LE TABLEAU DE L’AMITIÉ

 

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Vite, une petite minute pour traverser mon blog, à toute vitesse, pour rattraper le temps perdu, le temps que j’ai l’impression de perdre, le temps qui fuit. Ce matin, huit heures vingt, les pieds sur les skis, à l’orée du bois, j’ai salué le soleil qui me regardait, franc dans les yeux. Il était beau, mon Galarneau. (Patronyme désignant le soleil). Beau comme le plus beau des poèmes. À peine remis de l’hiver, il brillait de toute sa splendeur. J’avais l’impression de l’avoir à moi toute seule, dans ce sentier inondé de sa timide chaleur printanière. Je l’ai même salué deux fois. J’ai grand ouvert mes bras, pour mieux m’en imprégner. Il accomplissait son œuvre. Sous ses rayons, la neige allait en être à ses derniers sursauts d’existence, avant de gorger les rigoles et d’abreuver les jeunes pousses qui éclateront de toutes parts.

Il n’y a pas que le soleil qui réchauffe, il y a l’amitié. Celle-là réchauffe les cœurs. Jean-Claude m’avait dit au téléphone : « demain, je viendrai chez toi. J’irai lever mon verre à l’après-ski. Je viendrai avec Thérèse. » (Thérèse sa formidable compagne de toujours).

Ce qu’il m’avait caché, ce Jean-Claude?

Vous savez qui est Jean-Claude. Je vous l’ai présenté au temps des Fêtes. (Rubrique : gens de chez nous)  avant d’être un skieur corps et âme, il est un artiste dans l’âme. C’est Jean-Claude qui a répondu à la demande de son curé qui souhaitait offrir à ses paroissiens, une crèche à taille d’homme, flanquée sur le parvis de son église. « Demandez et vous recevrez. » dit un jour le Très-Haut. Grâce à son généreux paroissien, le bon curé fut exaucé.

« Frappez et l’on vous ouvrira » (il a dit cela aussi) À l’heure de l’apéro comme le veut la tradition, lorsque Jean-Claude et Thérèse nous ont rejoints au refuge (l’homme de ma vie et moi,) et, après avoir skié ensemble, à fond de train, comme des ados en vacances, ce que notre chef moniteur de ski alpin nous avait caché, pendant toutes ces heures en folie; c’était la raison de sa visite au refuge.

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En cachette, Jean-Claude avait consacré des heures à l’amitié, à la merveilleuse camaraderie et peint pour nous un magnifique tableau illustrant notre refuge dans la neige, sous un ciel bleu « mur à mur » nous rappelant, en arrière-plan, cette majestueuse montagne sertie des plus belles pistes qui font nos beaux hivers.

Nous avons levé nos verres, et célébré ce tableau le proclamant, à juste titre : pièce maîtresse de notre refuge.

Merci Jean-Claude

JOYEUX NOËL À TOUS

 

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Bientôt Noël! En ce temps de générosité et de pardon, j’éprouve le besoin de retrouver mes traditions, de revivre des moments qui ont marqué mon enfance. Les parfums, les odeurs de la dinde au four, de la tourtière et du ragoût québécois; d’entendre les grandes orgues accompagnant le Minuit chrétien entonné par les meilleurs ténors de l’époque et de chez nous : les Richard Verreau, les Georges Coulombe, les Raoul Jobin; d’aller d’église en église visiter les crèches avec ses Marie, ses Joseph, et ses Jésus de cire, incontournables symboles qui donnent le ton à la Fête.

Si je vous parle ainsi, ce matin, avant même que le soleil soit au zénith, je suis allée voir la « crèche de Jean-Claude ». Permettez que je vous raconte. Il y a un mois environ, quelqu’un demanda à ce paroissien (sachant qu’il peut tout) « s’il croyait possible d’avoir une crèche sur le parvis de l’Église pour souligner le cinquantième anniversaire de la première messe de minuit de la paroisse? » (Vous admettrez que la demande est subtile).

La réponse tenait dans le garage attenant à la maison de Jean-Claude. Il allait donc généreusement se mettre à la tâche, dessiner et tracer à taille humaine,  sur des planches de contre-plaquées, les personnages de la Nativité et les peindre à l’émail comme il sait si bien faire. Le 24 décembre, à minuit, quand les cloches sonneront à toute volée, la prière des paroissiens et du bon curé aura été exaucée.

« Dis pourquoi y a-t-il qu’un Roi Mage? Avec l’humour que nous lui connaissons, il me répondit du tac au tac : “Les deux autres ont raté l’avion.” Pas de question sans réponse, me dis-je.

On ne demande pas la réalisation d’un projet semblable sans connaitre l’artiste qui se cache derrière « l’artisan du dimanche».

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À ce point, vous permettre d’admirer l’œuvre sans les œuvres ne serait pas rendre justice à un admirateur et amoureux de la nature qui prolonge sur toile la contemplation des plus beaux paysages québécois, de ces coins de pays enchanteurs qui fait dire à cet homme attachant et généreux que “donner ne fait pas mal, mais souvent décuple le plaisir”

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Si vous me demandez qui est ce Jean-Claude? Je vous répondrai que le chef d’entreprise d’alors, qui a connu « du succès dans ses affaires”, comme le chante Charlebois dans le blues du businessman, est maintenant un retraité,  sans pour autant être en retrait de la vie. Que le « bientôt »octogénaire  est un passionné contagieux de vélo de route et de ski alpin; qu’il est bénévolement actif au sein de la communauté lavalloise des ainées; et par surcroit, que le skieur fougueux est membre de l’Alliance des moniteurs de ski du Canada. À ce  compte,  Jean-Claude Laverdure vient tout juste d’accepter la direction de notre équipe de moniteurs de “ski bon Âge”.

Devrais-je rappeler que derrière chaque grand homme, il y a une femme? Jean-Claude a la sienne : Thérèse, la femme de sa vie, la femme de tous les instants, la compagne de toujours, la partenaire sans réserve que j’appelle amicalement : “la dame aux  solutions”.

JOYEUX NOËL À VOUS TOUS !!

 

 

 

 

 

MICHEL LE RAMONEUR

Quand mon bricoleur de mari m’a dit que le ramoneur passerait ce matin, je me suis mise à chanter : « où est passée la grande échelle? »

Huit heures, on sonne à la porte.

Je suis Michel, le ramoneur!

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— Ça se voit à l’œil nu, lui dis-je, en guise de bienvenue.

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Sans tarder, le spécialiste des cheminées brandit ce qu’il tenait fièrement : la jupe de Lolita, tout en faisant virevolter la chose. Après un éclat de rire à faire trembler les murs, il ajoute qu’elle avait antérieurement appartenu à une danseuse hawaïenne.

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Vous imaginez déjà les propos de notre joyeux compère accompagné de son aide Patrick qu’il nous présente avec fierté.

J’ai l’impression que l’on va bien se marrer durant l’heure qui vient, dirait mon amie Rolande.

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— Pas besoin de grande échelle! Attendez que j’aille chercher le monstre.  Regardez-moi cet outil qui vient directement de Californie et qui sert, là-bas, aux ramonages industriels. Ici à Tremblant, les cheminées atteignent souvent les 150 pieds. Moi, je nettoie par le bas. Surtout, ne craignez rien, ce sera plus propre lorsque je partirai que lorsque je suis arrivé. Un autre éclat de rire à réveiller les morts.

— Un jour, dans la salle d’attente, chez mon dentiste, j’ai vu une annonce de « Viper » dans un magasine (c’est ainsi qu’on appelle l’outil-une sorte de serpent). Je n’aurai plus à monter dans l’échelle par les froids et les vents du Nord et risquer de tomber en bas. Je l’ai immédiatement commandé.

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« Cet outil a changé ma vie de ramoneur. Ça fait que maintenant il y a dans la région, Le Ramoneur et les autres. En passant, me dit-il, félicitations, d’avoir choisi Le Ramoneur. (Suit un autre éclat de rire à décrocher les mâchoires).

On n’arrête pas le progrès. Comment ne pas admirer cet homme que j’appelle chaleureusement (à cause de sa carrure), une ‘Armoire à glace’?

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Fantastique! Voilà un homme fier de son métier, fier de ce qu’il fait, de ce qu’il est. Surtout fier de son succès, grâce à sa débrouillardise, ses initiatives et à sa façon exclusive (ce dont il se vante) de ramoner les cheminées par le bas. Nous aurons droit à un autre éclat de rire à s’époumoner.

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Vous permettez que je “tire votre portrait” tandis que vous êtes barbouillé de suie jusqu’aux yeux? Et puis, les gens vont voir de visu la célèbre jupe de Lolita et sa performance au travail.

D’accord, mais n’oubliez pas de dire à vos blogueurs que plus le bois est sec moins il encrasse la cheminée et qu’une corde de bois préfère être au soleil et au vent. Rappelez-leur qu`une belle brassée de bois remisée à l’intérieur de la maison,  près du foyer, vous donne immanquablement un meilleur rendement de combustion.

 

Foi de Ramoneur.


 

CE N’EST QU’UN AU REVOIR

Au revoir Jean-Claude

 

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Quand la neige neigera,

Tu nous manqueras.

 

« Vous voudriez connaître le secret de la mort.

Mais comment le trouverez-vous sinon en le cherchant dans le cœur de la vie?

 

La chouette dont les yeux faits pour la nuit sont aveugles au jour,  ne peut dévoiler le mystère de la lumière.

 

Si vous voulez  vraiment contempler l’esprit de la mort, ouvrez amplement votre cœur au corps de la vie.

Car la vie et la mort sont un, de même que le fleuve et l’océan sont un.

 

Qu’est-ce que mourir sinon se tenir nu dans le vent et se fondre dans le soleil?

Et qu’est-ce que cesser de respirer, sinon libérer le souffle de ses marées inquiètes,

Pour qu’il puisse s’élever et se dilater et rechercher Dieu sans entraves?

 

C’est seulement lorsque vous boirez à la rivière du silence que vous chanterez vraiment.

Et quand vous aurez atteint le sommet de la montagne, vous commencerez enfin à monter. »

 

Khalil Gibran  Le prophète

 

VAS-Y CANADA!

 

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Chaussé de ses 85 ans bien sonnés, les skis de Roger ne sont jamais loin de notre doyen membre de « Ski Bon Âge   Notre champion, pour qui les pistes, deux losanges noirs, n’ont toujours pas de secrets, a implanté une tradition au sein de notre club : La descente aux drapeaux.

 

Pour se faire, il collectionne passionnément les drapeaux de toutes origines. Il en compte plus de soixante-quinze à date et ça continue. Il envisage ajouter à sa collection celui des Jeux olympiques 2010 de Vancouver. Si son souhait se réalise, ce sera lui qui le portera lors de notre prochaine descente, pourquoi pas?

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Attention, notre collectionneur ne refuse jamais un drapeau. Avis aux intéressés.

 

À l’heure désignée par notre héros, qui correspond à la dernière descente de la journée, les membres du club se font un devoir et un plaisir de retrouver Roger au sommet de la montagne, de choisir son drapeau et de défiler à la queue leu leu, de haut en bas. Cette descente est pour nous une marque d’identité et un moment de fierté.

 

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Mission accomplie.

Jean-Claude et Michel aideront Roger à remiser précieusement ses drapeaux pour la prochaine descente.

SE SOUVENIR, C’EST VIVRE

Aujourd’hui, je vous livre une note que me faisait parvenir André, le père de Claude, mon Monsieur gendre.

« En faisant le ménage de mes dossiers,  j’ai retrouvé ce document » me dit André.

« À l’époque, on m’avait demandé de donner mes impressions de grands-parents à l’occasion d’un souper de la FADOQ. (Fédération de l’âge d’or du Québec). J’ai pensé partager ce souvenir »

Quelle belle idée, lui répondis-je.

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Quand on m’a demandé de donner mes impressions sur la vie de grands-parents j’ai tout de suite pensé à la disponibilité. Comme retraités nous avons du temps pour nous occuper de nos petits enfants à titre de gardiens entre autres…ce qui nous permet un contact direct avec plus petits et plus jeunes. Et là on apprend beaucoup de choses en participant à leurs jeux, à leurs moments de joie, à leurs frustrations, à leur développement physique et intellectuel.

On ne peut pas être si près de la jeunesse sans avoir des moments de nostalgie et sans revoir notre propre vie en rétrospective. Quels changements. Dans mon temps, les gens âgés disaient toujours ça ce n’était pas pareil.

 

J’avais 7 ans quand on a eu une auto chez nous. Avant c’étaient les chevaux et les voitures. J’avais 12 ans quand on a eu le téléphone et l’électricité dans la maison. Notre école Daigneau offrait des cours jusqu’à la 7e année. Les avions étaient rares. On se cassait le cou pour les voir voler d’un horizon à l’autre. On n’avait ni les moyens ni le temps pour le sport. À Noël on avait une pomme, une orange, un bonbon dans nos bas.

 

Et, soudainement, il y a eu des changements. L’électricité et le téléphone étaient disponibles partout. Les modes de transport et la technologie en général se sont développés à un rythme infernal. À l’âge de 24 ans, j’installais un des premiers ordinateurs au Canada. La télévision est apparue en même temps. Et tout ça s’est multiplié. Les écoles, quoi qu’on en dise, sont organisées pour faciliter l’accès au plus haut niveau du savoir. Les sports deviennent disponibles et abordables. Nos enfants ont vécut une partie de ces changements et nos petits-enfants n’ont aucune idée de ce que c’était avant.

 

Comme je le mentionnais auparavant on apprend des choses avec les petits et ce, dans plusieurs domaines. Par exemple, les petits, même en bas âge, se servent d’ordinateurs sans contrainte et sans peur. Ils en découvrent les secrets très rapidement et deviennent des experts très jeunes. On a plus d’hésitation face à un PC quand on commence plus vieux. Même chose pour les sports. J’ai débuté en ski alpin à l’âge de 40 ans avec mes fils. Mes petits-enfants ont débuté vers l’âge de 2 ans avec moniteurs, enseignements spécialisés et compétitions en bas âge. Quand mes petites filles (6 et 8 ans) m’invitent à skier avec elles, c’est une aventure. On est en haut de la montagne, Tanya donne le signal du départ. J’ai de la difficulté à les suivre sur la piste quand elles bifurquent dans un sous-bois d’à peine ça de large, avec des bosses ça de haut et des branches qui descendent jusque-là. Je dois m’arrêter, reprendre la piste normale pour être accueilli en bas par les filles qui chantent “let’s go grand-papa let’s go”. Quant aux plus vieux on est heureux de les reconnaître quand ils passent les portes en vitesse lors des compétitions. Le coeur nous fait 2 tours dans la poitrine quand le plus vieux fait un saut par-dessus les arbres lors de rencontres amicales entre moniteurs et coureurs. Quel soulagement quand il atterrit sain et sauf. Il recommence 4 fois. Ouf.

 

Nous assistons aux spectacles de gymnastique des filles. Nous recevons des dessins aux thèmes variés qui font chaud au coeur. Les plus grands nous démontrent leurs réalisations en travaux pratiques à l’école et nous font part de leurs résultats scolaires. Le plus âgé nous raconte son saut en parachute et sa randonnée “ski extrême”. Les plus petits nous enlacent, réclament un bisou en disant grand-maman, grand-papa je t’aime.

Quelles émotions, quelle fatigue parfois, mais quel bonheur.

 

La vie est une suite ininterrompue de gestes, d’actions, de pensées, de rêves, d’émotions, d’états d’âme. On la franchit en diverses étapes. L’enfance, l’adolescence, l’âge adulte, la maturité, la retraite, le bel âge.

Dès la naissance la vie défile comme un film, qui ne se « rebobine » pas, avec son passé, le présent et le futur. Le passé s’allonge, le futur raccourcit. Seul le présent est tangible. Même si ceci est vrai pour tous, cette perspective est très différente selon l’âge. À 5 ans le passé est très court, l’avenir est illimité et le temps semble passer lentement (1 an = 1/5 de la vie). À 60 ans, le passé est bien long, le futur? Semble très court à l’horizon et le temps passe vite. (1 an = 1/60 de la vie). Mais à 60 ans on a déjà passé à travers toutes les étapes, avec un tas d’expérience accumulée et un avenir qui raccourcit en vitesse…C’est une excellente raison de profiter du présent au maximum et de savourer les bons moments qui s’offrent à nous, occasions de voyager, de pratiquer des sports, et surtout de profiter du contact avec les petits-enfants. C’est l’occasion idéale de revivre un peu de jeunesse et de ne pas sombrer dans l’ennui.

 

Nous avons la chance d’avoir 6 petits-enfants dont l’âge varie de 2ans à 18 ans. En incluant nos 2 fils nous avons une relation étroite avec toutes les étapes de la vie et nous vivons ainsi des moments merveilleux.

Ce que je souhaite à tous les grands-parents et à vous tous.

André Vigeant

 

COURIR, UNE PASSION POUR MICHEL PILON

 

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« Je ne suis pas un coureur, je suis un mécanicien qui aime courir »

La seule fois que vous avez assisté à une course automobile « drag racing » sur une piste d’accélération, c’était pour voir votre fille piloter un fougueux bolide sur une longueur d’un quart de mile. À l’époque, ses frères et son futur fiancé ont tout bonnement « lifté » votre GM Cutlass pour en faire une gazelle vrombissante. « The lady from Chomedey » (lançait le commentateur au moment du démarrage). Vous n’oublierez jamais les secondes qui suivirent l’exploit, sachant que l’intrépide était votre pitchounette. C’était, il y a trente ans.

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Hier, cette fois, c’était la Classique d’automne sur le sinueux et pittoresque circuit Mont-Tremblant avec ses 15 virages sur une longueur totale de 4,265 km. Cet événement attire les coureurs, de partout à travers le Canada et les États-Unis, qui se disputent une place sur le podium dans leurs championnats respectifs. Les courses incluent la Formule 1600, la Touring et GT, la Écho Pirelli et les classes Vintages.

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Michel, un proche de la famille, pour qui la course automobile est une passion et non une carrière pilote ce jour-là, sa « Viper Competition Coupe », Moteur V10 de 520 ch. pour 3,000 livres sans carburant, 3,250 à la pompe. Au démarrage, l’Américaine grimpe à 100km/hr. en 3.4 sec.et atteint 250 km/h en vitesse de pointe.

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Vous y étiez corps et âme, dans les paddocks, là où se trouvent votre pilote et son jouet extravagant. Vous y étiez pour supporter le colosse, qui allait courir contre une chevauchée de quarante autres poulains. Rien à voir avec la F1 sur le circuit Monaco. Mais tout à voir en fait de sensations fortes au milieu d’un décor automnal féérique.

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Le coureur met la main à la roue

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Claude et Éric font une dernière vérification

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Le coeur du bolide

Entre les qualifications et la course, une fois de plus vous y étiez, admirant l’équipe Michel, Claude et Éric en train de « paterner », dorloter, caresser avec calme et adresse le fauve au repos.

 

Quand la course démarre dans un rugissement de bêtes affamées, gare à vos tympans. Qu’à cela ne tienne, vous vous apprivoisez à ce « vacarme d’enfer ». Vous en venez à le tolérer, à mesurer son intensité, à l’accepter comme par enchantement.

 

« Je ne suis pas un coureur, je suis un mécanicien, mais j’aime courir ». avoue Michel. Mis à part la passion et l’endurance, l’émotion de la mise à feu passé, il reste que ce sport réclame au coureur; des nerfs d’acier, une maîtrise et un sang-froid hors du commun des mortels.

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Michel est arrivé troisième, Classe GT.

en compagnie de son fan club: Iseult, Fiona et William

 

 

 

 

 

LETTRE DE MONIKA À SA GRAND MAMAN

 

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Sinead, la soeurette et Monika se préparent pour aller au bal des finissantes, entourées de Claude et Cindy les parents québécois.

 

La rentrée scolaire 2008 marquait l’arrivée de notre adorable nouvelle petite-fille Monika  Mozes, débarquée tout droit de Budapest , (Hongrie). Durant son séjour, elle allait être, d’abord,  prise en charge par l’organisme AFS interculturel Canada, une section de AFS international, organisme qui a plus de 90 ans d’existence. *

 

Monika allait donc vivre au sein de sa nouvelle famille d’accueil durant toute une année,  poursuivre ses études, et découvrir les avantages d’une immersion interculturelle.

 

Maman est-ce qu’on mange aujourd’hui?  Cette question et bien d’autres rappellent les premiers balbutiements d’une Monika qui tente de communiquer dans une langue qui lui est totalement étrangère.

 

En moins de douze mois,  le Québec, sa langue, ses traditions, et ses quatre saisons, n’ont plus de secrets pour la jeune étudiante qui a célébré, en splendeur, son dix-huitième anniversaire de naissance entourée de ses parents, grands-parents, frères et sœurs, cousins-cousines d’adoptions. Monika est une perle de plus dans l’écrin familial.

 

Je vous disais dans un blog antérieur, qu’au fil des mois, je lui posais des questions, je voulais savoir… « Grand maman je vais  faire un projet  qui consistera à te répondre par écrit. »  Elle savait que je voulais parler d’elle sur mon blog.  « je te l’enverrai et tu le corrigeras car tu sais que ce n’est pas ma langue.

 

J’ai reçu le texte de Monika un matin, à Cap Hatteras.  Je l’ai fait lire à la tribu et tous sont d’accords pour je le livre intégralement, sans  retouche, pour ne pas diluer la saveur, ternir les sentiments.  Touchantes et combien révélatrices les confidences d’une jeune femme en devenir.  

 

Une année au Québec!!

 

 Pour quelle raison une jeune décide qu’elle quitte sa famille et qu’elle vit dans un autre pays pendant une année?

Je me souviens quand j’étais petite et quelqu’un m’a demandé qu’est-ce que je veux faire quand je deviens une adulte, j’ai répondu, je vais parcourir le monde. Je veux visiter tout les pays qui existent. Mais je ne savais pas encore pourquoi je veux visiter tous ces pays. Même quand j’ai décidé de venir au Québec. J’ai cherché l’aventure, l’idée d’une année loin de mes parents toute seule, la liberté…c’est ça que les jeunes aiment. Au début on ne peux même pas imaginer qu’est-ce que cette année peut nous donner. On est une enfant en partant et on retourne a notre pays comme une adulte. C’est magique 🙂

 

On commence à vivre
notre vie dans le pays qu’on a choisi, dans mon cas, le Québec, et on essaie s’adopter. Comprendre des gens, faire les amis, essayer des nouveautés, écouter des musiques et des films étrangés.  Connaitre leur culture et leur langue, gouter des saveurs différentes, connaitre leurs traditions uniques, voir leurs paysages exceptionnels. Mais selon moi la plus importante chose est se sentir bien dans notre nouvelle famille. Une famille qui nous accueille dans leur maison, qui partage tout avec nous pendant une année, et qui nous aide nous adapter le plus facilement. Mais ce n’est pas bien si je parle seulement “en général”.

 

Ces souvenirs-ci, que je peux partager avec vous, j’ai vécu chez ma deuxième famille, chez la famille Vigeant! Oui, je sais, je suis chanceuse d’avoir deux famille. Une famille peut te donner plein d’amour, deux famille peut t’en donner deux fois plus, et la même chose dans le cas des cartes d’anniversaire! 🙂

Alors que j’ai eu une famille québécoise, ils sont devenus ma Maman, mon Papa, mes soeurs et mes frères, mes Grands Mamans, mes Grands Papas, mes cousines et mes cousins etc. Peut-être quelqu’un le trouve étrange, mais imaginez-vous….une étudiante 17 ans déménage dans un autre pays, laissant ses vrais Maman et Papa, et pendant une année elle ne peut dire a personne que “Hey Maman j’ai eu mon bulletin! 🙂 ou Vient Grand Papa, faisons du ski !” Moi, personnellement, j’en avais besoin pour vrai. C’est la façon comment je pouvais me sentir dans ma propre famille. Et je pense que mes parents, et mes grand parents québécois étaient contents d’avoir une nouvelle fille, une nouvelle petite-fille!

 

Québec…il est un symbole pour moi. Le plus vivifier, ensoleille province que j’ai jamais eu. Je me suis sentie bien parmi autant de gens qui s’aiment, et qui aiment son pays, son province. Des plus heureux gens qui sont fiers d’utiliser la phrase “je suis québécois” , ou ils sont nés.  Québec ou le différence des nationalités ne change rien ou le parler unique, l’hiver frette, l’été chaud colore les années. Des gens qui sont drôles et accueillants et assez courageux de mélanger le plus salé et le plus sucré. J’ai vraiment hâte le moment quand vous allez manger la poutine en sirop d’érable!!!!!!! haha:)

 

D’être étudiante d’échange, c’est une expérience extraordinaire. Mais comme la vie n’est jamais facile,  il sont les difficultés qu’on peut rencontrer. Plutôt au début, même si nous avons tout ce que nous pourrions espérer.  La connaissance de langue assez limitée, la recherche des nouveaux amis, l’intégration partout, et d’habituer l’absence de notre famille, nos amis dans notre pays, ce sont les choses que nous devons subir, qui peuvent être des difficultés pendant notre année. Mais si nous sommes courageux, ouvert et sociale et nous avons une bonne famille d’accueil, une bonne école, une bonne conseiller, nous passons par ces choses-ci vite et après nous avons beaucoup plus de temps pour  nous amuser. Et moi j’adorais mon année au Québec, parce que je VOULAIS me sentir bien pendant cette année si précieuse. Ca c’est l’importance. C’est nous qui contrôle notre vie, notre avenir. Croyez-vous ce sentiment vaut la peine d’être contente et fier de nous même dans notre vie qui passe si vite!

 

Merci a ma deuxième famille extraordinaire!!!!

 

Monika Mozes Vigeant xxxxxx

 

* AFS son historique.  Durant la Première et Deuxième guerre mondiale, les ambulanciers bénévoles d’American Field Service (AFS) ont porté secours aux blessés sur les champs de bataille.  En 1946, les ambulanciers ont décidé de mettre sur pied un compréhension entre les peuples.  Depuis, plus de 325,000 participants, dans plus de 50 pays ont pris part à un programme AFS.

LE REPAS DE L’AMITIÉ

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Lorsqu’un banquier oublie un moment le monde des finances pour s’adonner à la cuisine,
il en résulte un festin gastronomique concocté avec amour et digne des plus connaisseurs gourmets et ce pour la gloire des dieux et le plaisir de l’amitié.

Tout a débuté par un défi lancé à notre banquier en train de déguster une crêpe au sirop d’érable, à l’occasion de notre traditionnel repas à la cabane à sucre. Le vin et l’atmosphère aidant, André accepte de nous cuisiner un foie gras poêlé comme il sait divinement l’apprêter. Pour que se concrétise l’exploit, Il me somme de réunir les trois couples complices, et de choisir l’endroit et la date où le cuisinier du dimanche exécutera ses prouesses de cordon bleu.

L’occasion fait le larron. Voici que notre refuge se métamorphose pour l’occasion en un « huit fourchettes ».

(Pour visualiser l’événement, voir l’album photos)