IL A VOLÉ, A VOLÉ, A VOLÉ….

L1020140.JPG

 

Il n’y a pas si longtemps, je vous parlais d’un petit renard qui nous piquait nos balles de golf. Ne le voyant plus, j’ai demandé au marshal ce qui était arrivé à notre rusé roux.

Devenu familier,  n’hésitant plus à monter dans les voiturettes au moment où les golfeurs s’en étaient éloignés, il volait toutes espèces de choses qui lui tombaient sous la dent : chocolat, chips, sandwichs lunettes, clés de voiture, etc.

Le jour où celui-ci a piqué le cellulaire dans la voiturette d’un golfeur lui a valu d’être capturé et éloigné du parcours,  me dit-on.  Trop de golfeurs se plaignaient de l’intrus.

Dans sa tanière, ils ont retrouvé une foule d’objets hétéroclites en plus de nombreuses balles de golf.

Dommage, le pauvre petit doit maintenant s’ennuyer de la civilisation.

L1020517.JPG

Au tour des outardes de se promener parmi nous et de se gaver avant de s’envoler vers des cieux plus cléments.

UN ADORABLE PRISONNIER

 

L1020471.JPG

Nous en avions ras le bol de voir le gros écureuil noir chasser les oiseaux et manger toutes les graines de tournesol destinées aux mésanges, sittelles et autres passereaux.

Un savant marchand nous a conseillé d’acheter une cage à l’épreuve, justement, des écureuils. Seules les mésanges et autres petites espèces peuvent s’y introduire et manger dans le calme.

Le résultat fut instantané. Les mésanges rentrent et sortent à volonté. N’ayant rien à son épreuve, à son tour, le suisse, se croyant une mésange décida d’en faire autant. Le passage à l’intérieur ne causa aucun problème.

Après s’être rempli les abajoues, ne laissant que quelques graines aux passereaux, c’est là qu’il se retrouva prisonnier de son ambition.

Il y demeura ainsi un un bon moment ou jusqu’à ce qu’il se décide de régurgiter sa provision gourmande. Ambitieux, le petit chéri revint très vite de ses émotions, oublia sa mésaventure et répéta le geste.

Bonne fin de journée. Moi, je retourne à mes chaudrons « concocter » un potage aux poireaux et une chaudrée aux champignons.  N’ayez crainte, ce ne sont pas les merveilles que je découvre un peu partout dans les sous-bois.

AU SOMMET

Vous avez deviné juste. Nous sommes montés jusqu’au sommet du mont Tremblant et de ses 875 mètres de dénivelée.

L1020463.JPG

 

Trois heures qu’il nous a fallu pour escalader 6 km dans un sentier beau à mourir.

Nous l’avons gravi, un peu beaucoup, pour vous, qui visitez mon blog.  Pour que vous partagiez avec nous la beauté, la splendeur de notre automne laurentien.

L1020444.JPG
L1020450.JPG
L1020447.JPG

Parmi les 12 sentiers s’offrant à nous. Nous avons choisi le Vertigo. Au départ, il longue un ruisseau sinueux, gorgé à bloc, agrémenté de cascades, de méandres et de chutes fougueuses et chantantes.

L1020451.JPG

 

L1020452.JPG

 

Pour nous inviter à l’escalade, dame Nature a fait fi du traditionnel tapis rouge nous invitant à fouler un incomparable couvre-sol composé de feuilles d’érable, de peuplier, de bouleau et de chêne aux couleurs de la saison et d’une incomparable beauté.  Spectaculaire, je vous jure.

L1020445.JPG

 

Un petit pas, un autre pas, regarde ici, regarde là. Tellement magnifique que nous en arrivons à oublier l’effort que nous y mettons. Quel effort! À mi-chemin, à mi-pente devrais-je dire, au moment de traversé l’une des pistes pour rejoindre notre sentier chéri.

L1020455.JPG

 

L1020457.JPG

 

je me suis permis de regarder vers le bas tout en reprenant mon souffle. Quel spectacle! Ça vaut l’effort pensai-je. Courage!

L1020446.JPG

 

Il nous faudra encore plus d’une heure pour atteindre le sommet. La montée est plus exigeante qu’auparavant. L’ascension devient ardue. Les obstacles m’apparaissent de plus en plus nombreux. À cause des pluies abondantes des derniers jours, l’eau qui descend de la montagne, transforme le sentier en rigole boueuse. Chaque pas devient laborieux.

J’ai beau lever les yeux au ciel, je ne vois que le bleu du firmament, la cime des arbres et ce même sentier escarpé qui se dessine à travers les éboulis de roches. Jamais le sommet, jamais le Manitou, promesse d’un chocolat chaud. Ce n’est surtout pas le moment de rebrousser chemin, d’abandonner.

Au tournant de l’immense rocher, un peu plus haut, à moins d’un kilomètre, le sommet et son Manitou tant convoité.

L1020466.JPG

 

Triomphe! Victoire!  Au risque de ne plus pouvoir me relever, je m’assois pour savourer le paysage et ce moment exquis.

L1020461.JPG

 

la recherche de son chapeau

Une histoire de « mononcle » qui est adorable.

Mon oncle a perdu son nouveau chapeau et il a passé des jours à le chercher.
N’ayant pas les moyens de s’en acheter un autre, il décide d’aller à l’église, dimanche, et d’en voler un pendant la messe.
Le dimanche, il se rend à l’église et s’assoit à l’arrière. Pendant le sermon, le curé parle des 10 commandements.

Au lieu de voler un chapeau, comme prévu, il rencontre le curé. » Monsieur le curé, je suis venu ici aujourd’hui voler un chapeau pour remplacer celui que j’ai perdu.Mais après avoir entendu votre sermon sur les 10 Commandements, j’ai changé d’avis. J’aimerais vous remercier. 
Soyez béni mon fils. Est-ce que vous avez changé d’avis quand j’ai commencé à prêcher sur le  » Tu ne voleras pas ton prochain  » ?
Non, c’était sur le commandement portant sur l’adultère. Quand vous avez commencé à prêcher sur ce sujet, je me suis souvenu où j’ai laissé mon chapeau !
« 

Je ne voulais pas terminer la journée sans vous faire un petit Coucou, vous souohaiter une bonne nuit et vous dire:. À demain si l’inspiration revient.

À VOTRE ÂGE…

 

L1020366.JPG

C’est le jour de votre anniversaire de naissance. Il est 6 h 45. Au bout du fil, Marie, votre vieille amie de toujours. « Enfin! Tu as atteint mon âge. Dorénavant, nous marcherons ensemble vers nos quatre-vingts ans.»

« Toute vérité n’est pas toujours bonne à savoir », répliquez-vous en riant,  ajoutant qu’elle a bien raison.

En parlant de vérité, vous avez remarqué qu’au fur et à mesure que vous prenez de l’âge, les compliments qui accompagnent celui-ci font appel à des conjugaisons de verbes plus élaborés. Exemple : au début de votre entrée dans votre chère vieillesse, on vous complimente en vous disant : vous êtes toujours aussi belle. Puis vient le : vous êtes encore belle. On ajoutera très vite : pour votre âge. Ensuite, on renchérira en conjuguant au passé : vous deviez être belle. Le comble arrivera lorsque l’on se dirigera vers l’imparfait en vous déclarant tendrement : étant jeune, vous avez dû être très belle.

Vous acceptez courageusement ces compliments venus du fond du cœur et non des yeux. Vous n’avez plus de doute, vous avez atteint l’âge de l’irréparable outrage.

Les copains et copinent qui « oeuvrent » avec vous dans les différentes associations, étant plus jeunes d’une ou deux décennies, ceux-là s’attachent à votre « grande forme ». Vous êtes un modèle pour eux disent-ils (pas un mannequin), mais un modèle au niveau implication sociale et votre bonne forme les servent bien.  « J’aimerais être comme vous à votre âge ». « J’aimerais pouvoir vieillir comme vous ». J’aimerais faire ce que vous faites à votre âge ». Et ainsi, les compliments abondent à mesure qu’ils vous distribuent des tâches.

Vous n’avez rien entendu encore. C’est le « bon docteur » (expression péjorative quand vous doutez de ses conseils) qui vous met la puce à l’oreille, à l’heure du bilan santé. « Malheureusement, nous ne sommes pas éternels », vous prévient-il au cas où vous l’auriez oublié. Le radiologiste qui a vu votre date de naissance surenchère en vous rappelant tout bonnement quand dépit de la santé, il nous faudra tous mourir un jour. À les entendre, vous en êtes là.

Chez les uns comme chez les autres, la subtilité du langage est de rigueur.  Votre notaire, votre banquier, votre comptable, votre assureur abordent avec des pincettes les questions délicates entourant votre âge. Sans vouloir éveiller en vous la précarité de la vie et celle de la vôtre en particulier, ils s’assurent, l’heure venue, que vous quittiez ce bas monde en bonne et due forme.

Même si vous faites la sourde oreille, arrivée à un âge certain, vous entendrez plus souvent qu’il le faut : À ton âge, tu ne devrais pas…Ce n’est pas pour des personnes de ton âge.  À ton âge, il faut se ménager, se reposer, prendre le temps.

Tout compte fait, « à mon âge on se fout du lendemain » nous rappelle Maurice Chevalier.