PREMIÈRE RÉCOLTE

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Mon acériculteur préféré récolte notre première coulée de sève d’érable de la saison des sucres.

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Une belle chaudronnée d’eau d’érable qui n’attend qu’à bouillir.

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Une fois évaporés, les 34 litres d’eau d’érable contenus dans le chaudron nous auront donné un litre de délicieux sirop.

DES ANGES QUI VALENT LEUR PESANT D’OR

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L’anniversaire de l’une de vos petites chéries est dans deux jours. Quoi lui offrir? Vous avez beau vous creuser les méninges, vous ne trouvez pas. Elle a tout la pauvre!
Même, sa mère, à qui vous faites appel, ne peut vous aider.
Lise, votre Intello de copine vous propose, « la » solution.
Au lieu de glisser vos modestes dollars dans une carte de souhaits, (en vous sentant coupable de ne pas avoir fait un petit effort et trouver le cadeau de rêve) pourquoi ne pas donner à ces liasses de papier sans forme et sans beauté, une allure angélique? Votre « Adoration » récupérera ensuite «l’obole » divinement présentée pour se procurer l’objet de sa convoitise.
Entre une partie de scrabble et une descente (le ski n’est pas son fort), « Doigts de Fée » vous enseignera à confectionner des angelots qui valent leur pesant d’or.
L’idée vous plaît énormément sachant que les anges sont tendances, qu’ils se prêtent à toutes les sauces (chandeliers, bibelots, porte-clés, épingles) qu’ils rappellent leur vocation première : protéger celle ou celui (rarement celui) qui les adoptent.
Votre bricoleuse, Doigts de Fée a tout prévu. Pour les besoins de la cause, votre après-ski tant apprécié prendra la forme, ce jour-là, d’un atelier de création artistique.
Vous voyez déjà votre budget (cadeau) se transformer en un précieux angelot au regard amical.
Vous pensez à tout et surtout à vos blogueuses, vous avez donc apporté votre caméra pour photographier chaque étape de la confection de l’angélique personnage. (Voir angelots dans album)
En terminant, rassurez-vous, vos billets ne sont pas plus altérés que lorsque vous les oubliez dans une poche de jean et qu’ils subissent les affres de la lessiveuse.

J’AI TROUVÉ DES ACHETEURS!

FLEUR BLEU achèterait peut-être quelques mètres de neige à condition de la recevoir en bon état. Du moins, j’imagine.
Le Grillon en prendrait, lui aussi, même plus que 25 centimètres.
Ce soir, je l’offre à prix réduit, mais il faut faire vite. Un nouvel arrivage est attendu pour bientôt. Il vaudra son pesant d’or pour les déneigeurs.
Un gros merci pour votre encouragement.
Pour l’instant je prépare mon brunch de Pâques.

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JOYEUSES PÂQUES À VOUS TOUS

D’UNE SOUPE À L’AUTRE

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J’ai pensé vous en mettre plein la vue avec cette irrésistible soupe à l’oignon servie dans une miche de pain bien dorée. C’est démentiel dirait le Chef Pinard
Bon appétit!
J’oubliais notre érable coule et déjà nous buvons son eau. Elle est exquise. J’aurai du sirop pour mon Brunch pascal.

« UN REPAS DE CABANE À SUCRE »

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Hier je vous promettais la photo d’une belle et authentique cabane à sucre « familiale » : voici la cabane à sucre de la famille Éthier située à Mirabel, reconnue pour sa table exquise et gargantuesque.

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Je vous présente Sylvain, notre acériculteur et patron de l’érablière entouré de ses produits maison : sirop, tire, beurre et sucre d’érable, sucre en forme de pain de sucre, bonbons et j’en oublie…

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Mario, notre invité et bien-aimé banquier, offre l’apéro «du rang des belles amours» appellation d’origine inspirée du nom du patelin où nous allons cueillir les cerises à grappes. Cet élixir qui connaît un franc succès est mis en bouteille chez le producteur : l’homme de ma vie.

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Pour nous, le temps des sucres est un temps de retrouvailles.
Chaque année, nous proposons un thème. Cette année c’est le foulard. Il offre à nos invités l’occasion de révéler un côté caché de leur personnalité : une passion, un rêve, une réussite, une appartenance.

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C’est aussi l’occasion de nous coller les uns aux autres.

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La spectaculaire omelette soufflée tant désirée fait place à la soupe aux pois.

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Sur la table très familiale, entourant la pièce de résistance (l’omelette) circulent allègrement les plats de : bacon croustillant, fèves au lard, oreilles de crisse, jambon à l’érable, pommes de terre rissolées, marinades maison : Betteraves, cornichons oignons, ketchup. Cretons, pain de ménage, le tout arrosé de sirop d’érable.

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Jean-François, notre bel accordéoniste « à ses heures » nous enchante en jouant des airs familiers.

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Au dessert, pourquoi pas un air d’opéra (Carmen) chanté par notre chaleureuse nièce, Geneviève Després, notre mezzo-soprano qui fait trembler les murs.

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Après les célèbres grands-pères au sirop et les crêpes bien dorées, c’est le temps de déguster la tire d’érable sur la neige.

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Le temps des sucres est aussi l’occasion de réchauffer nos amitiés.
Pour savourer pleinement ce rituel printanier qui entoure le temps des sucres, il est bon de se rappeler l’origine.
On dit qu’avant les années 1700 les Amérindiens savaient déjà, extraire la sève de l’érable et la concentrer et que, les premiers colons apprirent d’eux la fabrication du sucre d’érable.
De nombreuses légendes toutes plus savoureuses les unes que les autres racontent comment les Amérindiens découvrirent le secret « de cet arbre qui pleure du sucre en larmes de cristal »
Je vous livre à ce sujet les propos de Marie-Victorin, grand naturaliste et savant québécois, auteur illustre de « La Flore laurentienne ».
Marie-Victorin affirme carrément que les Amérindiens apprirent de l’écureuil roux l’existence du sirop et de la tire d’érable. En effet, lorsqu’une branche d’érable à sucre casse sous le poids du verglas, la blessure causée coule au printemps. De cette entaille naturelle, la sève suit toujours le même trajet parfois même jusqu’au pied de l’arbre. Jour après jour, le chaud soleil printanier évapore l’eau et il ne reste finalement qu’une « trainée » de tire d’érable que les écureuils roux lèchent goulûment.
Pour en savoir davantage visiter:http://www.erabliere-lac-beauport.qc.ca/musee/ :

LE TEMPS DES SUCRES

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Voici l’érable de nos amours, témoin fidèle de nos bons et de nos mauvais jours.
Grâce à lui, le jambon de Pâques aura bouilli dans le « réduit » (avant d’atteindre la consistance de sirop, l’eau d’érable prend le nom de réduit). Son sirop accompagnera tous les plats de notre dimanche pascal : jambon à l’érable, fèves au lard, œufs dans le sirop, crêpes, oreilles de crisse (tranches de viande de porc avec la couenne, grillées dans la poêle jusqu’à ce qu’elles deviennent croustillantes) et rôti de porc accompagné de sa graisse de rôti et quoi encore…

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Mon acériculteur du dimanche entaille notre érable à l’aide d’une perceuse.,
Nous venons tout juste de recevoir une « bordée de sucre » (forte précipitation de neige qui arrive pendant le temps des sucres) un autre 35 centimètres de neige. Pour avoir du sirop à Pâques, beau temps mauvais temps, c’est le moment d’entailler notre érable qui nous donne chaque année son (presque) litre de sirop.

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Le chalumeau est enfoncé dans l’entaille (trou percé dans le tronc). Puis, la chaudière est ensuite suspendue au crochet du chalumeau.

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Le chalumeau aussi appelé goutterelle ou goudrelle selon les régions du Québec est ce petit tube de métal qui, une fois inséré dans l’entaille, permet à la sève de s’égoutter dans la chaudière.
Du 15 mars au 15 avril, c’est le temps des sucres au Québec. On dit que la « coulée » intense dure à peine quelques jours. C’est le moment de l’année où la température baisse sous le seuil de congélation la nuit pour atteindre 4 à 5 degrés Celsius le jour.
Au cours de la saison estivale, l’érable emmagasine des sucres sous forme d’amidon. Sous l’effet d’un enzyme et d’un abaissement de température, l’arbre évacue un trop-plein de sève constitué de 97,5 % d’eau, de 2,4 % de sucre et de 0,01 % de matières minérales.
Il faut quarante litres de sève pour produire un litre de sirop d’érable.
La sève (l’eau d’érable) que l’on fait bouillir ressemble comme « deux gouttes d’eau » à l’eau du robinet, sauf qu’elle est légèrement sucrée. En s’évaporant, le sucre se concentre et devient du réduit (moins sucré que le sirop) très agréable à boire. On obtient le sirop lorsque l’on atteint 219 Fahrenheit ou 104 centigrades.

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Bon jusqu’à la dernière goûte.
Notre érable est généreux. Surtout, ne lui dites pas que sa récolte ne suffit pas à combler les attentes des becs sucrés.