Je suis un renard roux, J’habite sur un golf. Quelle chance!
Je suis nourri, logé et adulé. Je me la coule douce.
Pour quelques friandises offertes par les golfeurs,
je me laisse même photographier.
Je suis le jeune frère un peu timide.
Je suis un renard roux, J’habite sur un golf. Quelle chance!
Je suis nourri, logé et adulé. Je me la coule douce.
Pour quelques friandises offertes par les golfeurs,
je me laisse même photographier.
Je suis le jeune frère un peu timide.
Vous êtes sur le parcours « Le Diable » à Tremblant. Vous voilà arrivée sur le tertre de départ d’une normale 3, distance 174 verges. Dans un élan à fendre l’air, en un coup, à votre grande joie, votre balle atteint le vert. À peine touche-t-elle le sol que deux renardeaux surgissent de nulle part, l’attrapent au vol et la fond bondir de gauche à droite. Après avoir crié de stupéfaction : « ma balle! » Vous saisissez votre appareil photo et croquez les espiègles sur le vif.
On vous dit que les renardeaux, qui naissent et grandissent dans leur terrier sur les lieux, comme leurs amies les corneilles, ont pris l’habitude de visiter les voiturettes et de s’emparer des friandises et autres gâteries au moment où les golfeurs s’en sont éloignés.
Les animaux ont le don de nous émerveiller, n’est-ce pas?
Voici le « gamin », revenu dans les parages.
Vous lui voyez le panache? Le mot est fort.
Dans quel pétrin s’est-il placé pour en perdre la moitié?
Pour célébrer son retour,
le chéri a eu droit à une grosse portion de moulée et des carottes.
Il m’a regardé droit dans les yeux
se laissant photographier sous tous les angles,
puis, s’est remis à manger tout bonnement.
Nous sommes samedi. Le temps est lourd. Le thermomètre ne quitte pas les 30 degrés. Je viens de recevoir une invitation de l’homme de ma vie. Vous ne devinerez jamais.
Monter dans l’échelle jusqu’au toit. Aller non pas voir ce qui se passe dans la cour des voisins, mais admirer notre poirier, du haut de sa grandeur. Rien de moins.
Comment refuser une pareille invitation? Surtout que l’horticulteur à temps partiel vient de passer deux bonnes heures accroupi à cueillir ses groseilles. Deux kilos vingt-cinq, que nous équeuterons en tête à tête, une à une. J’en aurais bien échangé un kilo contre les champignons d’Héraime.
Caméra en bandoulière, la Dame de la maison grimpe en pensant à Christiane qui affronta un jour, en Éthiopie, les barreaux fragiles d’une échelle de fortune. « À cœur vaillant, rien d’impossible » madame Grillon.
Pour revenir à ma visite en hauteur, l’homme est au septième ciel, moi, presque au ciel. D’un commun ravissement et d’un pied prudent, tête baissée, nous contemplons l’arbre bénit des dieux chargé de fruits. Une splendeur! Pendant que nous y sommes, pourquoi ne pas croquer un instantané de notre érable cinquantenaire, au moins deux fois plus haut que notre maison?
Pour vous mettre l’eau à la bouche, voici la récolte de groseilles que le maître des lieux transformera en une délicieuse confiture et que la dame et ses invités dégusteront accompagnée de croissants à l’heure du petit-déjeuner, l’hiver venu.
Je vous souhaite un excellent dimanche tout en fredonnant : « Où est passée la grande échelle? »
La dame de la maison vous souhaite une excellente semaine estivale.
Elle revient de sa randonnée matinale où elle a cueilli, dans la chaleur du matin, quelques bleuets sauvages en pensant à vous qui la visitez si gentiment.
Le bleuet est une (Baie bleue de l’airelle des bois ou myrtille d’Amérique).
Au tour de la cuisinière de vous présenter la recette de :
Vous avez compris. S’il n’y a pas de photo de « Grands-pères », c’est la faute aux bleuets.
1 litre de bleuets nettoyés
175 ml de sucre
175 ml de cassonade
1 ml de gingembre
1 ml de cannelle
500 ml de farine à pâtisserie
15 ml de poudre à pâte
2 ml de sel
10 ml de beurre ou de graisse végétale
175 ml de lait tiède
Faire bouillir pendant 3 minutes les bleuets avec le sucre, la cassonade, le gingembre, la cannelle et l’eau,
Tamiser la farine avec la poudre à pâte et le sel. Dans cette farine, couper le beurre ou la graisse végétale. Ajouter graduellement le lait tiède.
Laisser tomber la pâte par portion de 15 ml dans le liquide de bleuets bouillant, couvrir la casserole et laisser mijoter 10 à 12 minutes. Ne pas enlever le couvercle durant la cuisson de la pâte.
Bon appétit!
En ce matin de canicule, je fais le tour de notre chez-nous Lavallois avant que le thermomètre grimpe et indique 36, 38 ou 40.
Dans un coin de jardin, le « Jardinier de Lady » est en train de cueillir une belle platée de framboises gorgées de soleil. Le moment choisi, il les offrira à sa dame, avec fierté et amour. Pendant ce temps, le poirier chargé à bloc se gave lui aussi de soleil, promesse d’une excellente récolte.
Si j’en crois les petits piaillements, il y a des locataires dans la maison d’oiseau adossée au mur de la chambre pouponnière.
En passant, regardez-moi ces hémérocalles qui piquent un œil sur le patio.
Je sais, je sais que les glycines ne fleurissent pas au Québec, sinon par miracle. la saison est trop courte, dit-on. J’attends la bénédiction des dieux, depuis des années, sans succès. L’espérance est une vertu n’est-ce pas? Chaque printemps, je la menace de la couper si elle ne fleurit pas. Elle ne veut rien savoir de moi. Pour la rende jalouse, à l’occasion de mes visites dans des pays plus cléments, je photographie des glycines en fleurs. On verra bien si mon stratège réussit. Il faut dire qu’elle s’est donné une mission d’écran qui fait ombre au soleil, protège l’intimité et invite à la lecture, à la farniente. C’est déjà une bonne cause et une raison d’être.
Pour narguer l’arbuste, il y a la photo de la glycine chez Menie Grégoire qui fleurit allègrement sur sa terrasse.
Je l’ai prise à l’occasion de mon passage chez elle en compagnie de Janine Boissard, qui a bien voulu me dédicacer ces deux derniers romans : Loup y es-tu? Et sois un homme, papa. Éditions Fayard. Janine convoque à nouveau les rires et les larmes pour répondre à cette question d’aujourd’hui : qu’est-ce qu’être père?
Menie à son tour me fera l’honneur de dédicacer sa dernière parution : Victoire de La Rochejaquelin, « La Marquise aux pieds nus » Héroïne de la guerre de Vendée, aux Éditions de Fallois. L’auteure nous livre le portrait de cette héroïne inconnue.
Le temps passe et il ne faut pas m’en vouloir si je vous dis déjà, comme le chante si bien Patrick Bruel : « À tout à l’heure ». Je vais offrir un thé glacé à l’homme de ma vie avant qu’il tombe en ruine sous l’effet de la chaleur torride.
Je vous souhaite un bon weekend et à tous, un petit repos bien mérité.
Ma petite recherche a donné fruit.
D’après mes savants beaux-frères Lewis et François et mon Monsieur Gendre non moins savant, on appelle notre petit animal adoré un SUISSE parce que les rayures sur son dos ressemblent à celles de l’uniforme des gardes suisses au Vatican et des zouaves pontificauts au Québec.
Il fallait y penser?
Bonne fin de journée.
L’autre jour, je mentionnais la présence d’un suisse gourmand (petit écureuil terrestre, à rayures noires longitudinales, propre aux pays nordiques et qui porte le nom populaire de suisse au Canada.) Puisque le jeune tamia a accepté de se laisser photographier, le voici en chair et en os, les abajoues remplies d’arachides qu’il ira ensuite cacher dans son terrier. Son copain, le jeune écureuil roux, plus craintif, préfère se gaver dans l’auge destinée aux chevreuils.
Le terrier du suisse peut mesurer 4 m de long et comporter un garde-manger, une chambre, une salle à ordures et des latrines. Le garde-manger est spacieux. Le suisse y accumule un demi-boisseau de noix et autres aliments qu’il transporte dans ses abajoues. (ref. Faune et flore de l’Amérique du nord)
Pourquoi dit-on un suisse en parlant de ce petit animal attachant? je donne ma langue au chat.
Bon, je » retourne à mes oignons » mais pas avant de vous souhaiter une excellente soirée.
Nous sommes vendredi, lendemain de la Saint-Jean Baptiste. Il fait un temps superbe. Je suis assise devant mon ordi à l’ombre de mon parasol, entourée de ma « ménagerie » qui va et vient: une jeune maman chevreuil, deux suisses gourmands, un écureuil curieux, quelques chardonnerets et j’en passe… Vous devinez que je suis dans notre refuge à Tremblant.
Près de moi, Sinead et Tanya font la sieste après avoir nourri et apprivoisé les jeunes suisses en leur offrant des pistaches.
De la mémorable journée du Baptême, il reste autour du refuge, les ballons dégonflés, quelques bûches qui ont échappé aux flammes du feu de camp, des chaises repliées sur elles-mêmes. Une table abandonnée, les silences retrouvés.
Les participants de la bloguinade, au Terrier des « Grillons Heureux » se souviendront. Nous avons eu le plaisir de visiter, entre autres, une fabrique d’appeaux à Saint-Didier située dans la région d’Avignon. Bernard Raymond, fabricant et créateur d’appeaux est l’arrière-petit-fils de Théodore Raymond, inventeur-créateur en 1868 de la première fabrique d’appeaux au monde.
Christian m’a remis un appeau à offrir à Julien à l’occasion de son Baptême. Geste qui ouvre une belle page dans la vie de ce petit bout d’homme.
Voici la photo d’un moment inespéré. À l’issue de la célébration, en présence de l’Abbé Cyriaque et en ton nom Christian, j’ai présenté à Éric le précieux talisman.
Mission accomplie cher Grillon.
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Dimanche, le 20 juin, en l’église du village, l’Abbé Cyriaque NIYONGABO, prêtre diocésain du BURUNDI, en mission à Mont-Tremblant, baptise Julien, fils de Caroline Dufresne et de Éric Vigeant.
L’arrière-grand-mère ne trouve plus les mots tellement cette photo en vaut mille. Elle préfère vous livrer un extrait du « Prophète » de Khalil Gibran.
Et une femme qui tenait un bébé contre son sein dit : « Parle-nous des enfants ».
Alors il répondit :
Vos enfants ne sont pas vos enfants,
Ils sont les fils et les filles de la Vie qui a soif de vivre encore et encore.
Ils voient le jour à travers vous mais non pas à partir de vous,
Et bien qu’ils soient avec vous, ils ne sont pas à vous.
Vous pouvez leur donner votre amour mais pas vos pensées.
Car ils pensent par eux-mêmes.
Vous pouvez accueillir leurs corps mais non leurs âmes,
Car leurs âmes habitent la demeure de demain, que vous ne pouvez visiter, même dans vos rêves.
Vous pouvez vous évertuer à leur ressembler, mais ne tentez pas de les rendre semblables à vous.
Car la vie ne va pas en arrière ni ne s’attarde avec hier.
Vous êtes les arcs par lesquels sont projetés vos enfants comme des flèches vivantes.
L’Archer prend pour ligne de mire le chemin de l’infini, et vous tend de toute Sa puissance pour que Ses flèches s’élancent avec vélocité et à perte de vue.
Et lorsque Sa main vous ploie, que ce soit alors pour la plus grande joie ;
Car de même qu’Il aime la flèche qui fend l’air, Il aime l’arc qui ne tremble pas. »