NOS AMIS LES ANIMAUX

Andrée, mon adorable belle-soeur m’a fait parvenir ce bijou de texte. Je le soumets à mon tour à ceux et celles qui, à cette heure, ne dorment pas encore, baillent aux corneilles ou comptent les moutons.

Bonne lecture et bonne nuit.

Vous arrivez à votre premier rendez-vous fier comme un paon et frais comme un gardon et là, … pas un chat! Vous faites le pied de grue, vous demandant si cette bécasse vous a réellement posé un lapin. Il y a anguille sous roche et pourtant le bouc émissaire qui vous a obtenu ce rancard, la tête de linotte avec qui vous êtes copain comme cochon, vous l’a certifié: cette poule a du chien, une vraie panthère! C’est sûr, vous serez un crapaud mort d’amour. Mais tout de même, elle vous traite comme un chien. Vous êtes prêt à gueuler comme un putois quand finalement la fine mouche arrive.

Bon, vous vous dites que dix minutes de retard, il n’y a pas de quoi casser trois pattes à un canard. Sauf que la fameuse souris, malgré son cou de cygne et sa crinière de lion est en fait aussi plate qu’une limande, myope comme une taupe, elle souffle comme un phoque et rit comme une baleine. Une vraie peau de vache, quoi! Et vous, vous êtes fait comme un rat.

Vous roulez des yeux de merlan frit, vous êtes rouge comme une écrevisse, mais vous restez muet comme une carpe. Elle essaie bien de vous tirer les vers du nez, mais vous sautez du coq à l’âne et finissez par noyer le poisson. Vous avez le cafard, l’envie vous prend de pleurer comme un veau (ou de verser des larmes de crocodile, c’est selon). Vous finissez par prendre le taureau par les cornes et vous inventer une fièvre de cheval qui vous permet de filer comme un lièvre. Ce n’est pas que vous êtes une poule mouillée, vous ne voulez pas être le dindon de la farce. Vous avez beau être doux comme un agneau sous vos airs d’ours mal léché, ne faut pas vous prendre pour un pigeon car vous pourriez devenir le loup dans la bergerie. Et puis, ça aurait servi à quoi de se regarder comme des chiens de faïence.

Après tout, revenons à nos moutons: vous avez maintenant une faim de loup, l’envie de dormir comme un loir et surtout vous avez d’autres chats à fouetter…

LE MAC DONALD DES OISEAUX

 

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Youpee! Grâce à mon raccommodeur, non pas de faïence et de porcelaine, mais de cœur en peine, j’ai retrouvé l’usage de ma boîte à photos. Quel bonheur!

Pour célébrer le retour de la petite chérie (la boîte à photos) j’ai photographié le Mac Donald des oiseaux qui se gavaient à qui mieux mieux,  durant la tempête qui déferlait sur Tremblant, lui prodiguant une allure de carte postale..

Bonne nuit à tous.  Faites de beaux rêves

 

UN BOUQUET DE CHEVREUILS

 

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Pour la Saint-Valentin, faute de ne pas avoir de fleurs,  je vous offre un bouquet de chevreuils. Ils sont tous de neige vêtus.

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Il faut voir comme c’est magnifique ce matin. Nous sommes au cœur d’une belle tempête qui nous laissera 20 à 25 centimètres de duvet de neige immaculée. À plus tard.

Joyeuse Saint-Valentin!

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UN CADEAU DU CIEL

De  retour au bercail, « la maison de toujours » en entrant, par habitude, je me dirige vers la fenêtre, autrefois, de la chambre des enfants, devenue aujourd’hui notre lieu de travail : ordis, livres, classeurs, montagne de papier, photos souvenirs, photos attachantes, trophées, en somme, ce qui constitue l’arsenal indispensable à la réflexion, l’inspiration, la communication.

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Un cadeau du ciel m’attendait. Sur les branches dénudées de notre poirier,  quatre magnifiques cardinaux : deux mâles et deux femelles faisaient la sieste. (Chez nous, on donne ce nom à un pinson huppé à gros bec d’un beau rouge cardinal)

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Je n’ai pas résistée à l’idée de partager mon émerveillement avec vous.

 

Bonne nuit, faites de beaux rêves.

LE FRUIT DÉFENDU

 

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Regardez-moi cette pomme croquée qui tient en équilibre sur la branche du pommier.

Qui, croyez-vous, a osé déposer le fruit défendu à cet endroit?

Noisette, l’écureuil.  Il reviendra demain dans les parages et placera une autre pomme sur une autre branche.

Génial! N’est-ce pas?

 

UN VISITEUR INATTENDU

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Vous cherchez le malfaiteur qui a renversé la mangeoire servant à nourrir vos chevreuils?

C’est moi, le raton-laveur.  J’ai même été pris en flagrant délit par madame votre-fille. L’imprudente avait déposé temporairement, sur son perron, un sac à ordure contenant quelques déchets de table.  Je l’ai regardé droit dans les yeux pour la photo. J’ai terminé mon déchiquetage puis, mine de rien, je suis tout bonnement reparti avec quelques denrées.

IL A VOLÉ, A VOLÉ, A VOLÉ….

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Il n’y a pas si longtemps, je vous parlais d’un petit renard qui nous piquait nos balles de golf. Ne le voyant plus, j’ai demandé au marshal ce qui était arrivé à notre rusé roux.

Devenu familier,  n’hésitant plus à monter dans les voiturettes au moment où les golfeurs s’en étaient éloignés, il volait toutes espèces de choses qui lui tombaient sous la dent : chocolat, chips, sandwichs lunettes, clés de voiture, etc.

Le jour où celui-ci a piqué le cellulaire dans la voiturette d’un golfeur lui a valu d’être capturé et éloigné du parcours,  me dit-on.  Trop de golfeurs se plaignaient de l’intrus.

Dans sa tanière, ils ont retrouvé une foule d’objets hétéroclites en plus de nombreuses balles de golf.

Dommage, le pauvre petit doit maintenant s’ennuyer de la civilisation.

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Au tour des outardes de se promener parmi nous et de se gaver avant de s’envoler vers des cieux plus cléments.

UN ADORABLE PRISONNIER

 

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Nous en avions ras le bol de voir le gros écureuil noir chasser les oiseaux et manger toutes les graines de tournesol destinées aux mésanges, sittelles et autres passereaux.

Un savant marchand nous a conseillé d’acheter une cage à l’épreuve, justement, des écureuils. Seules les mésanges et autres petites espèces peuvent s’y introduire et manger dans le calme.

Le résultat fut instantané. Les mésanges rentrent et sortent à volonté. N’ayant rien à son épreuve, à son tour, le suisse, se croyant une mésange décida d’en faire autant. Le passage à l’intérieur ne causa aucun problème.

Après s’être rempli les abajoues, ne laissant que quelques graines aux passereaux, c’est là qu’il se retrouva prisonnier de son ambition.

Il y demeura ainsi un un bon moment ou jusqu’à ce qu’il se décide de régurgiter sa provision gourmande. Ambitieux, le petit chéri revint très vite de ses émotions, oublia sa mésaventure et répéta le geste.

Bonne fin de journée. Moi, je retourne à mes chaudrons « concocter » un potage aux poireaux et une chaudrée aux champignons.  N’ayez crainte, ce ne sont pas les merveilles que je découvre un peu partout dans les sous-bois.