions-nous.


Plumeau en main, ici je m’attarde devant une photo des ancêtres, regrettant de ne pouvoir leur raconter… Là je replace précieusement le bibelot rapporté d’un voyage au bout du monde. Bientôt je reprendrai le berceau qui a niché Julien pour le retourner dans la chambre « pouponnière » en attente d’une prochaine naissance.

Si je lui offrais des fleurs à ce chez-nous. Des fleurs du jardin, les presque premières de la saison, pour égayer son décor, comme si c’était dimanche.

Bon dimanche à vous tous.L1010368.JPG

EN CE TEMPS LÀ…

 

L1000395.JPG

Je vous souhaite un excellent weekend,

et je vous invite (pourquoi pas) à Singapour, au légendaire « Raffles Hotel »,

là où fut créé par le barman du « Long Bar »,

Ngeam Tong Boon, le « Singapore Sling ».

L1000403.JPG

 


 

En 1913, ce cocktail digne des reines et destiné aux femmes se nommait « Straits Sling » C’est en l936, qu’on le rebaptisa « Singapore Sling » en hommage à son créateur.

L1000401.JPG

 

À la bonne vôtre!