BONJOUR PRINTEMPS!

 

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Notre printemps n’étant pas encore fleuri,

je fais comme la cigale et

j’emprunte quelques spécimens,

non pas chez la fourmi sa voisine,

mais au jardin des orchidées de Singapour.

Je vous les offre en toute amitié.

 

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Les sabots de la vierge sur le podium

 

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Les oiseaux du paradis remplacent l’hirondelle

qui ne fait pas le printemps

 

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Au temps des éventails

et des bals masqués

 

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Bon dimanche fleuri

 

L’OEUF DE L’ÉQUINOXE

Avant de vous souhaiter une bonne nuit, je tiens à vous rappeler que nous sommes en plein équinoxe du printemps.

 

On se rappellera que les équinoxes de septembre et de mars sont les deux moments de l’année où le jour et la nuit sont approximativement de même durée. (voir Wikipédia sur le Web pour la description de l’équinoxe)

 

C’est aussi le moment où un œuf tient debout sur une surface lisse, et ce, sans basculer. (vérifiez sur ce blog dans la section archives, choisir toutes les archives et sélectionner 2007-09). Le titre de la note : « Bravo, ils sont debout » Vous aurez la preuve…

Bon dimanche.

 

 

 

SOIT DIT EN PASSANT

 

 

Votre mère vous l’a répété mille fois : « On ne peut pas dire n’importe quoi à n’importe qui ». Votre mère savait de quoi elle parlait. Sa philosophie ou sa façon de voir les choses relevait de sa sagesse acquise à force d’expériences concluantes.

 

Pour vous donner la preuve que votre mère avait raison, je vous raconte.

 

En sortant ma poubelle (le mercredi c’est jour de collecte) coïncidence, ma voisine est dehors et s’apprête à partir. C’est sa journée de bridge. J’admire cette dame et son noble passe-temps, exigeant énormément de concentration, d’observation et de réflexion.

 

En me voyant tituber légèrement, elle me demande ce qui m’arrive.

 

Ce n’est rien, lui répondis-je. Candidement, je lui annonce que j’ai pris une embardée en ski. C’est-à-dire, qu’en essayant d’éviter une roche grosse comme ma tête, je me suis retrouvé sur une plaque de glace deux fois ma longueur, pour ensuite dévier de mon parcours, poursuivre allègrement ma descente à cloche-pied, tentant désespérément de reprendre ma  position d’équilibre. Je ne l’ai jamais retrouvée. Vous avez compris. Il n’en fallait pas plus…

 

« Je ne te comprends pas. – me dit la Sage – tu ne devrais plus faire du ski à ton âge. Tu risques de te blesser.  Ce n’est pas sage. Cesse de te conduire comme une jeune. Tu oublies que tu n’as plus 20 ans. Ce n’est plus pour toi. Tu devrais être prudente. »

 

Pour ne pas être en retard à son rendez-vous, la dame cesse son boniment, monte dans sa voiture, et me fait un petit au revoir de la main.

 

Avant même que ma bridgeuse tourne le coin de la rue, j’ai un appel sur mon cellulaire. Micheline, ma copine de ski. « Comment vas-tu? Tu n’as pas trop mal, j’espère? Ils annoncent beau demain, on se retrouve à la montagne? »

 

Pourquoi pas!

 

Votre mère avait raison, « on ne peut pas dire n’importe quoi à n’importe qui. Si elle était encore de ce monde, votre petite maman, dirait plutôt comme vous : «  Ce n’est pas la vieillesse qui nous fait le plus vieillir, ce sont les autres. »

ET SI C’ÉTAIT LE PRINTEMPS?

 

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Un temps fou, un temps paradisiaque,  un temps délinquant. Regardez-moi ce thermomètre. Je vous laisse le lire. Débile, direz-vous. Un ciel bleu mur à mur.

Fromage, Baguette et vin pour célébrer ce printemps hâtif. Pourquoi pas?

Je cours (non, ce n’est pas vrai) je saute dans la voiture et me rends à la fromagerie.

À la fromagerie, c’est un peu la France avec ces bries, ces camemberts, ces chèvres.

Je m’imagine dans la Loire, assise à deux pas du château de Valençay, buvant un Vouvray accompagné d’un chèvre et d’une baguette. Wow!

En furetant, voilà que je découvre un fromage d’ici.  De la région de Portneuf qui m’est familière. Un chèvre cendré à pâte molle affiné en surface. « le Cendrillon ». Je ne vous en parlerais pas, s’il n’était pas couronné « World champion cheese 2009 » Le meilleur fromage au monde 2009.

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Un pur délice.  Son emballage est modeste. Une simple boite de carton à l’intérieur de laquelle on peut y lire : « Mon âme est aux terres de Portneuf ce que mon cœur d’artisan est au fromage. Inspiré par mon coin de pays, je façonne avec amour, rondeur et mosaïque de saveurs. Mes petits péchés gourmands incarnent la tentation et renferment les charmes du temps qui file » (C’é pas beau ça?)

 

C’est ma fierté qui justifie mon commentaire. Fierté juste à penser que ce fromage a reçu une médaille et, que ce sont des artisans de chez nous qui l’a méritée. Sur cette note, je vous souhaite bon appétit.

Bon printemps dans quelques heures.

 

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En sourdine, j’écoute Jean Ferrat : « Que la montagne est belle » Dehors, mes chéris attendent la bouffe. C’est l’heure, et, je vous l’ai dit:  il fait un temps de paradis.

HORREUR!

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Un intrus s’en est pris à l’un de nos sapins

s’évertuant à le transpercer.

Le pauvre arbre ne résistera pas aux assauts.

Nous n’avons pas encore aperçu le malfaiteur.

Quel oiseau ou quelle petite bête peut faire un travail semblable?

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MARCHER SUR LES HAUTEURS

Puisque nous sommes encore dans l’atmosphère des Olympiques, que les centres de ski s’en donnent à cœur joie,  que le temps est au beau fixe et que déjà il y a des odeurs de printemps, je me permets de vous raconter l’une de mes nombreuses aventures et de vous livrer un merveilleuse invitation extraite de « Paroles du Passant » signé Jean Sullivan.

 

Nous sommes en 1991 J’avais rendez-vous avec mes lectrices, le 8 mars, au Salon de la Femme de Montréal, à l’occasion de la Journée internationale de la femme.

Voici le billet que je dus leur livrer pour justifier mon rendez-vous manqué:

 

« Une fois encore, votre casse-cou de rédactrice en chef s’est permis un fâcheux accident de ski, incluant hospitalisation, anesthésie et chirurgie.  Il y a quelques années, c’était la cheville : une triple fracture, avec séjour à l’hôpital.  Cette fois, c’est le genou droit qui en a pris pour son rhume.

 

Pour m’être mérité, en 89 et 90 la médaille d’Argent dans la course du Mont-Sauvage, à Sainte-Adèle, Catégorie « Old Timer » Il faut bien en arriver là un jour. Vous comprendrez  maintenant pourquoi je m’entrainais à améliorer ma performance.  Téméraire ou présomptueuse, je visais pour 1991, rien de moins que l’Or.

 

J’entends encore mes petits-fils crier :

« Vas-y grand-maman, pousse, pousse, pousse. »

 

Eh vlan, l’auguste grand-mère se retrouve les quatre fers en l’air,  puis sur la civière.

Vous imaginez la suite. »

 

Cloué sur mon lit d’hôpital, quelle chance d’avoir dans mon sac, mon magazine Panorama et d’y lire comme par hasard, le message de Jean Sullivan qui nous invite « A s’en aller marcher sur les hauteurs »

 

« Chaque étape de la vie, chaque peur, chaque douleur sont une invitation à un nouveau message, un appel à un surcroit de vie et d’amour… Vos peurs, regardez-les en face au lieu de les fuir en gémissant : elles contiennent une force fantastique capable de vous donner une présence, un élan. Tout ce qui arrive est pour notre croissance spirituelle.

Désirez-vous vraiment faire quelque chose? Faites. Consentez au risque, au plaisir, à la douleur.  Votre vie deviendra réelle. Vous serez capable d’une vraie prière, celle qui libère, rend à la fois attentif et indifférent, humble et souverain.

 

Je ne pouvais résister au plaisir de partager avec vous cette merveilleuse invitation.

VAS-Y CANADA!

 

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Chaussé de ses 85 ans bien sonnés, les skis de Roger ne sont jamais loin de notre doyen membre de « Ski Bon Âge   Notre champion, pour qui les pistes, deux losanges noirs, n’ont toujours pas de secrets, a implanté une tradition au sein de notre club : La descente aux drapeaux.

 

Pour se faire, il collectionne passionnément les drapeaux de toutes origines. Il en compte plus de soixante-quinze à date et ça continue. Il envisage ajouter à sa collection celui des Jeux olympiques 2010 de Vancouver. Si son souhait se réalise, ce sera lui qui le portera lors de notre prochaine descente, pourquoi pas?

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Attention, notre collectionneur ne refuse jamais un drapeau. Avis aux intéressés.

 

À l’heure désignée par notre héros, qui correspond à la dernière descente de la journée, les membres du club se font un devoir et un plaisir de retrouver Roger au sommet de la montagne, de choisir son drapeau et de défiler à la queue leu leu, de haut en bas. Cette descente est pour nous une marque d’identité et un moment de fierté.

 

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Mission accomplie.

Jean-Claude et Michel aideront Roger à remiser précieusement ses drapeaux pour la prochaine descente.

SE SOUVENIR, C’EST VIVRE

Aujourd’hui, je vous livre une note que me faisait parvenir André, le père de Claude, mon Monsieur gendre.

« En faisant le ménage de mes dossiers,  j’ai retrouvé ce document » me dit André.

« À l’époque, on m’avait demandé de donner mes impressions de grands-parents à l’occasion d’un souper de la FADOQ. (Fédération de l’âge d’or du Québec). J’ai pensé partager ce souvenir »

Quelle belle idée, lui répondis-je.

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Quand on m’a demandé de donner mes impressions sur la vie de grands-parents j’ai tout de suite pensé à la disponibilité. Comme retraités nous avons du temps pour nous occuper de nos petits enfants à titre de gardiens entre autres…ce qui nous permet un contact direct avec plus petits et plus jeunes. Et là on apprend beaucoup de choses en participant à leurs jeux, à leurs moments de joie, à leurs frustrations, à leur développement physique et intellectuel.

On ne peut pas être si près de la jeunesse sans avoir des moments de nostalgie et sans revoir notre propre vie en rétrospective. Quels changements. Dans mon temps, les gens âgés disaient toujours ça ce n’était pas pareil.

 

J’avais 7 ans quand on a eu une auto chez nous. Avant c’étaient les chevaux et les voitures. J’avais 12 ans quand on a eu le téléphone et l’électricité dans la maison. Notre école Daigneau offrait des cours jusqu’à la 7e année. Les avions étaient rares. On se cassait le cou pour les voir voler d’un horizon à l’autre. On n’avait ni les moyens ni le temps pour le sport. À Noël on avait une pomme, une orange, un bonbon dans nos bas.

 

Et, soudainement, il y a eu des changements. L’électricité et le téléphone étaient disponibles partout. Les modes de transport et la technologie en général se sont développés à un rythme infernal. À l’âge de 24 ans, j’installais un des premiers ordinateurs au Canada. La télévision est apparue en même temps. Et tout ça s’est multiplié. Les écoles, quoi qu’on en dise, sont organisées pour faciliter l’accès au plus haut niveau du savoir. Les sports deviennent disponibles et abordables. Nos enfants ont vécut une partie de ces changements et nos petits-enfants n’ont aucune idée de ce que c’était avant.

 

Comme je le mentionnais auparavant on apprend des choses avec les petits et ce, dans plusieurs domaines. Par exemple, les petits, même en bas âge, se servent d’ordinateurs sans contrainte et sans peur. Ils en découvrent les secrets très rapidement et deviennent des experts très jeunes. On a plus d’hésitation face à un PC quand on commence plus vieux. Même chose pour les sports. J’ai débuté en ski alpin à l’âge de 40 ans avec mes fils. Mes petits-enfants ont débuté vers l’âge de 2 ans avec moniteurs, enseignements spécialisés et compétitions en bas âge. Quand mes petites filles (6 et 8 ans) m’invitent à skier avec elles, c’est une aventure. On est en haut de la montagne, Tanya donne le signal du départ. J’ai de la difficulté à les suivre sur la piste quand elles bifurquent dans un sous-bois d’à peine ça de large, avec des bosses ça de haut et des branches qui descendent jusque-là. Je dois m’arrêter, reprendre la piste normale pour être accueilli en bas par les filles qui chantent “let’s go grand-papa let’s go”. Quant aux plus vieux on est heureux de les reconnaître quand ils passent les portes en vitesse lors des compétitions. Le coeur nous fait 2 tours dans la poitrine quand le plus vieux fait un saut par-dessus les arbres lors de rencontres amicales entre moniteurs et coureurs. Quel soulagement quand il atterrit sain et sauf. Il recommence 4 fois. Ouf.

 

Nous assistons aux spectacles de gymnastique des filles. Nous recevons des dessins aux thèmes variés qui font chaud au coeur. Les plus grands nous démontrent leurs réalisations en travaux pratiques à l’école et nous font part de leurs résultats scolaires. Le plus âgé nous raconte son saut en parachute et sa randonnée “ski extrême”. Les plus petits nous enlacent, réclament un bisou en disant grand-maman, grand-papa je t’aime.

Quelles émotions, quelle fatigue parfois, mais quel bonheur.

 

La vie est une suite ininterrompue de gestes, d’actions, de pensées, de rêves, d’émotions, d’états d’âme. On la franchit en diverses étapes. L’enfance, l’adolescence, l’âge adulte, la maturité, la retraite, le bel âge.

Dès la naissance la vie défile comme un film, qui ne se « rebobine » pas, avec son passé, le présent et le futur. Le passé s’allonge, le futur raccourcit. Seul le présent est tangible. Même si ceci est vrai pour tous, cette perspective est très différente selon l’âge. À 5 ans le passé est très court, l’avenir est illimité et le temps semble passer lentement (1 an = 1/5 de la vie). À 60 ans, le passé est bien long, le futur? Semble très court à l’horizon et le temps passe vite. (1 an = 1/60 de la vie). Mais à 60 ans on a déjà passé à travers toutes les étapes, avec un tas d’expérience accumulée et un avenir qui raccourcit en vitesse…C’est une excellente raison de profiter du présent au maximum et de savourer les bons moments qui s’offrent à nous, occasions de voyager, de pratiquer des sports, et surtout de profiter du contact avec les petits-enfants. C’est l’occasion idéale de revivre un peu de jeunesse et de ne pas sombrer dans l’ennui.

 

Nous avons la chance d’avoir 6 petits-enfants dont l’âge varie de 2ans à 18 ans. En incluant nos 2 fils nous avons une relation étroite avec toutes les étapes de la vie et nous vivons ainsi des moments merveilleux.

Ce que je souhaite à tous les grands-parents et à vous tous.

André Vigeant