UNE TROUVAILLE QUI M’ A ÉMUE

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Hier, en farfouillant dans le « coffre d’espérance » ayant appartenu à ma mère, j’ai trouvé cette nappe à thé brodée de ses mains alors qu’elle avait une douzaine d’années. C’était à l’époque de la Première Guerre mondiale.
Avec tout l’amour du monde et un vague pincement au cœur,
j’ai retiré le vestige de son papier de soie bleu et je l’ai déposé sur ma table pour le contempler, tentant d’imaginer ce à quoi rêvait la fillette aux cheveux d’ébène et aux yeux de temps gris, penchée des heures durant sur l’image qu’elle brodait et sur le message qui lui était livré dans une langue qui ne lui appartenait pas. Ouff!!

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J’ai pensé que vous aimeriez voir ma précieuse trouvaille porteuse d’une réalité des temps anciens.

COUCOU! JE SUIS LÀ!

De nouveau parmi vous, quelle joie! Je me suis ennuyée de vous tous, vous qui ensoleillez mes matins. L’homme de ma vie, nos deux adorables petites-filles, (les dix-huit ans) Rachel et Tanya, et la grand-mère sommes allés visiter la Grèce et la Turquie. Un voyage inoubliable. Je vous promets des photos prises en pensant à vous.
Pour l’instant j’apprivoise mon nouveau portable et le clavier maléfique qui me fait damner. Demain, lundi, je serai sur un cours de formation d’animateurs (animatrices), dans le but de faire de la radioweb à compter de septembre prochain. Yes sir! Formation offerte par les responsables du Réseau Internet des Aînés du Québec et de Radio Riaq. Je vous fais part de mon expérience dès mon retour.

En toute amitié,
Pierrette

LE GPS OU LE MÉNAGE À TROIS

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Vous êtes dans de beaux draps! Ce n’est pas ce que
vous croyez… Vous êtes dans de beaux draps achetés avec amour à la « lingère » votre boutique favorite.
« Tournez à droite! »
Vous qui dormiez du sommeil du juste, vous voilà soudainement réveillée par une voix étrange.
« Tournez à droite », répète la voix sépulcrale.
Plutôt, vous tournez la tête à gauche, et surprenez l’homme de votre vie, sagement allongé à vos côtés, (Surtout, ne riez pas. Ce n’est pas le moment de passer vos impressions ou de vous moquer de votre pilote) les yeux plongés dans les pages d’utilisateurs de son nouveau GPS (global positioning system) le géolocalisateur par satellite.
Vous ne vous doutiez pas, en offrant ce joujou à votre chauffeur désigné (désigné : celui du groupe à qui l’on interdit de boire, devant reconduire les fêtards après la soirée) que vous ne seriez plus jamais seuls dans votre voiture. Qu’il y aurait l’Autre, la troisième qui vous tape sur les nerfs, et vous empêche d’écouter ce qui se passe dans votre monde à l’heure du bulletin de nouvelles.
L’Autre, l’impeccable. Celle qui ne perd jamais patience, qui n’élève jamais la voix. Celle qui vous indique le droit chemin, le plus court, le plus rapide. Celle qui vous évite de perdre le nord. Bref, l’Autre avec un grand A.
Ont bien raison, ceux qui claironnent que la technologie remplace l’humain. C’est exactement ce qui vous arrivera.
L’Autre prendra votre place. En voiture, vous serez désormais un ménage à trois.
Hier encore, assise à droite de votre chauffeur, vous ne pouviez éviter de lui dire quoi faire et où aller : « Tu devrais prendre ce chemin. Tourne ici tu gagneras du temps. Emprunte la voie de gauche il y a moins de circulation. Attention! Dommage tu as raté la sortie »
Grâce à la voix de votre « grand penseur suprême », c’est ainsi que l’on a pastiché le sigle GPS, vous n’aurez plus à jouer le copilote. Du coup, les cartes routières et leur démesure n’encombreront plus votre coffre à gants.
Vous profitez d’un moment de répit chez votre étudiant en géolocalisation par satellite (toujours allongé à votre droite) pour annoncer votre rendez-vous chez la couturière. (N’étant pas du type Carla Bruni, l’aimable dame a raison, « Un vêtement exige toujours quelques petites retouches »)

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« Si tu m’accompagnais, munis de ton GPS, nous pourrions comparer le trajet que je prends habituellement et celui que la bestiole nous propose?
Proposition acceptée à l’unanimité. Une heure plus tard, le ménage à trois se met en route. Comme l’avait proposé fiston, adepte de nouvelles technologies : “madame tiendra le volant pendant que monsieur se familiarisera avec l’outil. Les yeux rivés sur l’écran et non sur le paysage, l’Autre, l’insupportable voix d’outre-tombe se désâmera à vous garder dans le droit chemin.
Le temps de monter dans la voiture, de brancher le GPS, d’inscrire, une lettre à la fois, l’adresse de votre destinataire, (fonction de l’accompagnateur) que la carte routière apparaît sur l’écran et que la voix se met à faire des siennes.
Comment a-t-on pu rouler, jusqu’à ce jour, sans cet indispensable trésor? La question demeure sans réponses.
Vous allez même jusqu’à vous féliciter de l’avoir offert à votre septuagénaire le matin de son anniversaire, vous rappelant qu’un jour, sur un parcours de golf classé PGA, votre voiturette était, elle aussi, munie d’un GPS, et ce, au grand enchantement de votre Tiger Wood.
Une voix de Pro vous indiquait, à chaque tertre de départ, la distance que votre petite balle chérie aura à parcourir pour atterrir sur le vert. (green pour les cousins) Démoniaque la nouvelle technologie, pensiez-vous.
Revenons à notre couturière. Vous connaissez le chemin par cœur. Vous y allez les yeux fermés. Vous pourriez jurer que votre circuit est le plus rapide et le plus court qui soit. Faux! selon le GPS. Déjà à la deuxième intersection, l’Autre du ménage à trois, vous ordonne de tourner à droite, direction boulevard Labelle puis, à 500 mètres de tourner à gauche, direction boulevard Saint-Martin. Vous n`êtes absolument pas d’accord. Pourquoi ce détour?
Voilà que le copilote s’en mêle vous suggérant de suivre ‘aveuglément’ les indications transmises. Le but n’était-il pas de comparer vos façons de vous rendre à destination?
Sur le point d’arriver aux 500 mètres, l’Étrivante revient à charge : virez (cette fois on ne tourne pas on vire) à gauche, roulez quatre kilomètres et prenez la bretelle en direction de l’autoroute 15.
« C’en est trop! As-tu inscrit la bonne adresse? J’ai l’impression que nous allons dans la mauvaise direction?’
Votre ton monte passablement et indispose le copilote. Il y a des doutes et des remarques que vous ne devez jamais exprimer sans quoi vous risquez de voir débrancher à jamais l’objet de vos tourments.
Soit dit en passant, les propos que vous tenez envers l’Intrus dépassent les entendements et ne s’écrivent même pas.
‘Mon amour! (pour vous calmer) il te fait prendre le chemin le plus rapide ose affirmer votre arbitre en accord avec son GPS’
En plus (le mon amour), donne raison à votre rivale, pensez-vous.
Pendant que vous roulez à 120 km sur la troisième voie de gauche sur l’autoroute 15 (vous demandant toujours pourquoi vous en êtes là) la sorcière vous avise calmement qu’à 700 mètres, vous devrez prendre la bretelle à droite, direction autoroute 40 Est, puis rouler 5 km sortie direction rue Valéry. Arrivée à 250 mètres, elle vous rappelle de prendre la bretelle. Vous roulez toujours à 120 km tentant désespérément de vous frayer un chemin et traverser de la voix de gauche à la voix de droite pour rejoindre la fichue (pour ne pas dire autre chose) bretelle.
‘Roulez 5 km direction rue Valéry’ répète l’espèce de perroquet, au moment de quitter la bretelle « puis tournez à droite. » (Comme si vous n’aviez pas compris la première fois.)
« Virez à droite, »’ insiste votre rivale, « ‘puis à 200 mètres virez à droite sur la rue des Lilas, puis à gauche sur la rue Fleury. Vous arrivez au 2650 rue Fleury. »
Vous reprenez votre souffle et retrouvez votre bonne humeur. Tournant la tête, affectueusement, du côté (le droit) de l’homme de votre vie, comme si rien ne s’était passé, vous trouvez le ton convainquant et convaincu pour déclarer que « l’on a beau dire et beau faire, un GPS, c’est véritablement une bonne affaire.

Mon arbre

N’est-ce pas qu’il est joli mon arbre?
Depuis hier, mon arbre a un visage.
Il me rappelle la très belle chanson intitulée: Mon arbre de Gilbert Bécaud.
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Il avait poussé par hasard
Dans notre cour sans le savoir
Comme un aveugle dans le noir
Mon arbre
Je savais qu’à force d’amour
Avec un peu d’eau tous les jours
Il ferait exploser la cour
Mon arbre


Mon arbre aussi a grandi dans ma cour.
Il dépasse abondamment le toit de ma maison.
C’est un érable.

Le printemps venu (le temps des sucres), l’homme de ma vie se transforme en acériculteur et l’entaille délicatement pour ne pas le blesser.
Ainsi, nous récoltons des litres d’eau d’érable que je fais bouillir pour en obtenir notre sirop tant attendu le jour de Pâques.
Rappelons-nous qu’il faudra entre et 20 et 40 litres d’eau d’érable pour obtenir un litre de sirop.
Avouez que mon arbre mérite bien un visage n’est-ce pas?

Taipei 101, quatre-vingt neuf étages en trente-neuf secondes…

medium_dscn1257.2.jpgVous avez une peur bleue des ascenseurs. Vous l’avez même avoué dans votre dernier Blog. C’est une phobie. Vous ne comptez plus les fois où vous avez monté à pied cinq ou six étages, plutôt que de vous engouffrer dans ces cages de malheur.
D’où vous vient cette peur morbide? Vous prétendez deviner les causes.
Par exemple, un jour, le monte-charge que vous aviez emprunté se retrouve brutalement au fond du puits, après avoir rebondi deux fois. Votre petite personne a failli rendre l’âme. Une autre fois, vous êtes demeurée coincée entre deux étages dans l’ascenseur de votre magasin favori. Il n’en fallait pas plus pour penser que votre dernière heure était arrivée.
Un psy comprendrait sûrement votre malaise mais vous n’en avez jamais consulté un.
Le jour où vous annoncez à vos héritiers (vos neuf petits-enfants) que vous vous envolez pour un congrès à Taipei (Taiwan), ils s’empressent de vous dire, comme si vous ne le saviez pas déjà que : « C’est là où se trouve le plus haut gratte-ciel du monde. » On n’ose pas vous demander: « Grand-maman, tu vas monter ?». Le silence est éloquent. Pour ne pas les décevoir, vous avez compris qu’il faudra être à la hauteur de l’image qu’ils se font de vous.
Au bout de dix-huit heures de vol et douze heures de décalage, avant que l’avion se pose sur la piste, vous avez scruté le ciel de Taipei de long en large et repéré l’objet de votre cauchemar : le célèbre gratte-ciel illuminé.
Vous avez lu quelque part que les ascenseurs de ce majestueux bambou bleu-turquoise de 106 étages prennent 39 secondes.. Votre cœur tiendra-t-il le coup? En cas de doute, vous avez les excuses pour ne pas monter.
Au lieu de savourer le moment et admirer le joyau taiwanais, vous retenez votre respiration et vous vous mettez à égrener une à une, les 39 secondes que vous aurez à vivre si jamais vous trouvez le courage d’y monter.
À cœur vaillant rien d’impossible! C’est votre leitmotiv. Vous regardez l’homme de votre vie droit dans les yeux, vous avez un congrès et il a accepté de vous accompagner, vous prenez votre courage à deux mains et sa main du même coup et, d’une voix de sergent-major, vous ordonnez : en haut les cœurs!
Après avoir franchi courageusement les portes de l’ascenseur non sans un petit serrement au cœur et des papillons dans l’estomac, vous prenez une grande respiration comme votre prof de gym vous l’a recommandée. Puis, vous retenez votre souffle, les yeux rivés sur le tableau qui décompte les secondes pour vous. Contrairement aux craintes que vous aviez, la montée s’effectue tout en douceur. À la 39e seconde, vous reprenez votre souffle. La porte s’ouvre. Vous voilà au sommet. C’est l’extase! Taipei est à vos pieds et vous émerveille. Taipei, à perte de vue.
Ravie de votre exploit, vous savourez profondément le fait d’être là, au sommet de Taipei 101, le gratte-ciel le plus haut du monde. De retour à l’Hôtel, vous enverrez un courriel à vos descendants.
Quant à votre phobie des ascenseurs, n’en parlons pas pour le moment.
C’est trop beau là-haut.

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La structure de Taipei 101 ressemble à un magnifique bambou turquoise. Les Taiwanais adorent le bambou pour sa force, sa flexibilité et le vide intérieur qui rappelle la modestie et l’humilité. La tour a acquis son titre de plus haut édifice du monde le 9 octobre 2003. Taipei 101, avec ses 508 mètres de hauteur compte 101 étages divisés en huit sections de huit étages (un chiffre chanceux pour les Taiwanais symbolisant la prospérité) La tour pèse 700,000 tonnes avec une superficie de 412 500 mètres carrés. Elle aura coûté 1,7 milliard d’euros. Dans les premiers jours ouverts au public, Taipei 101 a accueilli 500 000 visiteurs. Elle en reçoit quotidiennement 50,000. Situés au 5e étage, les ascenseurs les plus rapides au monde atteignent le 89e étage en 39 secondes. (1,010 par minute) là-haut, des télescopes géants situés tout au tour de l’observatoire intérieur offre à ses visiteurs une vue spectaculaire de Taipei et de ses montagnes. Pour ceux qui aimeraient descendre à pied, 2,046 marches séparent le 89e étage du bas. Les visiteurs peuvent monter à pied du 89 au 91e étage et photographier les 10 derniers étages qui en font le gratte-ciel le plus haut du monde. Elle a été construite pour affronter les vents violents dus aux typhons ou aux tremblements de terre.
Une colossale boule d’acier de 660 tonnes métriques et d’un diamètre de 5,5 mètres (feng shui) est suspendue au 88e étage. Son rôle, stabiliser amortir de 30 à 40 % les mouvements de l’édifice en cas de vents violents ou de tremblements de terre.

Et voici une partie de l’intérieur
En entrant dans le gratte-ciel, un petit coup d’oeil vers les cinq étages réservés aux plus luxueuses boutiques du monde.
Un regard en bas sur le premier étage et ses jardins intérieurs