POUR PÂQUES DES COQUILLES D’OEUFS « MADE IN TAIWAN »

« VOIR LE MONDE DANS UN GRAIN DE SABLE ET L’UNIVERS DANS UNE FLEUR »
William Blake (1757-1827)

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Que pourrait dire William Blake à propos d’un univers dans une coquille d’œuf?
À l’aide d’un bistouri entre ses doigts habiles, sous un œil perçant, au travers d’une puissante loupe de joaillier, Kuan Chun-mai transforme les surfaces ovées blanches, en chefs-d’œuvre miniaturisés.
« Ce n’est pas rare qu’une pièce me demande plus de quarante heures » nous dit Kuan Chun-mai. « J’ai très souvent trouvé, au dernier moment, un petit défaut peu visible. Il me fallait alors la détruire avant d’avoir même le temps de le regretter. »
Les techniques qu’emprunte l’artiste exigent une dextérité et une patience exemplaires. « J’ai crevé au moins mille œufs avant de parvenir à graver ma première coquille. »
La coquille est d’abord gravée à l’eau forte, alors qu’elle est encore vivante, c’est-à-dire avec son jaune et son blanc à l’intérieur. Le dessin tracé, l’artiste perce un trou minuscule dans la coquille et utilise une tige très mince pour en aspirer l’intérieur. Puis, il entreprend de graver finement toute la coquille à la pointe du bistouri.
« En gravant des coquilles d’œufs, je veux exprimer la beauté la plus exquise de la culture chinoise et dire au public que l’on peut faire des choses qui généralement paraissent irréalisables. »
Kuan Chun-mai explique en terminant que chaque gravure sur œuf révèle la façon qu’il a de voir le monde. Tantôt il exprime son amour pour la famille, tantôt son culte pour son Pays.

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Extrait d’une entrevue réalisée en 1988, à l’occasion d’un premier voyage à Taiwan.

LÀ OÙ JE VIS

Sans doute à cause du vent, du froid et du printemps qui tarde, hier, j’ai fait une pause et griffonner ce qui suit en écoutant tomber la pluie.
Chez moi, il y les murs couverts de livres
Là-bas, il y les fenêtres et l’art de vivre
Chez moi, il y a le passé et ses souvenirs
Là-bas, il y a l’inconnu devant son avenir
Chez moi, il a les fleurs, les arbres, le jardin
Là-bas, il y a la montagne, la rivière et les matins
Chez moi, il y a les trottoirs pavés d’illusions
Là-bas, il y a les sentiers chargés d’émotions
Chez moi, il y a les saveurs, les odeurs et les refrains
Là-bas, il y a la brise, les parfums, les murmures lointains
Chez moi, il y a les âmes qui sommeillent
Là-bas, il y a les regards qui s’éveillent
Chez moi, il y a le miroir de ma vie
Là-bas, il y a le reflet de ce que je suis

(Quand je vous regarde vivre)

RIEN À RACONTER

« J’ai visité ton blog et tu n’as rien écrit de nouveau. Que se passe-t-il? »
« Je m’adonne à la poésie », répondez-vous d’un ton moqueur.
Si vous racontiez votre emploi du temps pour justifier votre absence bloguiste, peut-être vous pardonnerait-on?
Vendredi 13 mars, 20 heures
Le grand débarquement chez votre refuge pour âme avec l’homme de votre vie. Pourquoi débarquement? Une fois de plus, votre voiture est pleine à craquer. Ne demandez pas ce que vous transportez, chaque voyage ressemble à un déménagement. C’est la vie de chalet dit-on.
21 heures

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Fiston, sa bien-aimée et ses trois moussaillons entrent en trombe dans l’enceinte de repos. Au même rythme, suit votre adorable neveu des « États » avec les quatre cousins, cousines de vos petits-enfants. La grand-tante fait le calcul. Ils sont sept de moins de 14 ans et vous voilà cinq adultes.
Chacun rejoint son aire de repos désigné, y dépose son sac à dos, son iPod, ses CD et DVD et son pyjama.

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« Vous prendriez bien un verre de lait et quelques “aéros” (biscuits favoris des moins de 18 ans) avant de vous retirer dans vos quartiers. Pour les adultes, la soirée est jeune, — dirait votre mère — un verre de blanc ou une bière? »
Pas de refus.
Samedi, 7 heures
Le soleil envahit la cuisine et la salle à manger pour ne pas dire le réfectoire. Le chef cuisinier est au fourneau (vous avez deviné?) son pain perdu arrosé de sirop d’érable et ses crêpes font sa renommée matinale.
8 h 30
Tout ce beau monde est prêt à dévaler les pentes en chantant : « bien mangé et bien bu, on a la peau du ventre bien tendue. » Vous nourrissez vos amours de chevreuils, sans oublier vos mésanges, et vos énormes corneilles puis, vous vous joignez au cortège, heureuse de guider vos périlleux acrobates sur les pentes abruptes classées losange noir. La journée passe. Il est 16 h 30. Votre troupeau plie bagage. Des amis les attendent. Vous reprenez votre souffle.
17 heures
L’ainé des deux fistons se pointe avec sa pitchounette. Même cérémonial. Le lendemain, la journée plein air se déroule en beauté. Vers cinq heures, votre fille chérie, la mère de quatre de vos petits-enfants, qui ne pourra pas célébrer la Saint-Patrick le jour même de la fête du saint patron (elle n’a pas le temps, elle travaille, elle) suggère que vous alliez tous boire une Guinness au Pub irlandais situé au vieux village Tremblant.
Géniale l’idée. Vous voilà en route.
Lundi 8 heures
Votre beau monde est retourné à son boulot. Les maîtres de céans se retrouvent à deux, comme au lendemain de leurs noces. Fidèle à vous-même, vous vous offrez quelques descentes sur vos pistes favorites puis, vers midi, vous enfilez vos vêtements « femme de carrière » pour aller siéger (à 127 km de votre porte) à un comité responsable de l’organisation des fêtes du 15e anniversaire de la Place des Aînés. En passant, c’est un endroit unique au monde. (N’exagères pas, mets-en pas trop diront les jaloux)
17 heures

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Mission accomplie. Vous reprenez la route et ses 127 km qui vous séparent de votre refuge adoré où votre moitié vous attend en compagnie d’amis invités à souper, coucher et skier le lendemain.
Mardi 8 heures

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Vous rejoignez sur les pentes votre groupe de joyeux lurons – membres du Club Ski Bon Âge — la camaraderie est au zénith. N’écoutant que votre joie de vivre, vous décidez alors d’inviter une vingtaine d’entre eux à prendre l’apéro « après-ski » chez vous, avant de vous rendre au pub irlandais célébrer cette fois la vraie Saint-Pat.
Dans vos temps libres, vous avez mis à jour la liste de vos invités — parents et amis — et confirmé leur présence. Ils sont 65 à avoir accepté votre invitation annuelle à la cabane à sucre.
En caravane, allons à la cabane.
Vendredi, 19 heures

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Vos invités sont réunis autour d’un repas gargantuesque. La fête va bon train. L’amitié est au comble. On se sert les coudes. On se colle les uns aux autres (l’expression est juste). Au menu : soupe aux pois, jambon à l’érable, bacon, fèves au lard, oreilles de crisse (croustilles de lard qui craquent sous la dent), pommes de terre rissolées, pain de ménage, le tout couronné de la « fabuleuse » omelette, suivi de «grands-pères au sirop, de pets de nonne (beignet soufflé et sucré de pâte à choux frite )et crêpes au sirop d’érable. Pour couronner le tout, l’irremplaçable tire d’érable sur la neige.

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22 heures
Retour dans votre refuge pour âmes. Un chevreuil vous attend. « Que fais-tu ici à cette heure? » comme s’il vous comprenait.
Voilà! Vous savez maintenant pourquoi mon blog était somnolant. Je n’avais rien à raconter.

6ième photo

À vos ordres Framboisine, Charline F.Jegou, J’obéis. Je joue le jeu. Je ne triche pas. Voici la 6e photo d’un album regroupant les plus beaux moments de notre séjour en Uruguay.
Voici les noms des personnes que je tague : Héraime; josiane, Aliette, Annie, Gérard.

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Papillons géants, lézards, fourmiliers, perroquets, poinsettias, bananiers en fleurs; la jungle comme nous l’imaginons avec sa flore gigantesque et luxuriante, la tiédeur de son climat. Plus loin, en remontant à travers la rivière Iguazu, on découvre les impressionnantes chutes du même nom. Elles sont parmi les plus grandes du monde; 275 chutes déversent leur flot impétueux à travers un paradis subtropical.

JE VEUX SAVOIR

Les filles, les cousines, aidez-moi! Biche, Framboisine, Charline, Françoise la comtoire, Jacqueline. Je suis taguée, mais je ne sais pas pourquoi on est tagué et ce qu’il faut faire au juste. Je veux bien jouer le jeu. Quel est l’origine de ce jeu. Qui tague t’on et pourquoi?
En attendant que vous éclairiez ma lanterne, je vous livre ces photos prises le jour de la Saint Patrick, à la porte de notre « refuge » voyez la « navette » fort originale, le chauffeur également, vous conviendrez. Il nous a conduits (après une journée de ski bien remplie) au Pub irlandais de son propriétaire pour y boire une Guinness et déguster un Irish stew.

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Il fallait nous entendre rire et chanter: » When irish eyes are smiling »

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Pouvions-nous refuser de monter à bord?

UN MATIN COMME LES AUTRES

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L’ordi fait partie de nos vies. La preuve? Regardez à quoi ressemble le comptoir « petit déjeuner » à huit heures, un matin de congé. L’engin rose, au centre, est celui de notre petite fille Iseult, 6 ans. Elle l’a discrètement placé entre l’ordi de sa grand-mère et l’autre de son papa. Vive la relâche scolaire!

VIVE LES CIGOGNES

Je viens tout juste de visiter « et la terre enfanta »
Chez nous, les cigognes nous visitent uniquement pour y déposer les bébés et malheureusement la livraison s’effectue durant la nuit.

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Ça me rappelle qu’en route vers les Météores, accompagnés de nos deux pitchounettes, Rachel et Tanya, nous nous sommes arrêtés à l’entrée d’un petit village pour y admirer une cigogne, qui a établi ses quartiers généraux sur un clocher, créant ainsi un attrait touristique incontournable.

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Derrière les deux cousines, une vue imprenable des Météores et leurs célèbres monastères.

VENT EN SOLDE

Françoise la comtoise me demandait le temps qu’il fait chez moi. Brrrrrr. -17° ce matin. Elle me donne l’occasion d’en parler L’an passé à cette date, je faisais une vente de neige sur mon blog. À ma grande joie, J’ai reçu quelques offres d’achat, à condition de livrer le périssable à temps. J’en ai refilé quelques arpents à l’homme de ma vie pour un prix modique.
N’écoutant que mon petit côté mercantile, cette année, je vends du vent accompagné de bourrasques, de rafales et de poudrerie. J’en ai à revendre et je peux vous livrer en un temps record des vents de 70, 80, 90 km H.
Contrairement aux vents violents, le verglas et le givre ne sont pas en solde.
Bonne nuit à tous en ce jour de l’amitié