UNE BELLE PAGE D’HISTOIRE – LA COUSINADE EN SEPTEMBRE

C’est l’histoire d’une « matante » qui rêvait de réunir ses adorables neveux et nièces autour d’une cousinade.

 

Pourquoi une cousinade? Voilà!  Un jour elle découvrit que deux petits-cousin-cousine, étudiants, en génie à la même université, n’ayant pas le même patronyme, mais se croisant à l’occasion, ignoraient qu’ils étaient parents. Ce n’est que plus tard, lors de l’incontournable partie de sucre annuelle de la matante en question, qu’ils découvrirent leurs liens de parenté.

 

Un deuxième pourquoi une cousinade?  La « toujours même matante » remarqua que les oncles et les tantes de sa vénérable génération,  s’adonnaient avec passion et un peu de voyeurisme à la recherche de leurs défunts ancêtres. Dommage!  Ils avaient à peu près tous, les yeux fixés sur les racines de leur précieux arbre généalogique, négligeant d’observer les ramures qui croissaient à vue d’œil.

 

Très peu de ces chercheurs invétérés, devenus grand-tante ou grand-oncle avec l’âge, pouvaient tracer un portrait ou un profil de ceux et celles qui constituaient les générations montantes en train de se tailler une place au soleil.

 

Pour la tante, soucieuse de remettre les aiguilles à l’heure, de voir de qui et de quoi étaient composés les descendants qui gravitent autour des racines, elle proposa une « généalogie du présent » L’arbrisseau allait être composé des membres de quatre générations, et d’une cinquième en devenir.

 

Une fois, la « généalogie du présent » couchée sur papier et exposée à tout venant, la cousinade et la matante prennent leur envol. L’objectif?  Rassembler cousins-cousines, conjoints et descendants; leur offrir l’occasion de développer entre eux, un sentiment d’appartenance et de fierté; de resserrer les liens familiaux; de mieux se connaitre, de découvrir leurs ressemblances et leurs différences;  l’éventail de leurs talents et de leurs passions; bref de savoir qui ils sont et où ils en sont dans la vie.

 

L’histoire s’écrit au présent…

 

« C’est en septembre que les oiseaux quittent leur nid » chante Bécaud, Chez la « matante », c’est en septembre que les oiseaux seront réunis pour y vivre et y façonner une belle page d’histoire.

AU REVOIR MONIKA

 

DSCN3140.JPG

« Je souhaitais que mon dernier repas, regroupant la famille au complet, soit semblable à mon premier repas lors de mon arrivée. Comme ça, j’aurai l’impression que la boucle est bouclée » nous confie la ravissante étudiante, entourée des cousines au moment de l’épluchette.

IMG_3730.JPG

 

 À la demande toute spéciale de notre Monika, qui retourne aujourd’hui dans sa Hongrie natale après dix mois vécus au sein de notre famille, hier soir, le «blé d’inde sur épi » enrobé de beurre et saupoudré de sel,  servi en entrée, était au menu de son dernier repas en terre québécoise.

IMG_3729.JPG

Le maïs était si répandu en Amérique lorsque Christophe Colomb est arrivé qu’il lui a donné le nom de blé d’Inde, nom encore largement utilisé au Québec.

  

 

FONCTION À VENIR: ARRIÈRE-GRAND-MÈRE

Avant de vous souhaiter bonne nuit et de beaux rêves, je vous annonce que je deviendrai, rien de moins, qu’une arrière-grand-mère. Si Dieu me prête vie, évidemment.

medium_photo_pour_blog_eric_et_caro.jpg

Au déjeuner du dimanche de Pâques, alors que la tribu est au complet (19 à table) Éric, notre petit-fils et Caroline (les mariés du mois de mai passé) nous annoncent la venue de leur premier chérubin.
La nouvelle nous transporte. C’est l’euphorie. La joie est au comble. Je deviendrai donc une valeureuse arrière-grand-mère. Avouons que ça ne rajeunit pas celle qui vient tout juste de remiser ses skis pour sortir ses bâtons de golf. Vaut mieux se tenir en forme et se faire des bras pour bercer le trésor tant désiré.
Quand j’y pense! C’est l’homme de ma vie qui va devenir un arrière-grand-père…

LÀ OÙ JE VIS

Sans doute à cause du vent, du froid et du printemps qui tarde, hier, j’ai fait une pause et griffonner ce qui suit en écoutant tomber la pluie.
Chez moi, il y les murs couverts de livres
Là-bas, il y les fenêtres et l’art de vivre
Chez moi, il y a le passé et ses souvenirs
Là-bas, il y a l’inconnu devant son avenir
Chez moi, il a les fleurs, les arbres, le jardin
Là-bas, il y a la montagne, la rivière et les matins
Chez moi, il y a les trottoirs pavés d’illusions
Là-bas, il y a les sentiers chargés d’émotions
Chez moi, il y a les saveurs, les odeurs et les refrains
Là-bas, il y a la brise, les parfums, les murmures lointains
Chez moi, il y a les âmes qui sommeillent
Là-bas, il y a les regards qui s’éveillent
Chez moi, il y a le miroir de ma vie
Là-bas, il y a le reflet de ce que je suis

(Quand je vous regarde vivre)

RIEN À RACONTER

« J’ai visité ton blog et tu n’as rien écrit de nouveau. Que se passe-t-il? »
« Je m’adonne à la poésie », répondez-vous d’un ton moqueur.
Si vous racontiez votre emploi du temps pour justifier votre absence bloguiste, peut-être vous pardonnerait-on?
Vendredi 13 mars, 20 heures
Le grand débarquement chez votre refuge pour âme avec l’homme de votre vie. Pourquoi débarquement? Une fois de plus, votre voiture est pleine à craquer. Ne demandez pas ce que vous transportez, chaque voyage ressemble à un déménagement. C’est la vie de chalet dit-on.
21 heures

medium_DSCN2732.JPG

Fiston, sa bien-aimée et ses trois moussaillons entrent en trombe dans l’enceinte de repos. Au même rythme, suit votre adorable neveu des « États » avec les quatre cousins, cousines de vos petits-enfants. La grand-tante fait le calcul. Ils sont sept de moins de 14 ans et vous voilà cinq adultes.
Chacun rejoint son aire de repos désigné, y dépose son sac à dos, son iPod, ses CD et DVD et son pyjama.

medium_DSCN2804.JPG

« Vous prendriez bien un verre de lait et quelques “aéros” (biscuits favoris des moins de 18 ans) avant de vous retirer dans vos quartiers. Pour les adultes, la soirée est jeune, — dirait votre mère — un verre de blanc ou une bière? »
Pas de refus.
Samedi, 7 heures
Le soleil envahit la cuisine et la salle à manger pour ne pas dire le réfectoire. Le chef cuisinier est au fourneau (vous avez deviné?) son pain perdu arrosé de sirop d’érable et ses crêpes font sa renommée matinale.
8 h 30
Tout ce beau monde est prêt à dévaler les pentes en chantant : « bien mangé et bien bu, on a la peau du ventre bien tendue. » Vous nourrissez vos amours de chevreuils, sans oublier vos mésanges, et vos énormes corneilles puis, vous vous joignez au cortège, heureuse de guider vos périlleux acrobates sur les pentes abruptes classées losange noir. La journée passe. Il est 16 h 30. Votre troupeau plie bagage. Des amis les attendent. Vous reprenez votre souffle.
17 heures
L’ainé des deux fistons se pointe avec sa pitchounette. Même cérémonial. Le lendemain, la journée plein air se déroule en beauté. Vers cinq heures, votre fille chérie, la mère de quatre de vos petits-enfants, qui ne pourra pas célébrer la Saint-Patrick le jour même de la fête du saint patron (elle n’a pas le temps, elle travaille, elle) suggère que vous alliez tous boire une Guinness au Pub irlandais situé au vieux village Tremblant.
Géniale l’idée. Vous voilà en route.
Lundi 8 heures
Votre beau monde est retourné à son boulot. Les maîtres de céans se retrouvent à deux, comme au lendemain de leurs noces. Fidèle à vous-même, vous vous offrez quelques descentes sur vos pistes favorites puis, vers midi, vous enfilez vos vêtements « femme de carrière » pour aller siéger (à 127 km de votre porte) à un comité responsable de l’organisation des fêtes du 15e anniversaire de la Place des Aînés. En passant, c’est un endroit unique au monde. (N’exagères pas, mets-en pas trop diront les jaloux)
17 heures

medium_DSCN2714.JPG

Mission accomplie. Vous reprenez la route et ses 127 km qui vous séparent de votre refuge adoré où votre moitié vous attend en compagnie d’amis invités à souper, coucher et skier le lendemain.
Mardi 8 heures

medium_P1020213.jpg

Vous rejoignez sur les pentes votre groupe de joyeux lurons – membres du Club Ski Bon Âge — la camaraderie est au zénith. N’écoutant que votre joie de vivre, vous décidez alors d’inviter une vingtaine d’entre eux à prendre l’apéro « après-ski » chez vous, avant de vous rendre au pub irlandais célébrer cette fois la vraie Saint-Pat.
Dans vos temps libres, vous avez mis à jour la liste de vos invités — parents et amis — et confirmé leur présence. Ils sont 65 à avoir accepté votre invitation annuelle à la cabane à sucre.
En caravane, allons à la cabane.
Vendredi, 19 heures

medium_DSCN2840.JPG

Vos invités sont réunis autour d’un repas gargantuesque. La fête va bon train. L’amitié est au comble. On se sert les coudes. On se colle les uns aux autres (l’expression est juste). Au menu : soupe aux pois, jambon à l’érable, bacon, fèves au lard, oreilles de crisse (croustilles de lard qui craquent sous la dent), pommes de terre rissolées, pain de ménage, le tout couronné de la « fabuleuse » omelette, suivi de «grands-pères au sirop, de pets de nonne (beignet soufflé et sucré de pâte à choux frite )et crêpes au sirop d’érable. Pour couronner le tout, l’irremplaçable tire d’érable sur la neige.

medium_DSCN2845.JPG

22 heures
Retour dans votre refuge pour âmes. Un chevreuil vous attend. « Que fais-tu ici à cette heure? » comme s’il vous comprenait.
Voilà! Vous savez maintenant pourquoi mon blog était somnolant. Je n’avais rien à raconter.

UN MATIN COMME LES AUTRES

medium_DSCN2798.JPG

L’ordi fait partie de nos vies. La preuve? Regardez à quoi ressemble le comptoir « petit déjeuner » à huit heures, un matin de congé. L’engin rose, au centre, est celui de notre petite fille Iseult, 6 ans. Elle l’a discrètement placé entre l’ordi de sa grand-mère et l’autre de son papa. Vive la relâche scolaire!

BONNE ET HEUREUSE ANNÉE 2009

Le Jour de l’An, avec ses vœux de bonne année, de santé, de bonheur, de paix sur la terre aux hommes de bonne volonté et de paradis à la fin de vos jours (pour reprendre le souhait de nos ancêtres)
Le Jour de l’An, avec ses douze coups de minuit, son champagne sabré, ses accolades, ses réconciliations, ses « toasts » portés à la santé de tout un chacun.
Le Jour de l’An, avec ses éphémérides évocatrices de peines et de joies, de succès et d’échecs, de naissances et de deuils, de bonheurs et d’épreuves.
Le Jour de l’An, avec ses lendemains inconnus gorgés de bonnes intentions, de promesses de temps meilleurs, de défis, et de rêves fous.
Le Jour de l’An, c’est avant tout le moment de se rappeler le privilège d’être là, témoin corps et âme de cette année nouvelle, porteuse d’espoir, d’amour et de sérénité.
C’est le souhait que je formule à votre intention, en cette veille de l’An 2009.
BONNE ET HEUREUSE ANNÉE

COUCOU, JE SUIS ENFIN LÀ

En pensée, je ne suis pas très loin de vous tous.
Les élections au Québec retiennent l’attention.
À les regarder aller, je me demande à qui des trois aspirants (pour ne pas dire combattants) au poste de premier ministre, je demanderais un conseil judicieux concernant une mise en situation financière, conjugale, familiale ou autres.
Vous voyez ce que je veux dire?
La santé de plusieurs amis me préoccupe ces temps-ci. L’âge aidant ou nuisant, grignote lentement la vie de tous les jours. Je dis toujours que nous marchons sur des œufs. Que demain n’est pas encore.
La saison de ski, est à nos portes avec ses mises en forme, ses moins 15 le matin, ses bourrasques de vent. Heureusement que la neige neigera bientôt pour nous faire oublier le temps qu’il fait et nous redonner le goût de l’hiver.
Vous voyez, je pense à vous. Vous êtes nombreux à me visiter, à me faire un petit clin d’œil. Ça me fait chaud au cœur. Je suis très grand-mère ces jours-ci. Je vous dirai pourquoi si j’arrive à m’asseoir devant mon ordi, juste le temps de vous raconter.
Ce soir je retrouverai mon « refuge pour âme » je ferai un feu dans la cheminée, je nourrirai mes chevreuils, je regarderai tomber la neige (si le ciel le veut bien). Ne me séparant jamais de mon ordi, tout en douceur, pendant que vous dormirez, sur la pointe des pieds, j’irai fureter sur vos blogs y ajoutant au passage un petit commentaire qui fait tant plaisir.
Bonne nuit à vous tous.

MA POTICHE

« OBJETS INANIMÉS AVEZ-VOUS DONC UNE ÂME
QUI S’ATTACHE À NOTRE ÂME ET LA FORCE D’AIMER? »


Ma potiche a plus de 100 ans. Porteuse de souvenirs et de secrets, témoin silencieuse de la vie de tous les jours et de l’histoire familiale. Elle me vient de ma grand-mère maternelle qui la tenait de sa mère.
Chaque année, quand vient l’automne, je l’honore en l’agrémentant de fleurs d’hydrangées (hortensias) dont les couleurs se marient agréablement bien à sa robe de faïence et à ses airs de passé lointain.

medium_hydrangées.jpg

À QUEL MOMENT EST-ON TROP VIEUX?

Coucou c’est moi la tête dans les nuages!
Un été rempli à ras bord. D’abord la Grèce et la Turquie avec ce qu’elles ont de merveilleux à nous faire voir, à nous raconter : Athènes, les Météores, Istanbul, le charme des iles de la Mer Égée. Une panoplie de merveilles en compagnie de nos deux pitchounettes, Rachel et Tanya. (Nos dix-huit ans) dix-sept jours inoubliables.

medium_DSCN1705.jpg

Les pitchounettes et les grands-parents
Puis, la mer, les dunes, la plage à Cape Hatteras en Caroline du Nord.

medium_DSCN2091.JPG

Patrick le photographe de la tribu
Douze sur dix-neuf de la tribu étaient là. Quelle chance pour des grands-parents! Quatorze jours d’éclats de rire et d’émerveillement.

medium_IMG_2524.2.jpg

La tribu des vacanciers
En août, retour au bercail et la grande folie. Un coup de cœur! Jamais je n’aurais imaginé qu’à mon âge (77 ans dans quelques jours) j’aurais eu un coup de cœur pour une maison de campagne. Je vous le jure, ce n’était ni un projet, ni un rêve longuement caressé.

medium_image0.9.jpg

Le refuge des cerfs
À quel moment est-on trop vieux? Vous vous souvenez? J’ai posé la question sur mon blog, façon de connaitre votre réponse, sans toutefois vous dire pourquoi je la posais.
Le Grillon heureux a répondu : « Tout dépend si ton rôle est d’être au service des autres ou si tu dois t’occuper uniquement de toi et de ta famille. Comme chef d’un état, je me poserai la question qu’a posée l’étudiant au candidat républicain. Et seul, en conscience, je me donnerai la réponse quant à soi- même, c’est au moment où tu ne fais plus de projets d’avenir, que tu te renfermes dans le passé. Tant qu’on dit et pense “Demain je ferai ci ou ça”, on reste en accord avec ce qui nous entoure. » Merci Grillon!
Durant des jours, j’ai eu la tête et le cœur en chamaille. À notre âge? J’ai relu pour la nième fois « la psychanalyse de la maison » de l’auteur Olivier Marc publié aux éditions du Seuil. Je voulais comprendre cet engouement, cette frénésie qui s’emparait de moi à l’âge ou je devrais « magasiner » un appartement dans une résidence de retraités J’ai aussi relu Khalil Gibran, le Prophète « parlez-nous de maisons »
Conclusion? .L’homme de ma vie et moi (la citadine de réputation) avons désormais pignon sur golf, le Géant, situé dans un décor enchanteur avec vue sur les pistes de ski du mont Tremblant. Les chevreuils viennent manger dans nos mains. Paradisiaque pensons-nous, attendant patiemment la première bordée de neige.

medium_DSCN2110.jpg

Nos nouveaux compagnons sur le golf
J’ai affiché à l’entrée le poème de Victor Hugo : NOTRE MAISON
Une maison petite avec des fleurs,
Un peu de solitude, un peu de silence, un ciel bleu,
La chanson d’un oiseau qui sur le toit se pose,
De l’ombre… Et quel besoin avons-nous d’autre chose?
Tout en fredonnant la très belle chanson de Jean Ferrat :… Que la montagne est belle, comment peut-on s’imaginer, en voyant un vol d’hirondelles, que l’automne venait d’arriver.

medium_DSCN2138-1.jpg

À la tombée de la nuit
À bien y penser, vivons en attendant de devenir trop vieux et, à la grâce de Dieu pour le temps qu’il nous reste.