MISSION ACCOMPLIE

 

Au pied de « La Grand Prix » après une journée bien remplie, sous l’œil averti de Pierre Godbout, moniteur niveau 4 et formateur niveau 2 de l’Alliance des Moniteurs de ski du Canada (à droite) du coup, je retrouve notre merveilleuse équipe de moniteurs du club de Ski Bon Âge

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Depuis des mois, j’attendais et appréhendais ce moment déterminant, visualisant mes pistes favorites, à tout bout de champ. Je les bravais dans ma tête. Je les mâtais, m’imaginant en train de les descendre en contrôle, avec succès.

La marche était haute comme on dit. Tant de regards enveloppés de silence étaient braqués sur moi attendant la première neige pour voir si j’allais chausser mes skis à nouveau.

Mission accomplie. À la fin de la journée, à Saint Côme,  nous allions terminer avec deux descentes dans « la Grand Prix »  De plein gré, j’ai pensé : je suis prête. J’y vais! Quelle joie! Tout au long de la journée, le professionnalisme de Pierre, son regard discret, mais combien observateur m’avaient  redonnés cette indispensable confiance en moi!

Nous recommençons la saison de ski et je remercie les membres de notre équipe pour leur appui et leur support réconfortant.

 

 

COUCOU SOUS LA NEIGE

 

Guillaume s’est porté au secours de sa grand-mère, lui a expliqué d’un ton de maître ce qui se passait parfois dans le cerveau d’un ordi.  Dieu merci, me voilà à nouveau parmi vous. Quel bonheur!

Bonne nuit et beau réveil accompagné d’un arôme de café..

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Par la fenêtre de notre chambre dans la nuit du 24 h de ski de Tremblant.

JOUR UN AU CALENDRIER DE L’AVENT

 

Aujourd’hui premier décembre. Décembre l’artiste qui, à grands coups de matins ouatés de neige, recouvre les gelées blanches de l’arrière-saison, orne de givre les arbres frileux, et trace des arabesques dans nos carreaux.

Décembre-le-bon vivant qui lance dans l’air de folles poudreries, éveille en nous l’odeur du sapin illuminé : de la dinde festoyante ou d’un feu de bois.

Décembre le scintillant, le généreux allume en nos cœurs le désir d’offrir, de donner.

Décembre, c’est aussi ses calendriers de l’avent, distribués à toute la tribu, (petits-enfants et arrières) et ses 24 chocolats, chacun remisé dans un joli sachet  de satin, rapportés tout droit de Vienne en Autriche ou alors dans un minuscule tiroir pour les plus petits.

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Quelle joie, quel bonheur! À l’instant, je reçois un courriel de Guillaume et Nancy accompagné d’une magnifique photo m’annonçant qu’ils ont mangé leur premier chocolat. L’an prochain Arthur aura droit lui aussi à son calendrier de l’avent.  

C’est au tour de Caro de m’annoncer qu’ils ont photographié Julien et Charlotte au moment ou il goûte leur premier chocolat de l’avent. Je vous promets la photo.

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« Le calendrier de l’avent symbolise la préparation à l’accueil de la naissance de Jésus. Cette tradition germanique est née d’un père de famille pour faire patienter ses enfants jusqu’au jour de Noël.  À l’origine, on remettait une image pieuse chaque matin aux enfants, comportant une phrase de l’Évangile ou une incitation à faire une bonne action. Plus tard, les biscuits puis les chocolats remplacèrent les images au bonheur des bambins. Et depuis quelques années, surtout en Allemagne, le calendrier offre chaque jour un petit jouet. « (Wikipedia).

UNE LEÇON DE CHOSE

 

Nicolas, Sinead, Tanya et Rachel, les mains à la tire2-L1010969.JPG

L’invention de la tire Sainte Catherine (dite tire à la mélasse) viendrait de Marguerite Bourgeoys, fondatrice de la Congrégation de Notre-Dame de Montréal. On dit que c’était sa façon d’attirer les jeunes indiens et les instruire d’où l’appellation « tire ». Selon l’historien jean Provencher, dans les 4 saisons de la vallée du  Saint-Laurent, la dénomination viendrait tout simplement du fait que le mélange d’ingrédients à cuire, puis refroidi, est étiré (de préférence au froid)  aussi vivement et aussi longtemps que possible.

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Maman serait heureuse de savoir que sa petite-fille Cindy perpétue la tradition de confectionner de la tire à la mélasse le jour de la Sainte-Catherine, le 25 novembre.

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JOURNÉE DE LA GENTILLESSE

 

 

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Dire que j’ai vécue cette journée sans savoir que c’était celle de la gentillesse.

Il faut que je vous raconte. Nous sommes au refuge.  Dix-huit degrés au thermomètre, un ciel bleu à faire pâlir les nuages. Une brise ensorcelante. Sentant mes ailes se déployer, j’annonce à l’homme, la tête plongée dans sa généalogie : « Je vais faire quelques courses au village. » Je monte dans la voiture, je choisis Claude Dubois et son « Si Dieu existe » que j’écoute à tue-tête tandis que je roule. En route, sur ma gauche, il y a ce splendide lac, comme un miroir. C’est beau! C’est beau! chanterait à plein poumon notre Ginette nationale. Et vous savez qui s’y mire? Notre Massif Tremblant, de À à Z. C’est à couper le souffle.

J’entre dans le village.  Merveille! On a « sorti » les décorations de Noël. J’ai bien mentionné les décorations de Noël et non les décorations d’hiver. (Les mots pour le dire…). En sortant de la chocolaterie, deux dames m’abordent souriantes et me posent, sans préambule : » Madame si vous pouviez, quelle faveur demanderiez-vous à Dieu? »

Je devine qu’elles appartiennent à une congrégation, qu’elles font leur boulot et je me dis. « Rien ne presse, je serai gentille et je me prêterai à leur exercice “de recrutement.”

Mais avant d’aller plus loin,  vous voulez, savoir ce que j’ai répondu aux dames? La santé, pour pouvoir continuer à admirer les splendeurs qui nous entourent, car c’est beau ici. Elles étaient d’accord. 

Par souci d’honnêteté, j’ajoute : “Je suis coriace et je vous le dis :  à chacun sa vérité. Mais j’aime bien vous entendre”. Ce fut une rencontre très agréable et joyeuse. En regardant ma provision de chocolats, que je portais à bout de bras,  mes deux dames sont reparties avec l’idée d’offrir des calendriers de l’avent à leurs petits-enfants. Pourquoi pas? C’est l’esprit de Noël après tout…

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Deuxième arrêt, le marché d’alimentation. Dans le rayon des légumes, chaque fois que l’on s’arrêtait devant mon panier, enviant mon spectaculaire épi de choux de Bruxelles (le dernier à l’étalage), j’en profitais pour vanter ma recette : Saumon et choux de Bruxelles grillés à l’érable » un délice, rien de moins. De quoi leur mettre l’eau à la bouche ajoutant gracieusement la façon de faire et la liste des ingrédients que je connaissais par cœur.

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Il fait beau, le ciel est toujours aussi bleu et la brise aussi agréable, pourquoi ne pas aller jeter un coup d’oeil du côté de la petite boutique devant laquelle je passe des centaines de fois sans jamais m’y arrêter.

« Je me présente en demandant à la dame : vous permettez que je m’offre le plaisir de visiter votre boutique pour découvrir les nouvelles tendances de la mode? » Au fil de la conversation, j’apprends qu’elle habite le vieux village de Tremblant, qu’elle adore la musique et les concerts. Nous parlons des  prochains événements, de la neige à  venir, du temps des Fêtes, de nos familles. Sur un au revoir amical, je reprends la route, le sourire aux lèvres, me promettant d’y remettre les pieds.   

En longeant les golfs le Diable puis le Géant, plus vert que jamais, rêveuse,  je me dis : c’est remarquable de voir combien les gens sont gentils, sans même douter que c’était la journée de la gentillesse.

Le soleil descend à l’horizon, les nuages sont revenus et le lac frémis. 

De la plume d’oie à Google Docs

 

 

 

 

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Un jour, Cindy, ma fille, me fit parvenir ce texte intitulé : « De la plume d’oie à GOOGLE DOCS » signé Nelson Dumais et publié dans le numéro de « Direction informatique » du 30 septembre 2008. L’auteur jette un regard sur l’évolution des outils d’écriture.

Le week-end prédispose à la lecture. En ce samedi torride et ensoleillé, je vous le propose à mon tour.

Du texte manuscrit aux applications de traitement de texte en ligne, beaucoup d’encre a coulé.

Longtemps, il y eut la plume.  Les auteurs grattaient leurs idées sur le papier, les raturaient, les ornaient de pattes de mouche, puis transcrivaient tout au propre et expédiaient le manuscrit (litt. « écrit à la main » à leur éditeur.  Il s’ensuivait une version typographiée et imprimée qui avait le mérite d’être plus facile à lire, mais le désavantage d’être définitive. Sauf exception, on ne touchait plus au texte une fois le livre mis en circulation : on assumait les perles et les raisins.

ZOLA

En homme de son temps, l’écrivain journaliste Émile Zola changea cette façon de faire. Comme c’était une pratique courante dans la seconde moitié du XIXe siècle, il publiait la plupart de ses romans en feuilletons, ce qu’il considérait comme étant un « premier jet » d’écriture.  Il se retrouvait ainsi avec une « copie de travail imprimée » beaucoup plus facile à manipuler.  Il découpait en effet la page du journal et se lançait dans les frais de correction : suppression de répétitions, ajouts de personnage, réécriture, etc. Une fois ce travail technique terminé, il remettait le résultat à son éditeur et un livre plus « définitif » était publié.

 

Plus tard, il agira de la même façon avec les épreuves finales pour les éditions en librairie. « Si ma copie ne porte pas toujours beaucoup de ratures, mes épreuves par contre en sont criblées.  Aussi, mes manuscrits ne doivent-ils pas être considérés comme étant les manuscrits réels de mes livres, puisqu’il m’arrive parfois d’apporter des changements considérables sur les épreuves. « La méthode Zola illustre l’impact de la mécanisation (en l’occurrence, la typographie) sur la qualité d’une œuvre, laquelle se retrouve mieux léchée, mieux resserrée, mieux découpé

NIETZSCHE

À la même époque, l’écrivain philosophe Friedrich Nietzsche pousse le modernisme une couche plus loin.  En 1882, aux prises avec des problèmes ophtalmologiques majeurs, il s’acheta une machine à écrire Malling-Hansen et appris à s’en servir les yeux fermés (de toute façon, il fallait retirer la feuille de la machine pour voir le fruit de ses efforts). Comme résultat, sa prose devint plus serrée, moins verbeuse, plus télégraphique.

Quand on lui en fit la remarque, l’auteur de « Ainsi parla Zarathoustra » répondit : « Vous avez raison, l’équipement utilisé en écriture influence la mise en forme de la pensée ». Précurseur bien involontaire dans la mécanisation du travail de plume, il venait de démontrer pourquoi les machines à écrire devinrent l’outil d’écriture par excellence durant les cent années suivantes. On a tous l’image D’Ernest Hemmingway avec sa Rémington portative. Non pas que la dactylographie allait tellement plus vite que la calligraphie, elle rendait simplement plus concise l’expression de la pensée, sans compter qu’il s’ensuivait des « manuscrits », des « brouillons », plus faciles à corriger, à bonifier, et moins difficile à lire.

À suivre : Écrire à la machine

 

CACHOU RELÈVE UN DÉFI

 

Mes amis bipèdes ont voulu mesurer mon sens de débrouillardise en nouant une arachide à un élastique retenu à son tour à un pot de pierre qui ne bronche pas.

Ils sont autour de la table et m’observent.

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 J’ai vite compris qu’il fallait dénouer l’horrible nœud qu’ils ont fait pour me donner du fil à retordre.

J’ai énormément de patience et je ferai appel à mon ingéniosité si besoin il y a.

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 Je pourrais croquer l’écaille de l’arachide et le tour serait joué. Je garde ce truc pour une autre fois.  Je vais bien les amuser les coquins.

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Je tire de plus belle sur l’élastique, rien n’y fait. Vous devriez les entendre rire de mes prouesses. 

Ils ne se doutent pas que je suis en train de leur donner une leçon de détermination. J’en viendrai à bout croyez-moi.

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 Bon, oublions le nœud et servons-nous de nos dents pour couper l’élastique.

 Pas trop bon le goût de l’élastique, mais il faut ce qu’il faut. Allons-y!

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Bien fait l’arroseuse est arrosée, j’ai eu le temps de me sauver avec le trophée avant qu’elle me saisisse avec son appareil photo. Hi hi hi. 

 

 

 

 

 

UN COUP DE COEUR

 

LES BATEAUX

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Ils restent au port, ou ils affrontent le gros temps :

Les bateaux sont à notre image,

Capables de dérisoires clapotis ou de grands voyages.


Je connais des bateaux qui restent dans le port,

De peur que les courants les entraînent trop fort.

Je connais des bateaux qui rouillent dans le port,

À ne jamais risquer une voile au dehors.

Je connais des bateaux qui oublient de partir,

Ils ont peur de la mer à force de vieillir,

Et les vagues, jamais ne les ont séparés,

Leur voyage est fini avant de commencer.

Je connais des bateaux tellement enchaînés,

Qu’ils en ont désappris comment se regarder,

Je connais des bateaux qui restent à clapoter,

Pour être vraiment sûrs de ne pas se quitter.

Je connais des bateaux  qui s’en vont deux par deux,

Affronter le gros temps quand l’orage est sur eux,

Je connais des bateaux qui s’égratignent un peu,

Sur les routes océanes où les mènent leurs jeux!

Je connais des bateaux qui n’ont jamais fini,

De s’épouser encore chaque jour de leur vie,

Et qui ne craignent pas parfois de s’éloigner,

L’un de l’autre un moment pour mieux se retrouver.

Je connais des bateaux qui reviennent au port,

Labourés de partout mais plus graves et plus forts

Je connais des bateaux étrangement pareils

Quand ils ont partagé des années de soleil.

Je connais des bateaux qui reviennent d’amour,

Quand ils ont navigué jusqu’à leur dernier jour,

Sans jamais replier leurs ailes de géants,

Parce qu’ils ont le cœur à taille d’océan.

L’énorme pélican brun des Galapagos en quête de nourritureP1970066.JPG

(Chanson de Mannick)